ON QUADRILLE EN COSTUME
, cri *
il sait bien qu'il a le costume le plus réussi de la soirée, mais ce n est pas une y ■
— Que c'est brillant !
Elle regarde vite la broderie, son \isage s'assombrit, elle est du plus mauvais goût ! Le coiffeur s'est emparé de ce qui le concerne, il fait la grimace, il se demande comment il posera cela et quel effet produira cet ornement bizarre. On n'a pas le temps d'hésiter, il faut se mettre à l'œuvre, le dessin à la main ; on tâche de l'imiter le plus posrible et c'est un joli petit supplice organisé, tous les cheveux sont tirés l'un après l'autre. Le vieux proverbe dit : Il faut souffrir pour être belle !
Le plus affieux c'est qu'on ne l'est pas I C'est que cet espèce de bonnet, de casque, de bandeau, n'importe, ne sied point à ce visage frais et mutin. On le pose autrement, c'est encore pis. On y ajoute le
Ayez pitié du cavalier seul 1 Mon Dieu, mesdames raison pour le dévisager comme ça, et ne lui laisser d'autre contenance que de faire semblant de rajuster ses boutons de gants. — N'oublions pas la liellone du coin. Cette foudre brodée sur sa jupe n'est peut-être pas bien jolie, mais elle est si bien placée!
voile, il est trop court, il vaut mieux s'en passer. En revanche la jupe est presque à queue, à peine voit-on le bout des pieds, les fameux bas sont annihilés.
On pleurerait volontiers en se regardant.
On pose les diamants, ils disparaissent au milieu des paillons, il en faudrait trois ou quatre fois autant. Cet ensemble est mesquin et éclatant tout à la fois, la désolée doit s'avouer à elle-même que son costume n'est pas réusii. Une rose sur l'oreille et une robe de gaze de vingt francs la rendraient bien plus jolie. La porte s'ouvre, le mari et la belle-mère entrent.
— Ah ! c'est là ce célèbre personnage ! dit l'un.
— Mon Dieu ! que c'est laid ! pense l'autre, et comme cela lui va mal !
La jeune femme voit l'effet qu'elle produit, elle en est si désespérée qu'elle donnerait tout au monde pour ne pas aller au bal. Mais le mari en veut pour son argent; bien que de mauvaise humeur, on part.
L'entrée tardive attire tous les yeux, on chuchote, on rit, on critique.
— Quoi ! voilà ce que l'on cachait tant ! C'était bien la peine !
— Comme cela lui va mal !
— Elle était bien mieux hier ! Comment peut-on faire un costume semblable, si riche et si pauvre en même bmps !
— Avez-vous vu Mme X... Elle a le même travestissement, mais quelle différence !
Hélas ! la pauvre femme, il ne lui manquait que ce coup !
Elle se trouve en face d'une personne vêtue comme elle, mais belle, m is splendide, mais complète et parfaite! C'est la plus sanglante épigramme, c'est le dernier coup, elle n'y résiste pas, elle sent que sa tête se perd, et son unique envie est de se sauver.
11 faut rester pourtant, il faut livrer la bataille jusqu'au bout, même avec la certitude de la perdre; la fuite est défendue au nom de l'orgueil.
Qu'il y a loin de là au succès de la soirée !
Alors l'image de la note se dresse devant ses yeux, les chiffres dansent autour d'elle une sar.ibande infernale; ils ont l'air de la railler; son mari devra les connaître le lendemain! Et pour un pareil dénouement !
Quelques jouis après, celle note tant redoutée arrive; en effet, voici les principaux articles :
Broderie de la tunique 1,300 f'r.
Coiffure avec pierreries 2,000
Satin pour la jupe et gaze lamée pour le voile. . 500 Ceinture, armes et plumes 1,000
Total 5,000 fr.
Ce que je viens d'écrire, je t'ai vu, je n'ai rien exagéré, et si je révélais seulement le nom du costume, celui de la femme serait trouvé, il a fait assez de bruit.
On pourrait en citer masse d'autres exemples. Et la moralité de la chose, c'est que rarement la réalité satisfait l'imagination. Le succès est comme la fortune ; souveut il recherche ceux qui ne le poursuivent pas.
JACQUES UEYNAUD.
MODE ;DU JOUR
En ce moment Paris féminin est en pleine méditation. Ce n'est pas que le temps de la pénitence soit bien austère... il a même du bonune femme a tant de grâce à s'agenouiller sur un prie-Dieu d'un netit air contrit !
D'ailleurs on est toujours libre de causer toilette et beauté entre deux sermons.
— Ah! chère belle, que le repos du carême vous a embellie!
— Vous voulez rire?... je suis noire comme une créole. (Jamais de vilains points de comparais"!].) je n'ai pas l'art de Mme de B. qui s'est retranché dix ans depuis son veuvage, grâce au blanc nymphéa, au rose d'Armide et au pencil japonais...
