‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 61 sur 441 · Inauguration du Vivirnne, if · texte numérisé non relu

Inauguration du Vivirnne, if

Monumental el I ondnliuna.

Achèvement du nouveau théâtre de la Porte- Balnt-Martln — du nouveau théâtre de la Renaissance (sur l'emplacement du restaurant Deftieui. incendié pendant la Conmunr, 4 I angle de la rue de Bondv et du boulevard Saint-Martin)

déblaiement de l'aile du palais dea Tuileries «iluée »ur 1a rue do Hivoli.

U collège Chaptal Ml transféré de la rue lltancbe au boulevard des Batipuolle*. — Le collège Rollin est transféré de la rue Lhomond au boulevard HcN'becbouarl.

fondation de I École primaire supérieure d'Auteuil (rue d'Au'.auil) — de I Écolo primaire supérieure J.-B. 8ay (4 Ps>»y).

Établissement par la -Société des steeple cluse* d un nouvel Hippodrome a Auteull.

Fondation de la Société de Tempérance (cuitlre l abus des boisson, alcooliques).

La vie de ln me.

Concert Frascatl, rue Vivienne, 49 (bail et concertai.

Bals masqués du Chatelet (direction Chantbon)

Jettichjew, l'Homme-Cbien russe, au Wauiball.

Mil Ile-Christine, au Cirque des f.lismp'.-W; véca. — Mort de Truiot.rHomme-Caoutcbouof* Sainl- Oqm). —.Mort de Julien M irasquet. dit l'Homme à la tète de carton, qui, affublé d'une téta de carton , jouait le rôle de mannequin articulé à la devanture d'un tailleur.

Exposition gastronomique au Palais de I indu.lrie — Arrivée d une tribu de Bohémiens 4 l'aria

x-Arts.

8alon do 1873: les Dernières Cartoatkes, par A. de Neuville. — LF.le, par Puvis de Cbavannes. — Les Dana,,l>s, par Tony Kob< rl lieury. — La Tricolente, par Hébert — L Office, par Philippe Itousseau. — Les Vcndanyrt ù Rome, par Aima ladéuu — Let Petites SiaraudfHKt, par Bouguereau. — Le Malin ~ Soir, par Charlei Marchai. — Avenir de .Vice,

Pu Secret £en tant, par Charles Moulin. — Fauconnier, par Frcmiet. — Danseuse éjvsKenne. par Falguière - La Religion et la Ckaritr, p.r ll.rrias.

Ln «le littéraire.

Renan : l'Antrckritl. - André Lemoyne Poésies. — Ludovic Halévy : Monsieur et Madame CaiiHu-il. - ■ Ferdinand Fabre : l'aidé Tigraue. ' — A. Dandet : Contes du tundt. — Mémoires ér Peut île fret. — Œuvres de Râtelais, illustrées par Gustave Doré. — Uiclioiiikiire de laroot parisien, par Lorèdan Larchey.

Tlientre (Débuts et Premières).

(INMML]

lii;b*\d ta" ssi-lls.

Aliéoiste. : IS30-1KM1.)

< aspsaux.

lNiT-1875';

s. -26 juin Le César Girodol, comédie en 5 actes, par A. (■scctsj. - » juillet. Cftt? J'Arccat, comédie, I acte en vers, par Paul Ferricr (snccèi).

Opéra. - 10 janvier La Coupe du roi dt Tkule, opéra en 3 acte*, paroles d'F. Blau et L. Gallet, musique d'I.titféne Diai.

Opéra-Comique. — Si mai. Le Rvt Va dil, opéracomique eu :ï actes, paroles de lioudinel, musique de Léo Itolibc-. (chute). — 29 oclobr*. Les Trois Soukails, opéra-comique en I acte, paroles d'Adenis, musique de Puise.

Odéon. - 6 janvier. Les KryiiNiei. drame astiqua en - parties, par l.econte de Usle, musique d* Massent) (chute i. — Il avril. .Mai ie-Magdeleine, drame sacré, musique de Massenet. — 13 octobre. Début d'Hélène Petit dans le roli de Cendrillon, dans la pièce du même nom, par Théodore Barrière.

Vaudeville. — 1> novembre /.'Oncle Sam, comédi* en 4 actes, par Victorien Sardou.

Gymnase. — lu janvier La Femme de Claude, pièce < n 3 actes, par A. Damas Ois (chuta). — 1C novembre. .Mciuirur Alphonse, pièce en ï actes, par A. Dumas fils (succès;.

Varlétéa — 25 août. Telo chez Tata, comédie va 1 acte, par Meilliac et Haiévy.

