‹ La Vie parisienneChapitre 115 sur 662 · UN ALFRED DE DREUX · texte numérisé non relu

UN ALFRED DE DREUX

Eléganlissime : robe de soie, crinoline, rien n'y manque.

UN STEVENS, Noces et festins, salon de 100 couverts.

LES MEISSONNIliflS Très-jolis, mais un peu toujours les mêmes.

Par exemple , que vient faire ici cette souillon.

OBSERVATIONS

Les femmes perdues s'allrappent comme la vermine ; il n'en faut qu'une pour les gagner loules.

Il ne s'en faut souvent que de la mort qu'un coulemporain suit un grand homme.

La plus rare des vertus est de se résigner à n'èlre rien, pas même un homme vertueux.

Les moralisles onl fait remarquer avec raison que nous trouvons une excuse pour (ous nos vices; il esl juste d'ajouter que le monde, par compensation, en trouve une pour loules nos vertus. — Voire amie est très-fidèle à son époux. — Sans doute, mais ça n'a pas de tempéramment.

L'habit d'un homme est sa préface. .

Nous excuserions bien des fautes si nous menions hors de cause toutes celles que nous avons commises, ou que nous n'avons pu commettre, ou que nous commettrons peut-èlre.

On a du cœur, du talent, du génie, de la fortune, de grandes places, et l'on s'étonne de n'èlre pas aimé. Denise est bien plus logique ; elle estime, elle admire, elle exalte son époux, qui a tout cela ; mais elle raffole de son amant, qui a autre chose.

Nous tirons une bonne part de notre prix du peu de cas que nous faisons de la valeur des autres.

Bon garçon, cœur banal.

ALFRED B

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