‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 96 sur 441 · Nouvmu ministère (Jules Simon · texte numérisé non relu

Nouvmu ministère (Jules Simon

21. - Réception de Gaston Bolssler • l'Académie franchise. Id j. .a-e d>- l.egouvc.

nonameal* et fondai. oas.

A.hèvemenl du pont Sully, commeneé en IS-,7. — de la mairie du XV arrondissement (Vani.'ir ir.l). < ommeorer ao 1873. — de laalle Sainte- Anne, ru Cabanis. — <l<-s travaui de raitacratWs du Palais-Royal, commentés en IS7Ï.

Restauration du Palaia de l'Institut (diime de la salle des séances publiques).

Le percement de l'avenue de l'Opéra as! routaient. (La butte des Moulins est é»*ntrée.) — Commencement des travail» de I > rue Mozart. — Démolition d'une partie de la rue Taranne.

Ouverture de l'avenue Ben le. m In Delessert de la rue dea Pyramides, enlN la rue d'Argenteull et I avenue de l'Opéra.

Iirp .t a la Chambre (ÎO juillet) d'un projet de loi tendant a rendre le Panthéon à son ancienne destination de lieu de sépulture dea «rends hommes.

Fraction du monument de Buzenval A Saint- Gland.

Fondation de la Société dea inatitutions de

ii vie de la rue.

Ouverture dea Fantaisies-OUer, boulevard des Italiens. rJMttn et concerta.)

«•rende vogue des sLatiogs rluks (le plus iiiiporianl est le Skatlng palace, dans l'avenue du Boulogne).

L'Homme à la fourohette. *C Hait un du l'rintempt qui avait avalé par accident ui cbetta de nais. Il en fut débarrassé par le Léon L.l.b.' qui déposa solennellement, le î avril, celte fourchette «ur le bureau de l'Acadvmfa dea mien.es.)

Mort du père Gagne, poiio enentrique et réformateur de h société. — Mort du cuisinier Vulllemot. ancien propriétaire du cabaret de U Trie- .Voirr, à SalnlCIoud.

■ I »1I0I C |i.*UV

Femme de lettres et sculpteur.

(1H3MMU).

tOOtâMlB.

Peintre ,l8i4-»M\

III SRI Dl l-ISS.

Journaliste |K;iO I«*K

<»vs-

ways Essais de locomotion par I air

terne Mckars' i) et pur la vapeur Exposition hippique au Palais de lin.] Exposition de tableaux et vues de !

organise par l l'nion centrale.

Bc <iux- Iris.

Salon de 1876 : Sainlt tiencfine. par Puvii de ' h.iv.oines. — L Auaitiné, par «-indus Ouran. — Barbi>r nègre U .Sue;, par Boon.it. — P,n traitt, par Paul Hauilry. — Franoil «V (tari) in devant le ter- $U*U i'hakelte rfe l'or lui) ni, par J. P Uurens. — Portrait d Emile île GfrWéïlt, par Car.du» Ouran. — L u l'ère fTj par l>aubi|fny.

Le Mai'/ue. p»r Christophe.— AfrH la TemfHe,

par >arah Kerniiardt.

A l'hôtel Drouot. vente dea œuvres du sculpteur Barye (fevrien. - Cette vente ,.roduiiit 14«,»9Q fr. 50.

■ l ni >» I \M< Ht.

Auteur dramatique I8I.VI88* .

«»« il imiit.iT.

Née le 25 juin ItH.) Artiste dramatique.

La «le littéraire.

Talne : Otifitm de la France contemporaine, — Garnler : Le Sourd Opéra de l'arit. — Mêmoirct de Phllarète Chaslea - A. Daudet: Jael. - E. de Concourt : iJm.effe Salomon. — t. Zola : Le IVi.fr* Je Paris. - Huyamans : J/nrUr. - Paul Arène : /.« <.u,«j. par/iimte.

Fund..ti..n de ÏEiUftU, i premier numéro : i"mai) du l-elil ParwiVn. s-,us I. direction de M Andrleu». député du Hbé.oe «premier numéro 14 r» U.bre) — du l'eltl Caporal (premier numéro : 2 décembre! - de la Rerur IfriwiftM - de le CaulU anrc htiqae.

TltrAire (Dédits et Phemikres).