— Vous croyez qu'elle oserait !...
— J'en suis sûre, je l'ai surprise à la porte de Séquy... (se reprenant) vous savez, ma chère, que j'ai une vieille parente rue de la Paix, n" 17.
— Elle aussi! exclame l'amie à part; les sournoises... voyez un peu, si je ne les avais pas devancées!
Puisqu'il est reçu d être — par hasard — encore un peu coquette, causons.
Une simplicité relative a remplacé le luxe de l'hiver de même que les concerts ont succédé aux bals. Cependant on ne peut pas s'habiller à faire peur.
La lingerie joue, ce mois-ci, un grand rôle, — rôle conciliant entrela simplicité de convention et le légitime désir que l'on a de rester jolie.
On peut mettre, par exemple, pour le concert, avec une jupe nuées d'hrondelhs ou nids d' 'ubeiile< de la nuance qui sied le mieux, un corsage de mousseline à petits plis décolleté carrément et orné de guipures d'Irlande dessinant à la taille la forme de la ceinture Suissesse, la manche courte est bouffante et l'entredeux du haut du corsage est soutenu par un étroit velours noir...
C'est coquet, tiès-coquet même... quoique simple, ce n'est pas ma faute Pourquoi la Grande maison de blanc n'édile-t-elle que d'irrésistibles modèles? Peut-être ne tijnt-elle pas assez compte de l'esprit de pénitence qui doit animer, en ce moment, ses jolies clientes. Toutefois j'affirmerais vo ouliers que celles-ci ne lui en feront pas de trop vifs reproches.
Pour parure de dîner la Grande maison de blanc offre comme nouveauté le pe:it fichu décolleté carré avec postillon. Il est en tulle à plis orné tout autour d'une dentelle noire et d'une blonde, le postillon est en dentelle noire ainsi que les enlredeux des épaules et du tour du fichu.
Il y a aussi la pèlerine ronde coupée en long d'entredeux noirs; la garniture de dentelle noire et de blonde fait écaille. Sa manche à coude, coupée en travers des mêmes enlredeux, est surmontée d'un jockey noir et blanc, très-agréablement orné. Le bout de cette manche est terminé par une ruche de blonde.
Comme coiffure d'appartement, o.i adopte beaucoup le bonnet cala an. C'est un morceau de blonde ovaleet long, garni tout autour. Un gros chou de ruban rore ou bleu masque le dessus de la tête; un plus petit se trouve placé à la nuque tandis que deux étrois rubans roses ou bleus, lacés sous ce dernier chou,viennent se renouer sur le haut de la passe.
Je ne puis citer toutes les capricieuses nouveautés de la Grande maison de blanc, je me contentera d'affirmer qu'elles sont indispensables à une femme de goût, même en carême.
La première course de La Marche s'est signalée par de très-jolies toilettes : toujours beaucoup de chapeaux à' Alexandrine , et ils sont reconnai.-sables, car ils idéalisent la mode. Jugez en :
Chapeau eu paille de riz : le dessus de la passe et l'intérieur sont ornés du même bouquet; un gros pavot lilas avec ses feuilles, dont le bouton, entr'ouvert, retourne à l'intérieur. Le bord de la passe et du bavolet est accidenté par des façons de crevés de blonde du plus original effet.
Chapeau ue crêpe à vaporeux fond de plumes. Un volant de blonde, rattaché par deux velours étroits-, tourne tout autour de ce chapeau dont il forme le bavolet et le bord de la passe, au-dessus de laquelle il -se croise. Pour intérieur, boutons, roses et raisins.
Chapeau résille, formé d'un tissu violet et à jour comme du filet. La passe est bordée' d'un large ruban violet. Sur le fond s'étale une couronne de violettes, à laquelle se trouve enchevêtrées des feuilles de lierres avec leurs graines noires. L'intérieur de la passe est complètement encadré d'une guirlande de violettes, — une vraie bordure. — Des feuilles et des graines de lierre couronnent le front.
J'en citerais cent autres qui offrent un inattendu, une simplicité dans la recherche, un pittoresque vraiment artistiques. Impossible de s'en bien faire une idée sans les voir. La description allourdit ce que la main de fée à'Aieiandnne dispose avec tant de légère'é et de grâce. C'est pourquoi je nomme, sans oser y toucher davantage, le chapeau Muyuttde b us, le chapeau Pompaduur, le chapeau Coque J- ot... Que les plus coquettes et les plus curieuses devinent...