Folles-Dramatiques. — 21 février. 1m Fille de Madame Angot, opéra-comique en 3 actes, paroles de Clairvillc, Siraudin el Koning, musique de Lecocq (immense succès).

Palais-Royal. — 9 avril. Le Roi Candaule, comédie en I acte, par Meilbac et Halévy. -- 20 juin. Début de Montbara, dan* les Esprits des flatignolles, I acte de Clairvillc et Buiuach.

Renaissance - Il juillet. Tkrrése Raaui*. drame en 3 actes, par F.mile Zola (chute).

Oaité - OHonbach remplace Boulai comme directeur - 2 septembre. Le Gascon, drame en U tabl.aus, par Théodore Barrière et Poupart-Davjl.

iaiL UAi'imi

Peintre. (ItoMML)

devient directeur

Lest morte de l'nnnée.

L'ingénieur J.-B -A. Lebaa I" janvier). - L'économiste Charles Dupln 120 janvier). — La poétrase Lesguillon |12 janvier*. — Le général de Sègur (23 février) — 8lanlslaa Julllen, adminlstralrur du Collège de France (février). — L'historien Amedèo Thierry (26 mars;. - Le jurisconsulte Ortolan (27 mars). — A. Jal, ancien archiviste de la marine (C avril) — Le critique littéraire Saint-Marc Girardin (il avrill. — L'acte nr La (ont (il avril). — l.r poêle Albert Olatigny 17 avril) — L'armurier Devlsmes (24 avril) — L'amiral Rlgault de Oenoullly (4 mail. — Le poète Lebrun '25 mai).

— Vitct, critique d'art (5 juin) — Le libraire Jacques Techener (10 juin). — Odilon Barrot, ancien miniatre .6 août). — Le peintre Cèlesttn Nanteuil (2 septembre), — Le docteur Nélaton (septembre) — Le romancier Éititle Oaboriau (r>-tubre). — Le romaucier Ernest Feydeau (29 octobre). — François Victor Hugo (26 décembre).

- Ladeur Beauvallst (décembre).

LA POPULATION 1>E l> A H I S HKI'OSAXT DES G 0 I II (l X N E S A V PIEb l)E LA NOUVELLE STATUE DR J F. A N N E D*AHC, PLACE DBS PYHAXIDES, (l)c»*ioé d'âpre-* nature, par Mirvni>i. — Muftée Carnm hIcI.)

MICHELET, I'ÈCLbÉ LE 0 FEVRIER 1871.

D'aprè* îinr pbolngriphii* de Hun !■>■:» n (CoH. du Monde ilUttré.,

année 187 i est d'une importance exceptionnelle dans l'histoire de Paris.

Politique, elle montre, d'une part, l'élaboration des lois constitutionnelles de 1875; — économique, elle va, d'autre part, faire surgir des ruines de la guerre de IS70 un autre Paris, avant une physionomie toute distincte de celle qu'elle offrait quatre ans auparavant. L'élégance de la ville renaît en même temps que son commerce. A ce dernier le septennat du maréchal de Mnc-Mahon ouvre de nouveaux horizons. Au Paris «lu l'Empire succède le Paris de la République, un Paris nouveau, aimahle, accueillant, embelli, qui bientôt deviendra le plus recherché, le plus cultivé, le plus aimé des centres du cosmopolitisme.

Les discussions politiques qui ont lieu à l'Assemblée législative, réunie à Versailles, sous la présidence de M. Buffet, ne sont-elles pas d'ailleurs elles-mêmes une des manifestations très claires de celle vie intense que

vit lout le pays donl Paris reste le cœur. Car Versailles, le Versailles de l'Assemblée, n'est, en définitive, qu'une salle de séances législatives où vibre avant tout l'Aine de Paris en dépit de la majorité issue des idées de province. Le> événements qui y passionnent les députés ne sont que les échos de ce qui émeut, préoccupe ou intéresse les Parisiens : l'évasion de Bazaine et celle de Rochefort. la loi sur les maires, le manifeste du comte de Chambord, les démonstrations républicaines de Gambella. la loi sur l'électorat de vingt et un ans, — et dans l'intervalle le départ des notabilités bonapartistes pour Cln'slehurst. où les derniers fidèles vont inv< prince impérial, n tenant majeur. <U droits qu'ils lui ilonnenlà lacouronne de Napoléon 111. i sans pré- à voir que lui M aussi ne sera qu'un Fils de I ' Il omme .