Thèatre-Françale. - I i février. Vktm§ére, pièce en 5 ... tes, par A. Dum.ii. — 8 mai. Btprfc sentation de retraite de Mme Arnould- Pleasy. — ÏJ mai. l.c Luthier de C réirioiie, comédie, 1 acte en vers, par F. i «ppée (succéii — ï" septembre, l'.omr lui'iiciie, tr^édi. end arle», par Aktaadre Tarodi hiicosi. Début d'Adellne Dudlay. — i d. ce libre. I. Ami frite, comédie en 3 actes, par I r. Lui inn • liatn m (grand «lient).

Opéra. — .% avril Jc/inii.- dAre. oj*ra en 4 sriee, par.ilea <t mu<ique de Mermet. 14 juin. SftHû, liallel en ;i ..clr», de Jules Barbier et d. R.inoeli, musique de Léo Drlihe*

Opéra-Comique. - Il avril PieeoUm, 0|^raen 3 arlr>, p.irnle< de Victorien Sardou, uc d Fugéne ioiir..ud — 30 sepi. mbre. Réou la direction Carvalho. Charles Lamoureux e«l nomm.: chef d'orchestre.

Opéra National Lyrique <<.alté|. — 5 mai Dim-iri, opéra en â acl.s, parole* d'Armand Silvealre et II. de B.irnier, mu.iqut de Viclorin Joneièrel. - 15 novembre, l'uni el Fir9ini>, o^ra en 3 actet, parole» de Jules Barbier et Michel Carré, musique de VicMr Massé.

Odéon. — 8 janvi.r. Ln Danirhe/f. piice en .'. a,lef, de Pierre Newaki et A. Humas fgraad suc- Cèi|. — ï juin. La Ceréa M (H, comédie en I acte, par André liill, — |ft novembre. Ondamia, pièce héroiqu. en 3 actes, en ver», |.ar Th. de Itanville.

Vaudeville. — î Htrrlar. Jfutloim L'arrrlcf, CAntedk en 4 acte», par F.milr- Aubier. — 18 aepteaibic.rVomi'Bf jeune tt Ritltr ame, pièce en 5 acte*, par Alphonse Daudet et Adolphe U'-lot.

Gymnase. — 1.1 juillet. Ck.ittaufort, comédie «n

3 aeles, de Mme U cmlesse de Mirabeau. Variètéa. — IS févri.r. Le Dada, comédie en

4 actes, par i«<ndinrt. -- 8 décembre. La Revue tan$ titre, revue en I acte, par Charles Monselet.

Palais-Royal. — •< février. Le Prix Martin, comédie en 3 ailes, par F. Augier et Labiche. — Ï5 septembre. Début de Fusler. — 25 novembre. Le Prince, comédie en 4 actes, |-ar Mcilhac rt Haie* y.

Ambigu. — 7 janvier. RelU rose, drame en & actes, par Paul K-val et Aon dée Achard

- 28 octobre. Réouverture Ballande, avec le litre de

Théâtre Dèjuzct sous la direction

•« I hé itre I rançais

U* inurla de I

Le méd ein Andral (13 févrierl. - Le Brongniart lis lévrier). - Patin, srcréîaire perpétuel de l'Académie française il» révriei). — Lédii.iir Ambroise-Flrmln Dldot :\ février). — L'scUur Frédèrick-Lemaitre 126 janvier). — Daniel Btern comtesse d'Agoult). femme de letlr. -i (5 mars). — Louise Collet, femme de lettres I» mais). — Le romancier Xavier Eyma (9 mars).

— L. chiini»le Balard I" avril . - George 8and (\iiror. Dttdsvaat) 18 juin). - Théophile Silveatre, critique d'art (M juin — Le journaliste Jules Aaaèzat (S4 juin) — Le baron Briase. critique rulinair. 12 juillet Lèontine Fay iMme Volnys juillet) Gagne, i andidal unlverael (itaajt),

- U nrnili ien Félicien David ï» SOOI . — I.* géologue Sainte Claire De ville 10 octobre). — Ouvert, ouli ur draru»tique(ïi>oclol>re . Edouard Plouvler.mleur dramatique 12 novembrr).— L'avocat Chaix-d'Eat-Ange H4 décembre) - L'acteur Kime 128 novembre .

