‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 383 sur 441 · M"' JANE UENMOT, UE LA COMÉDIE- FRANÇAISE · texte numérisé non relu

M"' JANE UENMOT, UE LA COMÉDIE- FRANÇAISE

Vil lime do l'incendie du 8 mars 1900. — (Cliché Reullinger.)

Ainsi commencée dans l'attente anxieuse et dans l'incertitude de la réussite, celle année réparatrice s'étail transformée pour Paris en une année de réconfort et de rénovation. L'esprit politique s'était ressaisi. Le banquet offert par le président de la llépublique à tous les maires français, réunit, le 22 septembre, dans le jardin des Tuileries, vingt-deux mille convives et mit pendant trois jours l'aris et la province en fraternelle communion.

D'accord avec la France, l'aris put alors se ressouvenir de ses plus nobles traditions et, fidèle au malheur, il acclama, vers la fin de novembre, le présidenlKnlger Celte manifestation de généreux enthousiasme est suivie d'un acte d'apaisement politique, et le siècle, dont la dernière année s'était ouverte sur des condamnalions, se ferme sur une amnistie.

Fernand Cauiettes.

LES ÉCHOS DE PARIS

L'inauguration de l'Exposition.

hans l'avenue île La Motle-Piequet, les omnil>us, les (ramwa vs, sont obligés de s'arrêter pour

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nois ne iiuiloi.ne. — vs lamiac {Cliché Pauooiir.)

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laisser passer les li les de voitures, à l'intérieur desquelles apparaissent des uniformes, des plastrons blancs éclatants, des robes rouges de magistrats, des habits verts d'académicien», les loges des facultés. Fl quand res divers fonctionnaires mettent pied a terre, le spectacle bizarre que présente le vestibule d'entrée csi tout a l'ail pittoresque. Le tableau s'agrémente eneore He !la présence des commissaires cl des officiers étrangers, constellés de décorât ions, g», lonués d'or, les uns casqués d'argent, les autres coiffés de toques d'astrakan ou de fez écarlates.

Nous voici dans la salle des Télés. La décoration est très sobre. Mais la physionomie générale <le la salle donne une impression grandiose. Les pylônes, les balustrades des galeries sont ornés de drapeaux retenus par les cartouches aux initiales H. F. L'estrade présidentielle, adossée à la porte d'entrée, ressort sur un fond de tentures rouges, sur les-

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HMHM ni ttigt au jardin du Imeoibogr^ f'ttCH, sculpteur Ski.nm pi Gi»ûh«, ircMkrU.

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per les sénateurs, les députés, If 'iuriscil général, le Conseil nicipal, les conseillers d'État, la Légion d'honneur, les ofll- < iers généraux, el«-.. etc.

Tandis <|ue Ip.s lorgnettes promènent leur curiosité sur i"a«« semblée, lool le monde s'accorde A admirer la perspectif du grand escalier dresse a Ceti rémité de lu galerie centrale, uvec sou f échelonnement do parles do Paris, dont les cas'

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la tribune nosenl un couronnement tricolore

A . oir ce fourmillenient dé monde assis dans l'hernie »e|e. <»n « roimil assistera une séance des Ktiits généraux ! pe l»art el d'attiré, séparées par un chemin qu'on a réservé dans l'axe inérnr du hnlJ. sont disposée* •les hanqueltcs recouvertes de velours rouge, où Ions les corps île ITital ••ont répartis par ordre, un écrtteaa indiquant la place que doivent omi

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i|ues dessinent comme une rampe ëtincclatite, cependant qu'au fond du décor s'estompe dans le lointain, sur une tapisserie des (ïo- Ijelins, une vue de l'Leolc d'Athènes

Le président de la Itépuhliqu*. en lia bit noir, avani sur la poitrine le grand eordon de la Légion d'honneur, est reçu par M Millerand, ministre du cnminerce, entouré de MM. I*al* liéies. président du Sénat; l'aul ItCKchaiiel, président ■ le la Cliambre: Picard, i ••miuissaii e général de

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M Loilbcl, à sen arrivée sur l'estrade, prend place entre liprésident du Sénat et le président île la Chambre. Au ntétmi rang viennent s'asseoir letmî-

nislros. Perrière eus se place la suite du cortège officiel

Tout aussitôt l'orcheslre du Conservatoire, sons la direction <le M Taliaricl. al(»>jue les premières mesures de lu Muvtrillui»r ; puis quand les applaudissements ont cessé. M Millerand se lève cl. au milieu du

FMNCU lahMLii Vomei.rnt iiigr au carrefour de l'< >l»crvtloirr l 'ci»; t. l'iicw, trulplvur.

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silence général, prononce h ii discours longuement applaudi. M. I.oiiliei prend à son lotir lu parole. Un chaleureux accueil est fait à son diseours. après lequel il n'en est pas prononce d'autres.

L'orchestre tl les chœurs joueul et chantent V Hymne à Victor Huyo de Saint- Saéns, et la Marche héroïque de Théodore Dubois.

Le président se lève, suivi de sou nombreux cortège. Il traverse l'hémicycle par l'allée centrale, el gravit, eulrela double haie îles gardes de Paris, l'escalier conduisant an salon du

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••lnlue ériirfc Im.iIrvarJ Siiol-fierm un, teriv plein di) l'I'.cûle de médecine.

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premier étage, où ont lieu les présentations des commissaires étrangers et des présidents des bureaux des principaux groupes • le l'Exposition.

A partir de ce moment, la cérémonie, à vrai dire, était terminée.

Mais comme, pour rentrer à l'Ëlvsée par le pont Alexnndre III, il fallait bien que le cortège ofliciel passa l quelque part, le protocole lui avait tracé un itinéraire qu'il asuivi avec une scrupuleuse ponctualité.

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Suivi érigée boulevard Al ego.

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Le cortège a traversé IcChampde-Mars, et, aux accents de lu Marseillaise, défilé devant le palais de l'Électricité, devant le < ihdteuu-d'Eau miilheureusemcnl encore A sec. — le palais des fils et tissus, le palais des Lettres, Sciences et Arts, etc.

A la quatrième Marseillaise.

il passe sous la tour Eiffel ; à l.i cinquième, il traverse le pont d'Iéna. Enfin la sixième MarseUtaise commençait à retentir ipiuml il n commencé n se disloipier, au ponton de la Seine.

Ici je dois à la vérité de reconnaître «pie le service d'ordre ne s'est pas surpassé. La bousculade fut même plutôt pénible pour les dix-huit rellets de nos

munira et cavbsvov.

Moi unirnl rri^ibuulrvanl Suiet-Yi, lie'.

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Sculpteur : I un «m n.

(D'après une pbotaptaptiie \

huuls ronetiounaires Mais où serait le plaisir s'il allait sans un peu d'imprévu ?

A force de jouer des coudes, le cortège, et après lui les sénateurs, les députés, les conscillcis municipaux, ont pu trouver place sur les Bateaux parisiens, très joliment pavoisés pour la circonstance, cpii devaient les transporter sur l'esplanade des Invalides.

Et, au son de l'hymne russe, si lidemcnt nttnmié par des musi-

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