‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 71 sur 441 · I-a construction des nouveaux forts est coramenciie · texte numérisé non relu

I-a construction des nouveaux forts est coramenciie

Achèvement de l'aqueduc de la Vanne.

Imposition au Palais de l'Industrie des projets des architectes pour la construction de 1' du Sacré-Coeur II» pria : AbadieJ.

Fondation de nouveaux quea.

Décret réorganisant le (15 mars,.

Création du service photographique judi-

ur.

(1817-18'Jl.)

Création de 1 école Saint-Ignace (rue de Madrid) - de ( école Alsacienne (rue Taris).

Fondation de la Société de l'histoire do Paris (août) - du Club Alpin français (i avril,.

Budget de Paris

Budget municipal : 150 millions. — Chiffre annuel des affaires a Paris : îo milliards environ.

I h vie de la rue»

•Nouveau théâtre des Délassements - Comiques idirci lion lorgetl, faubourg Saint-Martin . : — Théâtre dos Familles, cité du Keliro, faubourg Saint Honoré. - • Le café-concert Tivoli est transformé en théâtre (direction Piltou).

Trlanon d'hiver, dans 1 ancienne salle du Casino Cadet (direction Markovski).

Ouverture du cirque Fernando, i l'angle de la rue des Martyr» et du bouletard Rochechouarl. Le géant américain Miles Darden. - Georl'homme tatoué de Blrma.

aux Folies-

Exposition des fleurs au Palais de I Industrie.

8alon de 1874 : Ctruf, par Honnat. - CeauW sur «ne voie ferrer, par A. de Neuville. — Charge de Cuirassiers, par Détaille — LEmintnce grise, par tiérôme. — Jiatyre jouant arec use taccAasIe, par Gervex. - Gauloise au réveil, par l.ummais. — it«dturt de nuit, par Munkaeey. - -Sortie de oal. par

isimivtiss ne I.MI- Ingénieur. (180.,- 189

«USÉ* IISI.II».

CXl'OtX.

Artiste lyriquo (Né m 1839.)

Messager d amour, par Delaplancbe - Coin, par Caillé. — Gloria Victis. par Mercié.

Fondation des concerts Colonne.

La vie llltéralre.

Mérimée : Lettres d une inconnue, la Tentation de Sainl-Anloinr — Vlotor : Quatrt-ri»gt-trei:t. — Met Fil*. — Ti Oautler : Histoire du linnanlitme. — d'Aurevilly: Ut Diaholioues. — Cbarl__ lin : Contes du roi Cambrinus. — Jules Claretie : histoire de ta H' rotation de /*7«-/*7/. Coppée le Cahier ro.iye. — Alphonse Daudet: E.omont ,,U»e et Risler ainê. - Émlle Zola : La OmptM de l'Inssans.

I ondalion du Bulletin de la Société de l'histoire de Paris.

Théâtre (Débuts et Phemiéiies).

Théâtre Français. - ïj mars. Sphinx, comédie en i actes, par Octave Feuillet

Opéra - 19 janvier Inauguration de la salle Ventadour. - 17 juillet LEtrla,e, opéra en 5 actes, musique de Membrée.

Opéra Comique. - 19 janvier Du Locle dei ) vient s iil directeur. — ïi mars Le C'risier, opéracom que en I acte, proies de Jules Prëvel, musique de Dupralo (chute)

Opéra populaire (Chatelel). — 15 novembre. /.• J Varias, drame lyrique en 3 actes, paroles d'Ilippolyte LuesSi musique de Membrée.

Odéon. — |i mars. La Jeunesse de Louis .171", pièce en S acte*, par Mexandre Dumas père

Vaudeville. — II mars. Le Candidat, comédie en 4 actes, par Flaubert (chute! ~ 19 novembre. Le Ckmim Ji- Damai, comédie en 3 actes, par Théodore Barrière

Variétés. — li novembre. Les /Véi-Samf-firrtais, opérette en I acte, paroles de Sarduu et Philippe Aille, musique de Lecocq.

Théâtre Lyrique dramatique. — 7 novembre. La J.uwtse du roi Henri, drame en 5 actes, par Poli -on du Terrail.

Renaissance. — Il novembre. Giroflé-Girofia, iqtéra boufle en 3 actes, parole* ds Vanloo et Lelerrier, musique de Lecocq (succès).

Oatté. — 3 décembre. /..| Haine, drame en 5 acles. par Victorien .Sardou — ;t| décembre. Début de Théo dan» le r.Me de Cupidon d'Orphée aux Enfers Bouffes-Parisiens. — 31 octobre Madame VArchtduc, opérette en 3 acles, paroles d'Albert Millaud, musique d'OHenbach («uccéai.