IFS OII>KolKS l>K M TIIIKHV — kl CWAR FfXKIIKK.

Dosnin «le Lu d'apn'-s nature — tBililiutliéque nationale )

LAPËhHIÈnE.

ArtisUi dramatique, décédé à Pari» le 15 juillet 1877.

Dniin d'J-.dmunJ .Moms, <S*pr£* une photographie de M*iin...ir;.

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Dans l'espace trop étroit qui lui est mestitv. entre les murs qui de plus en plus l'étouffent, Paris, chaque année, voit croître sa population, déjà trop grande. Elle s'élève, d'après le recensement terminé dans les premiers jours de janvier, a 1,980,748, ce qui représente une augmentation de L'H.Dafî depuis le dernier recensement, fait en 1872.

Toujours pressé de se rajeunir et d'oublier, sous prétexte d'hygiène, tout ce qui rappelle le passé, il abat les vieux édifices et en construit de nouveaux. L'ancien Hôtel-Dieu est démoli et on termine le Ministère de la guerre. Le projcl de reconstruction des Tuileries est adopté par le gouvernement. Le percement du boulevard Henri IV fait disparaître quelques-unes des rues du vieux Paris.

L'année a commencé par un engouement à peu près général pour un jouet qu'on s'accorde à trouver très amusant, la canut photographique. C'est un simple jonc, surmonté d'une pomme dans laquelle un mécanisme ingénieux fait défiler plusieurs centaines de photographies : monuments, reproductions de tableaux, et même — ce qui présente moins d'intérêt — têtes de députés ou de sénateurs.

LE ETOl'VEL II («TEL- !>l EU.

D'api.-s uni- photographie de Roussct. — (Collection Charles Simond.) luW Oicu. dont le Uiun.nl, furent kcbtvél en l»T7( contient 54J lit*. U fond»! ion d« l'UMtJ-bi. a remonte lu vil' »i*clr.

Les cannes photographiques font beaucoup de tort à Henry Monnier. père de Joseph /V«-

H'apn » un < r...|ui« de Paul Ri.mm mu», (Collection de l'Art )

Rfgairf de l.i Hri-re ha.|ujI è Parti en InuT rl mourut m mit.'.

iUmmiHf , et à tiuloz, père de la /{n ue îles Dtttx Momies, dont la mort passe inaperçue.

La reprise définitive des bals de l'Opéra n'intéresse qu'une faible parlie de la population. Tous les Parisiens, au contraire, se passionnent pour le procès de ce Hilloir qui a assassiné, rue des Trois-Frères, la femme le Manach. La complainte consacrée à ce sympathique meurtrier obtient presque autant de succès que celle de Funldrx. Elle n'a que trente couplets, mais on m'excusera de ne donner que le premier :

On vient de trouver dans l'eau l.c corps mutilé d'un' femme.

Klle était. Dieu! quel tableau!

Coupée en plusieurs morceaux...

Ktail-eir petite ou grande?

Dans l'élut qu'on la trouva.

On n' peut pas deviner ça.

I n marchand de curiosités a l'idée de mettre en vente, à 2.'» francs, la médaille militaire de Billoir. et dans un mois il en vend sept, à dei Anglais principalement.

Ce procès sensationnel, quelque draina* tique qu'il paraisse, pâlit devant la vogue extraordinaire. prodigieuse, d'un roman lancé, comme un brûlot, par un écrivain connu seulement des lettrés.

l'ARIS SOUS LA TROISIÈME RÉPUBLIQUE.

On peut dire que l'année 1877 est l'année de l' Assommoir.

Le ministère du i6 mai, la mort et les funérailles de Thiers, les conférences du P. Hyacinthe au Cirque d'Hiver, l'élection de Victorien Sardou à l'Académie, ne sont que des faits divers si on les compare à cet évé-

Mkssiklus,

Je ne veux pas faire ma «linde : ça me boite d'èlrc de l'Académie et je me sens tout chose en pensant mie je succède au grand homme qui Tient de claquer...

Cependant il reste un peu de curiosité pour

LES TRAVAUX DE t' E X l'O S I T I O N UNIVERSELLE DE 1878.

Construction do» bâtiments du Palais du Trocadéro. DV«*io d'.i|>r> • Mitre — Bibliutln'<juc n»lion«]«.

nement littéraire /jui remplit Paris, puis lu France, puis l'Europe.

