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sympathique aux Parisiens, qui ne perdront point le souvenir de cet homme de paix et de bonté dont la guerre de 1870 fit un héros.
Dans sa réunion du 4 novembre 1874, le Conseil général de la Seine émettait le vœu que désormais le département fût soustrait à l'étal de siège. Paris n'a pas eu besoin de ■ elle proposition. De lui même, dès le cornmencement de l'année, il l'a réalisée. Il fait mieux. Il ne se contente pas de jouir de la sécurité matérielle ; il s'est assuré largement tous les avantages qu'implique la tranquillité. Lu construction de nouveaux forts qui environnent la ville dissipe les appréhensions des timorés.
La reprise animée des ilTaires stimule les hé sitations. Paris dispose d'un budget municipal de 150 millions.
L'industrieel le commerce font pour plus de 20 milliards de francs d'opérations. Le ciel parisien de 1874 est un des plus calmes qu'ait connus le siècle Les souvenirs de l'année tcrriblene sont pas effacés mais lacon- Hance règne et les regards se fixent avec assurance sur l'avenir.
A voir Paris s'embellir, s'enrichir, on devine que la France elle-même va suivre l'exemple de la glorieuse capitale et se ressaisir, Lu même temps que Paris devient la ville la plus élégante et la plus pratique du monde, la France reprend aussi son rang prépondérant parmi les premières nations de l'Furope. Ft c'est Paris qui lui a montré l'exemple! Sans doute il reste encore beaucoup à entreprendre, mais les mandataires des électeurs parisiensquionlcharge de la ville ne s'effraient pointde la lâche. Ils veulentque Parisrcprenne sa physionomie riante d'autrefois. M. Alphand y veille : il publie cette année son Fleuriste de la ville de Paris, et M. Alphand est un arrièrepelit-neveu de Lenotre.
Fdouard Champion.
PARIS DE 1800 A ll'iio
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LES ÉCHOS DE PARIS
Millie-Christine
Le rossignol a oeux tktk.s — On donne ce nota gracieux A un phénomène vivant des plus remarquables. C'est une femme a deux lèles, quatre bras et quatre jambes, qui se trouve actuellement au cirque des Champs-KIvsées. Miss Millic et miss Christine, car chacun des bustes a son nom, ne sont pas réunies l'une à l'autre comme les frères siamois par une membrane indépendante Les deux sœurs n'ont qu'une seule épine dorsale qui se bifurque au-dessus des reins Par le haut du corps elles sont complètement distinc tes l une de l'autre: chacune des tètes a son intelligence, sa volonté, sa sensibilité qui lui est propre Ce qui est plus curieux, elles ont deux voix différentes. Millie étant un soprano, et Christine un mez20 A partir des reins, le bas du corps ne constitue plus qu'une seule personne, avant une seule épine dorsale, un seul tube digestif, mais quatre jambes. Cette dunlité singulière donne lieu à des phénomènes scientifiques curieux Le pouli de Millic, au poignet, est de deux à quatre pulsations plus fréquent que celui de Christine : mais cette différence disparaît en examinant le pouls au pied. Si l'on touche un des bras de Millie, Christine ne le sent pas: mais si l'on louche n'importe lequel des quatre pieds, les deux tètes perçoivent les sensations du loucher
Ce phénomène extraordinaire n'a rien de dé-