Kn même temps, Paris se réveille de sa torpeur d'autrefois. Il sort de cet en gourdissement qui est le résultat des guerres 'malheureuses et intestines. Il roi< que se font de- rues, voici que s'élèvent des monuments et des sla' tues. Au mois d'avril, on dégage Notre-Dame, puis I llntcl-Dieu esl aménagé, l'école Turgol

est ouverte. l'Hôtel Carnavalet installé. Le Jardin des Plantes s'enrichit d'un palais de reptiles. Knlin c'est l'Opéra, l'œuvre magnifique et gracieuse de Charles Carnier, théâtre où vont s'exécuter de grands chefsd'œuvre et où déjà resplendissent les fresques de Paul Raudry. La construction du boulevard Saint-Cermain se poursuit au delA de la rue Saint-Dominique; on perce le boulevard Ilenri-lV (la majorité radicale du Conseil municipal propose môme de tracer une rue dans les Tuileries).

Avec les voies de communication plus fréquentes, les moyens de transport deviennent

««VAILLE COmMMOlUTtri Fh AI'l'ÉE A lWamon

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l'K LA HErONMIUCTIo* BU CALAI* »K JUSTItK. l>r«VN|w de I.*>.ii*m». - (Muvce du l.mfmlKwry.l

aussi plus aisés. De nouveaux véhicules contribuent a la commodité de la circulation. Le premier tramway à impériale apparaît (celui de Neuill v à Suresnes). Sans relâche, le préfet travaille à faire de Paris une cité pratique et décorative. Il réprime avec sagesse les excès des « vélocipédomanes >, crée de nouveaux cimetières entra muros, décrète que les corps non reconnus à la' Morgue seront photographiés, commence enfin cette réglementation minutieuse qui formera la discipline de l'avenir.

La littérature affirme en cette année son éclat. Paris est, ce qu'il fut toujours et par excellence, le r de la République 8 lettres. L'Académie reçoit comme successeurs à Lamartine et à Saint Marc- Ci i r a r d i n Emile CHIivieretMézières. A vrai dire, comme une tempête sous un crâne, il se déchaîne sur la coupole, parf mi les immortels, un véritable urage. Le discours de réception que doit prononcer l'ancien ministre de 1870 est discuté avec violence L'opposition républicaine le trouve trop favorable à l'Empire et l'ajournement du récipiendaire est décidé sine die. Le suicide de Reulé, qui déserte la vie, par dépit selon les uns, par rancune selon les autres, fait diversion à l'incident < Mlivier et lournit à l'Institut un autre sujet de commentaires. Reulé est un cerveau dont l'activité s'arrête brusquement comme une aiguille de pendule. Mais d'autres cerveaux pensent et travaillent : Taine. Maxime Du Camp, Renan, les frères de Concourt... Flaubert fait paraître un ouvrage très étudié et assez froidement accueilli : la Tentation de suint Antoine. Rarhey d'Aurevilly puhlie ses Diaboliques^ que l'on saisit, comme naguère les Fleurs du mal. Une importante société historique se fonde : la Société de l'Histoire de

Paris H de PI le-de- France. Le Salon, qui s'ouvre au mois de mai, esl particulièrement brillant. Parmi les artistes les plus remarqués on nomme : Donnât, llumhert. Henner. J.-P. Laurens. Gustave Doré. A. de Neuville, l'uvis de Chavannes, Manet, llarpignies. Le iitwfa rictis du statuaire Afej'Cté obtient un beau succès de patriotisme. Les grands prix de Rome sont décernés â Besnard (peinture) et Injalbert (sculpture. Au théâtre, on applaudit les conférences de Francisque Sarcey, les pièces de Sardou (les Merveilleuses, la Haine), de Meilhac et HaJévj i/a Veuve, la Petitt Marquis?, Les comédies d'Offenbaoli obtiennent plein succès, A la Comédie française, on répète le Chartemague M. Henri d Hornier. A IN »

péra -liomique. Mistral et liounod introduisent dans ' Mireille I a beauté et ia grâce proven raies sur la scène française.

Fttoutesces pièces, avec les fêles grandioses qui se donnent à Paris (Champs-KI v sées, Mabille, les courses), v attirent des visiteurs princiers comme le roi Louis II de Bavière, Milan de Serbie, etc. On applaudit Sophie Croizette, Sarah Bernhardt, la Palli, et on prend plaisir comme Henan à voir et à entendre Mlle Tbéo. de même qu'on s'est il fi 1 î ii • • de la mort d'Aimée Desclée.

Toutes ces joies des yeux et de l'esprit ne sauraient pourtant retarder la marche de la science. L'est en 187-1 que, par une induction géniale, Leverrier dénonce la présence d'une nouvelle planète.

1874 marie cependant les deuils aux fêtes, les regrets aux espérances, de grands écrivains disparaissent : Michelet, - le créateur de la légende révolutionnaire; >• Guizot, < l'historien de l'Angleterre; > Jules Janin, • le prince des critiques. • N'oublions pus le frère Philippe, ligure

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