Avez- vous lu l'Assommoir? c'est la phrase obligatoire que tout le monde répèle et attend.

Un critique exhume un livre de Denis Poulot, le Sublime, édité par Lacroix en 1870, et accuse Emile Zola de l'avoir plagié. Un autre. Victor Fournel, suppose que le père du Réalisme a été re^u à l'Académie, à la place de Victor Hugo, et lui attribue un discours de réception ultra-fantaisiste dont voici le début :

l' Histoire tf un Crime et F Art d'être grand-père de Victor Hugo, pour la réimpression des Mémoires de Céleste Mogador, interdits sous l'Empire, et pour la vente du mobilier de Cora Pearl. à qui la Providence, qui sait bien ce qu'elle fait, avait donné le nom d'Emma Cruch.

Une autre femme de lettres, — on a publié des vers signés par elle, — la veuve (iras, obtient aussi quelque succès en jetant du vitriol à son amant, René de la Hoche, pour que celui-ci, devenu aveugle, ne la voie pas vieillir et continue à l'aimer. Cette délicatesse d'Ame f

e*t vivement appréciée par un certain nombre de vieille* darnes trop sensibles.

Les curiosités de la rue. pendant celte année 1M77. n'offrent pas un bien vif intérêt. Des Nubiens et des Ksquimaax attirent au Jardin d'Acclimatation un public qui n'est pas tre* exigeant, et les Folies-llergère exhibent un singe, Jocko, dont les affiches et les jour-

naux garantissent la remarquable intelligence.

Le doyen des marchand* d'oubliés, le père ToiirnU|Uct, ancien rédacteur de In Smiiurlfr, meurt plus <pie centenaire chez un corher de fiacre, son pedt-filg; mais depuis qu'il a pris sa retraite, à quatre-vingt-dix ans. un l'a un peu oublié II n'est plu* ipi'une célébrité de quartier.

Malgré les trois personnages les plus importants de l'année, Itilloir, Zola et .locko.les

Parisiens ne sauraient trop de quoi parler et comment se distraire s'ils n'avaient pas l'inépuisable ressource du théâtre.

Les deux grands succès de 1877, BSbr* de Ilennequin. au (lymnase, et à la Comédie française l'Ami Fritz, dont les vingt première» ri'|m»entations produisent I42,270fr.. alimenlent les conversation* pendant deux mois au moins. Il convient de remarquer qu'une soupe aux choux authentique, servie dans ce temple des Muses où tant de princes et de princesses échangèrent tant de tirades, contribue considérablement à la vogue de l'Ami Fritz. I n succès d'un autre genre et plutôt ironique est réservé au bon Figuier qui se découvre tardivement une vocation d'auteur dramatique et.

avec ses Six Parti?.* du mouds, jouées à Cluny. fait un essai loyal mais malencontreux du théâtre scientifique qui ennuie le public en l'instruisant.

Le modèle des jeunes premiers. Dressant, a pris sa retraite le 1" janvier, et Laferrière meurt oublié, le 1-1 juillet, dans son appartement du boulevard Voltaire. Les amateurs de théâtre regrettent (tressant, qui ne sera pas remplacé, mais, par une sorte de compensation , Tamberlick , l'illustre Tamberlick. qui semblait avoir renoncé à la scène, fait une rentrée triomphale aux Italiens, avec son ut de poitrine remis à neuf.

Des bruits de coulisses, des petits scandales dramatiques, plus amusants que la plupart des pièces, tiennent le public en baleine...

Céline Montalan par viendrat-elle à se débarrasser d'un embonpoint excessif:' L'aimable actrice se charge elle-même de répondre en intentant un procès à un médecin qui s'était engagé à la faire maigrir et qui n'y a pas réussi. Le public apprend avec une douleur trop légitime l'échec de cette tentative qui se rattachait de si près aux progrès de l'art dramatique. C'est une des choses les plus triBtes que l'histoire ait à noter dans le cours de l'année 1877.

Henri D'AmKftAS,

|XA< <.l HAIION M l/AVKKCI M k*OM&M t*M LK MARKCNU Mt MAC aAlIftlt, PMK4IMH1 l'R LA RÉM'iMvTK, LE ft M ITHHIinr IK77 l>. iln <J i|ir.« pLotugriipliir. - llil.lloil" >|iif n*li"»iil«

l'hôpital c oc bis es 1877.