Porte Saint-Martin. — ïo janvier, tes lieux i Orphelines, demie, en 5 acles, par Donner? vt Cormon (irrand succès». - 7 novembre Tour du Monde en qualte-ringttyurs, pièce en I actes et 10 tableau». par Jules Verne et I). nnery (grand succès). Palais-Royal. - ï avril /.- Homard, comédie es acte, par Geodtnel. Début d'Allée Kegnault. - 12 octobre. /..• Panache, comédie eu 3 actes, par Aondiuet Début de Marie Magnicr — ïi novembre. La Houle, comédie on * actes, par Meilhae et llalévy (succès).

Théâtre- Cl un y. — 3 novembre. Les Héritiers Uahourdin, comédie en 3 actes, par I mile Zola.

Les inorta de l'année.

tin:» o<»vir.

Artiste i*iutr«.

(Nées 1833.)

Brauslst, dit Frère Philip; e. wperb ur général de l'Institut des Frères de la doctrine chrétienne i7 janvier) — L'architecte Bal tard (13 janvier) — Phlllpon. directeor du Journal amusant ijenvler). — Lecteur Berton (janvier» — Polo, directeur de I Eclipse <U févrien — Le contre amiral Bruat (ÎO février). — Aimée Des clée, du i.ymnaae imin) — Le prestidigitateur Robin (mars) - L'aérien niini.tr.- Boulé (* avril) l e p. iotre Gleyre (3 mai) - Le sculpteur Henri de Trlquetl (Il mai). - Jules Janln (19 juin) - Pierrot Deseilligny. sa des ministre des travaux publics (octobre). — L'économiste Husson (1 décembre). — Ledru-Rollln, ancien membre de gouvernement provisoire Ml décembre). - L'historiée Crétlneau-Joly (décembre).

1-KoJKT DE DÉCORATION POUR I.F. GO IttOXN SU EXT DE L'aHCIiK THIOMIMIKDK I.KToll.F

for PtUVltU. — (Collection de / tr/.)

idoar ooi.nkt Décédé le 27 mars 1873.

D'aprri la photographia de M HamMtrï. - Ribliolli, Nalmauk')

Ly année débute mal. Ce verglas du I" janvier qui fait glisser tout Paris sur la glace et dont les victimes se comptent par centaines rst évidemment un fâcheux pronostic. Aussi les prophètes de malheur annoncent-ils à brève échéance les calamités politiques. D'ailleurs, les prédictions d'événements graves sont faciles : il court des bruits de guerre avec l'Allemagne et personne ne sait ce qu'il en adviendra. Il y a aussi des points noirs qui grossissent à l'horizon du côté de l'Italie. Enfln le ministère de Cissey e9t vivement attaqué; — quoiqu'il soit issu d'une coalition entre les partis monarchiques, l'extrême droite pousse à sa chute. Elle lui en veut amèrement d'avoir reconnu Alphonse XII en Espagne au lieu de soutenir ouvertement les carlistes, et de garder la neutralité entre Victor-Emmanuel II et Pie IX au lieu de tenter au profit du pape une nouvelle entrée de nos troupes à Home. Le cabinet, incapable de trouver un appui suffisant dans ces conditions, quitte la partie après le rejet du septennat unipersonnel. Cependantle ventavonnat, renvoyant le régime définitif a 1880 après l'expiration des pouvoirs du ma-

VI R r. KVKRAj.K IH S'il V F. L OPERA

fRiMfotfcft<|iM ïl»tfoiï*l<i.j

r^h^l. n*! M|l(<cfwi1 p»* nonn<> . il «rt hor* de donl* r|n il faut sortir de I in'i-rtitu'le on vit I* p»\* d#!ptiH i« i wfcUsmbrt 1x70 f,a n>:' '"<- «ib* • irnp'iv de «avoir «"'imment * ori*nt*ront leud'tiiriéii de la r'rarif Oneria.«ormri* Imifo, n**-7. de re* dio-.u '«nui* ronfu-e* et <\n r/ i *rcne* viol'-nle< auxqiiHk» on m livf* m In Chambre. I,« romrner'e «oiiffre de Ion* (W* riiftfUMfl ou I on m-tw la Ump^Ue *arn rien ffa oller d MM un i iM l.'nrvfil \mi \ vu h ut r'jnprunl' munn ipuux Ce lui dit moi* de.

