‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 75 sur 441 · LES ANCIENS HOTELS M MARAIS · texte numérisé non relu

LES ANCIENS HOTELS M MARAIS

Plan dressé d'après les documents, par Alexandre Mt:i mi: a. — (Collection Charles Simnnd.;

fort jeune encore II s'était dévoué, depuis quelques années, au propres de la navigation aérienne cniume Crocé-Spinelli. plus jeune que lui. et égaillent intrépide.

Tous deux ne poursuivaient, dans celle fatale expédition, que I intérêt de la science.

Gaston Tissandikr.

touffeurs orageuses où, énervé, huletant. plein d'angoisses, on s'en va cherchant en vain la bouffée d'air vivifiante Comme je me rendais au palais des Champs-KI vsées. des nuées épaisses balançaient sur nos télés leur flanc chargé d'eau On les voyait s'arrêter indécises, puis, au grand désappointement de l'aris qui tout entier avait le nez en l'air, elles s'éloignaient avec une désespérante ironie, emportant cette goutte de

pluie si ardemment désirée qui, hélas! ne tombe jamais à noire heure.

il était assez tard quand je suis entré à l'Kxposition : néanmoins la grande snlle n'avait ni son affluenee, ni son aspect habituels.

On n'v vovait que des mortels consternés. Faceéearlate, tenant d'une main un chapeau, defautre ira mouchoir, ils s'épongeaient ronsciencieusementlc front, et, levant les coudes, ils se détiraient comme pour écarter de leur corps des habits imprégnés d'une humidité chaude. <»n fondait littéralement sur place Kntre gens qui s'abordaient, un échange d'interjections et d'onomatopées, relatives à cette température d'étuve. témoignait d'une détresse commune et remplaçait les formules de politesse accoutumées. Knfin la poussière fine, impalpable, pénétrante comme le tabac jaune des moines d'Kspagne, soulevée par la trm'ne des élégantes, restait suspendue dan*

Carmen, Ooqui» dr Kt.vi »«i>.

l'espace, y formant un vague brouillard à travers duquel les peintures apparaissaient comme eslampées. Voilà donc les conditions fastidieuses

qui ont présidé à ma première visite au Sillon, le 90 avril, jour exclusivement réserve aux peintres ex posante — si bien que ce tont-Pnris privi- 1< tic. si avide de prémices, s'était donné rendezvous au Palais de l'Industrie. Néanmoins, en dépit d'une extrême lassitude dont je me ressens encore à l'heure où je commence à vous écrire , je me suis avisé de prendre un vif intérêt à l'Es position de 187'i. Les ii'uvrcs d'élite y sont rares à coup sur. mais en rc- \ anche je puis aflirmcr que pour y rencontrer le talent, il n'est besoin d'aucun effort. Je ne sache pas une seule salle — et elles sont nombreuses — où il se soit abstenu de se manifester. Je dois pourtant vous déclarer que le talent dont je parle i< i. le plus commun à celte époque.

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