D'après une photographie. — (Collection Charles Simond.)

L liApil <*l (xx'liin, fond* en 1780 )xr Je.in-I>eoi* l «rliin. rM >«int J*> |u«i du Haut l'a», nr re-.ul que beaucoup plu» lard le nom de ton fondateur. Il ni tiliti rue du r'aubnurgsainl J*c<|ue*, et contient i7?hli. i n It J0.il nVu cumpUit que IJO, Lit bJlimenl» df irl hôpital furrnt élevé» fur lei (dans dv I ar. ! •«.! Vieil.

LES fcCIIOS DE PARIS

Bal masqué a l'Opéra.

MBWEREM BXTEHIE.NCES lif TKI l l'lloMf AVEC l'aITAHEIL il. ûnAIIAM OELt., A LA UAtlE aAlST-LAI VUE. IJ'ipril une pliol-u-raplui- — L-.llciliun i li ile> >ini.,uj,

(13 Janvier 1877 )

I r, soir a lieu le premier hal de l'Opéra. D'autres vous rnennteronl les splendeurs de la Halle et vous parleront de l'orchestre monstre de Strauss cl de Métra: noua allons vous dire quelques mots des danseurs spéciaux chargés d'rgatjrr Ir public

Il y a a Paris un rerlain nombre de jeunes gens, emploies de commerce ou autres, amis du plaisir, fanatiques de la danse, cl auxquels, cependant, leurs modiques appointements ne permettrai pas de paver leur entrée à chacun des hais masqués. D'un autre roté, ces jeunes pens, pour la plupart de honne famille, ne veulent pas se commettre avec les tanteuri de bas étage qui fréquentent les hais de barrière. Ce sont ces divers motifs qui lc> ont engagés à se réunir en société.

Les associations de ce genre sont au nombre de trois :

1" La Société de la Quinzaine (15 membres);

2* Le» Chevaliers de la Tune (30 membres);

li' La Jeunesse parisienne i(îO membres)

Les présidents de ces Irois sociétés ont été personnellement rendre visite a notre confrère, Emile Mendel, secrétaire des bals de l'Opéra, <|ui leur a gracieusement accordé leurs entrées pour eux et leurs administrés.

Il y a de tout dans ces habitués de bals publics; presque toutes les professions v sont représentées, et nous savons un certain costume de nourrice qui fuit sensation, et dont le haut bonnet et le faux-nez cachent la personnalité d'un avoué. Pauvre Jaciitf, vous pouvez être assurée que noua ne divulguerons pas votre nom véritable! Aujourd'hui le nombre des danseurs inscrits est de plus de quatre cents, et encore a-t-on fait un choix. M Mendel n'a pris que le dessus du panier — les chorégraphes dont les costumes sont frais et brillants et dont la tenue est bonne.

Ce soir, à minuit, aura lieu l'entrée des masques; car ce n'est pas le tout de danser, il faut soigner l'entrée pour empoigner le publie. Les sociétaires font leur entrée eu groupe avec des castagnettes, des crécelles, des trompettes criardes: les femme* minaudent et font des agaceries aux bons bourgeois rangés sur le trottoir, qui sont venus avec leur moitié pour ww'r les costumes. Parlerons-nous maintenant des femmes? Hélas! ce sont toujours les mêmes! Pauvres lilles grelottantes sous leur maigre costume de débardeur ou leur Mm?; venues dans l'espoir d'un bon souper et rééditant les vieux mois qui depuis trente

LU NUI VEAU MINISTERE l»E LA GUERRE.

|S<iulevarJ .S^inHirrnuiii. — l>e<»ia d« ' L-iy-

ans et plus courent les échos des feuilles en vogue.

.N'importe, celte réunion de costumes, d'habits noirs, de dominos de toutes les couleurs, dans cette splendide salle de l'opéra, offrira au public un spectacle unique au monde.

Nous savons hien qu'on s'y bousculera, que bon nombre d'orteils seront écrasés, mais il n'est pas de plaisirs sans horions.

(I.e Figaro.)

Une soirée au théâtre Taitbout.

(8 février 1877.)

LES POUrfcKS PAIHSIENNF.S

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