janvier, r.on vil quaran* '. <>• u% fui« ni demie. I h il'lil'.ll I k' I! e«t

InntjiM <|i»'«

l'un vote mie

I iorifdttu I ion, i|n'' l'on nil un iirN|>'<nu rifill*»nnl, quelle qu'en «ml lu runleui I <n Ntiliilhm lonli lui» imir m *•»'■»• à tdil nu . « in I <i|>|nmil mu II' 'publique i>h| I

lui m' mi d m i|i|niiiK vnnlji'lrr leur miiii .'lur il |i. ni mirtir

lllMi bloil I • In lion du i 1 1<

il»' l'ail», de Hj'MH V. quu

r.f.\W. d'un pr»std«*Qt.Oa attend on*? main habite autant que prudente pour dénouer délicatement ce noeud sordi^o. I n prof-'-seur de .Sorbonne. dotibb d'un honiuie d Eut instroif a l'école dn Goûtott se charge il»* l opération et. v parvient par un inzénieux artifice, hor l'>'chi«|uier politique, faute d'un point, les droites perdent leur roi Ce sauvetage vaut à M. Wallon un nom i|ui restera célèbre :

il est « le père de la Constitution >. Cela mériterait une médaille dor. On ne la lui déco rneia que trois ans plus tard, pour avoir repêché un nagourqui se noyait à la mer. Le ministère Buffet, constitué après deux mois d'intérim, fuît monter lu sauveteur de la H- publique dans sa barque, et celle-ci glisse enlre les écueils. Elle ne i brera <| n'en 1 8T#î.

1/altention de Paris est occupée toul entière en ces trois premiers mois par In comédie .1,1 -ru* .h. u»< mu.,.rr' i politique: mais il s'en désin-

VI mu i< NUrrtiti » 1. m i »»l"N M; l.'lNAl ttl A s l l"N ni1 N'H'M-.i. ni'iatA KH INTj.

IXAtMBMItiOJi M ToHUKxr l»K >uéi>i:mc mhliiI At< ii.Bi:-i. vciiai-i:, Ut 20 rnvmiR 1 875.

D«'»»in d« M. Vtuud — (MwA CamanM )

téresse aussitôt d'autres faits l'attirent. D'ailleurs les séances législatives perdent de leur attrait. Les députés et sénateurs sirgent encore à Versailles; la Constitution le veut ainsi, l'alicnce ! Les délégués de la nation subiront bientôt l'attraction du boulevard des Italiens, cet irrésistible aimant.

Le \" avril, l'aria ne prête déjà plus l'oreille à ce qui se dit dans le Conseil des ministres. C'est affaire à M. Buffet et à ses collègues de se tirer les épines du pied. Paris ne parle «pic de M. de Molènes, l'ambassadeur du roi \lphon>c Ml, qui envoie au maréchal président la Toison d'or. C'est un don de joyeux avènement. Le nouveau roi qui monte sur le trône de Charles-ijuint oublie que les carlistes ont trouvé sous l'ufil bienveillant du gouvernement français des facilités d'organisation dans le Houssillon. Et Paris bon enfant sait gré au jeune prince de cette marque d'amitié pour IaKrance. Paris applaudit Alphonse XII. Il est vrai que dans quelques années il le sifflera et l'accablera de huées. Mais que serait Paris s'il n était inconstant?

Ouinze jours après cette joie, une tristesse poignante élreinl l ame parisienne. La douloureuse catastrophe du Zénith émeut profondément tous les coeurs. Crocé-Spinelli, Sivel. ces deux martyrs de la science sont l'objet d'unanimes regrets.

Hélas! ce deuil n'est pus le seul que Paris doive porter cette année. D'illustres personnalités qui toutes furent populaires disparais-

sent; l'archevêque de Paris, Mgr tiuibcrt; les grands sculpteurs Darye et Carpeaux, le grand compositeur Bizet, le grand historien Uuinet, lesgrands peintres Millet etCorot, l'inoubliable Virginie Déjazet et l'inimitable Mélingue.

Les solennités et les manifestations promènent les curieux aux quatre coins de la ville. Le l.'ijuin, une foule recueillie assiste à la pose de la première pierre de l'église du Sacré-Cœur. Le 29 août, une autre foule, non moins considérable, mais moins pieuse, court aux Tuileries, où six mille exécutants donnent un concert au profit des inondés du Midi, et Paris généreux, toujours compatissant autant que gai, apporte avec empressement son obole à l'œuvre charitable.

Le 11» septembre, on suit les péripéties des courses internationales de vélocipèdes, comme au mois de mai on s'est pressé au Salon, où l'on a remarqué les tableaux de Bonnat, Jules Breton, Benjamin Constant, Cuslave Doré, François, Lîlaize, llenner, Albert Maignan, Itoll.

Les réceptions à l'Académie française sont des fêles brillantes cette année. On y voit la fleur du panier de l'aristocratie et de la beauté. C'est que les «dus qui prennent place parmi les immortels s'appellent Dumas llls,

I.S VUM IUTION UC HOMUKM l'E THÉOPHILE GUTIER Al' CIHET1KHK MOMTH.UtTItB K --m de •«, Jimi, d'«pr<» ua croquis de M. Vumv. (Mutée CanMTtli't.)

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