‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 65 sur 441 · I.»» riiiii »trm<» t.i f»ui · texte numérisé non relu

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cielle. Nous admirions comment, sans se heurter, peuvent circuler à des vitesses inégales tant de voitures ; six de front quelquefois occupaient le boulevard dans sa largeur. La fantaisie me vint de faire un peu de statistique, et. deux jours de suite, je comptai les véhicules qui passaient devant moi pendant cinq minutes, montre en main J'en trouvai un soir 51,

le lendemain 72, et encore il était trop tard et trop t.H pour que la circulation fût A sa plus grande puissance

Nous regardions les habitués d'omnibus descendre lestement de la voiture en marche, le pied droit en avant, ou l'atteindre en courant et grimper sur l'impériale avec la dextérité que donne l'expérience.

De temps en temps, nous assistions au désappointement d'une personne qui, l'estomac vide, guettait le véhicule à six sous qui devait la ramener chez elle et eu voyait passer deux , trois, quatre portant à l'arriére le mol Tatal : Complet ! Ou bien encore, nous suivions les manœuvres habiles auxquelles se livrait un provincial pour traverser la chaussée encombrée ; encore un talent, celui-là. une stratégie savante qui a bien sa valeur : plut au ciel que certains avocats n'en eussent jamais fait d'autre '

A COlé de notre banc s'allongeait une station de voilures: nous voyions les fiacres venir un ii un se ranger à

la file, et quand le nombre voulu était atteint, nous entendions les démêles des cochers avec les gardiens de la paix, les mis loUVOJ mit avec adreste pour attendre qu'une place de\mt li bre.lesautres renvoyant impitoyablement les retardataires.

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LA COKVALBSCBNC8 l»i: C.RKssKT. P A II KM. DESTOVCHKS. (Jravé d'après l'original - (Bibliothèque lii h torique de In ville de Paris.)

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Derrière nous, sur le trottoir, circulait une foule affairée, suivant la ligne des boulevards ou

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débouchant des rues Vivicnne, .Montmartre, îles passages Jouffrov et des Panoramas Devant les cafés, îles dîneurs rassasiés savouraient leur demitasse; d'autres, plus al tardés, s'ouvraient l'appétit en buvant l'absinthe. A deux pas. le théiHre des Variétés avait déplové ses barrières, et il y arrivait des roupies plus ou moins authentiques, des ménages parisiens plus ou moins légalisés. Plus loin, les jours de représentation, la façade de l'Opéra élinrelait de mille feux Dans les kiosques .le marchands de journaux s'offraient I la vente les feuillet du soir, moins recherchées par res temps de chômage politique.

J. IIasciikt.

(Huit jour» à Paris.)

Un portrait de Gambetta.

C1 vviiiETTA s'élance à la tribune, tout bouillant «- d'indignation, la voix tremblante de colère ; il s'empare de la foule lasse, irrilée par la lutte, énervée par quatre heures de séance, toutes pleines d'orages et de surprises. Il la domine, il la tient : c'est l'orateur dans toute la force du mot.

Car. à coté des grands talents, ses égaux, qu'on peut lui prérérer selon la tournure ou les habitudes de son esprit, si l'on prend l'éloquence dans son type propre et traditionnel, si on la place

gare [•'oui kan v — (Coll. G. Hartmann.) I« chemin de fer d'Orléans date de IxiO. Son exploitation flOMtmeni n par la li.-ue de Paris A Corbeil. Le« bâtiments in f ii ■ l« sur I* Seine. A cùt«r- du pont d'Amtrrlitj, fnr. nl ennslruit» par une «ociOlé coopérative d'ouvrier* nierons, peu de temps après ITapotillon itniv. recll. de 1*47.

dans le retentissement éclutant de la pensée, dans les inspirations soudaines du moment, dans cette décision impérieuse qui donne au dise-ours la valeur et la Corée de l'action, dans la passion vivante et tout en dehnrs qui se livre à la foule pour lui communiquer sn contagion, dans le galop de lu parole dirigé par In main habile d'un politique, asservi à une sorte de calcul impétueux qui élonne et qui démonte, dans ce grand mouvement, par lequel les exposés des doctrines, les argumentations, les lactiques de tribune, amenés, soulevés, entraînés dans un large courant, enveloppant et emportant la foule sous leur fougueuse impulsion, si c'est là l'éloquence dans son sens propre, dans son Ivpe le plus caractéristique. M (îambetla est. à l'heure aeluelle, l'orateur par excellence ; il l'est de nature, de tempérament, presque malgré lui : il l'est encore la plume à la main:

il est né pour piétiner de son talon n rveux le piédestal de la Iribi e.

Il faiil le voir avec son masque m i.ssif, son cou de tuureau, aux jjros traits frappants, modelés sommairement, uvee lu voix profonde, vibrante, ussourdieou grandement fatiguée, il faut le voir, d'abord déroulant avec lenteur ses amples périodes, puis a an i mari l par degrés, sejetaul

en pleine mêlée, «"agitant dans toute la largeur de la tribune, secouant sa tète ardente, se pliant sur la foule, se redressant orgueilleusement avec un geste impérieux, croisant les bras d'un air de défi, faisant éclater la sonorité de sa voix méridionale, avec des déchaînements de coups de foudre; passionné, brusque, en désordre, écbangennt avec les colères et les passions soulevées autour de lui un feu roulant «le ripostes, sans cesser une minute de manier à son gré sa fougue, sa colère et son entraiuement (I ).

Camille Pelletan.

(If Orateur, il possède toutes lus puissances, habile A l'adresser tour a tuor A le raison rl A I* pistion : tour A tour familier rl Ténément, emporté e t railleur, pl. in d'argument* saisissants et de traits auperl» », pressent et dominateur, le plus ardent cile plus lo gique. toujours éclatant <!. Terre et d enthousiasme : eueiin genre d éloquence n. lui él»i» étranger.

(Joseph l:. •>•. n ,

U.NE MilHKK A L Ob*t:Rt AToIRE.

foessut de Mibam'A. — {llibliothéque de rObeerVAloire.)

4. - Coiwcj donné |or M Danbé, 4 la tulle Ikri (rur de b Victoire. 49).

10. — Me»se à I église Saial-Augusliu pour 1 anniversaire de la mort de Napoléon III. A I» •ortie de l'église, quelques «rit de : Vire I Emper. ur '

11. Dîner ollert par mille Christine, le* salons du orin J-llotel, aui principaux Ma>

i de U praisc.

19 — L'Opéra joue pour U première fois dans U mil* Ventadour.

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