On s'habille beaucoup avec la dentelle de yak. Je sais une Parisienne, des plus remarquées, qui doit paraître a l'une des prochaines courses, vêtue, des pieds à la tête, de cette jolie dentelle. La robe, d'une grande richesse de dessin, s étalera sur une seconde rube de taffetas blanc. Le vêlement tlollanl, également en yac, esl très-joli de l'orme. Que l'on se ligure la légèreté et le vaporeux de celte toilette dont le ton, d'un blanc nacré, adoucit les traits et donnç du brillant au teint.
Du reste, l'emploi de la dentelle de yak est très-généralisé. C'est ce qui remplace avantageusement aujourd'hui les applications d'Angleterre et de Bruxelles. On en l'ail des sorties de bal ou d'Italiens trèsvaporeuses à la lumière. Aux bains de mer, le burnous ou le châle de yak garantit d'un vent trop frais. Bref, cela se porte un peu par-
tout, car la solidité de cette dentelle est éprouvée. Pour la capricieuse, qui s'en lasse trop vite, il reste une ressource, c'est, de la faire teindre en noir.
La dentelle de yak est aristocratique, de même que le cachemire de l'Inde, et, de même que le cachemire de l'Inde, elle a sa marque que nous reproduisons ici. Que mes jolies lectrices l'examinent bien afin de ne pas se laisser envahir par les contrefaçons.
On parle déjà beaucoup d'un très-riche mariage qui doit avoir lieu après Pâques. La corbeille offerte à la fiancée vaut, à elle seule, vingt dots très-honnêles. Son trousseau est merveilleux de richesse. Enfin, sa toilette de mariée doit Cire une véritable œuvre de goût.
C'est Plissoii qui fournit la couronne; inutile d'ajouter qu'il s'est surpassé dans cette dernière création. La fleur d'oranger n'est quele prétexte d'une coiffure si délicatement jolie, qu'il . ne faudra rien moins que la b»auté de la mariée pour en distraire l'attention.
Quelques auires coiffures lui ont été commandées, en outre, pour le bal qui aura lieu à cette occasion. Je cite, comme les plus jolies, le pouf de roses de bengale, entourées d'herbe mélangée de miciosropiques fleurs des champs.
Un second pouf, plus petit, se reproduit un peu de côté par derrière.
Il y a aussi une traînée de nymphéas qui obtient toutes mes sympathies. Enfin, j'ai admiré une petite excentricité du meilleur goût : ce sont de longues herbes marines, avec escargots de nacre. De même que la disposition de la coiffure, la garniture de la jupe et du corsage est des plus pittoresques, et la charmante personne qui doit porter cette création originale aura l'air d'une véritable Naïade.
Si le talent de Plitson n'était déjà très-apprécié par les jolies femmes, on pourrait lui prédire la réputation et le succès, grâce à ces dernières créations.
La toilette rehausse la beauté ; l'on pourrait ajouter cej endant que la beauté répand son prisme sur la toilette. De tous temps, les femmes ont su cela sans l'apprendre.
11 faut un parfum à la femme aussi bien qu'a la fleur ; il lui faut la fraîcheur et le ve'outé de ce qui est jeune ou nouvellement éclos.
Malheureusement, le temps marche en traître, sans s'inquiéter des récriminations, sans accorder la moir.dre petite halte. Ce serait vraiment à désespérer si, opposant la traîtrise à la traîtrise; les femmes n'étaient parvenues a déjouer le temps.
Comment ? Demandez-le aux femmes qui restent éternellement jeunes; elles ont, à n'en point douter, dans quelque coin de leur boudoir, une boite de Jouvence de la maison Violet.
Je ne veux pas entrer dans des détails indiscrets sur les secrets de toilette de ces dames; je me contenterai d'indiquer à qui veut absolument rester jolie, un précieux livre écrit par M. Louis Claye: « les talismans de la beauté. » Ce livre eut été digne d'être offert à la belle Ninon, qui cependant devait être déjà fort savante sur ce point.
La parfumerie extra-fine de la Maison Violet fournisseur breveté de l'Impératrice et de la reine d'Espagne, n'est pas, non plus que la boire de Jouvence, étrangère à la beauté des femmes.
La parfumerie aux violettes d'Italie contenant l'acidulé de violette est beaucoup et Irès-avantageusement employée. Je cite aussi comme jjar/um<d'a islocrutie et talismans de la b'aute: la îosée des abeilles; — l'eau de beauté de l'Impératrice, un lait de feuilles de roses; — l'eau royale de Thridace disli lée du suc bienfaisant de la laitue ; — la crème Pompadour qui efface les rides ei donne au teint le velouté rie la jeunesse; — la crème froide au lis de Kachemyr remplaçant le cold-cream et la poudre aux fleurs de lis, qui donne à la peau l'éclat et le duvet des fleurs.
Grâce à ces compositions extraitesdes fleurs balsamiques, une femme peut, sans recourir à l'artifice, être belle et jeune longtemps pour défier le temps et lui prouver qu'il n'est pas iag variablement le maître.
Vicomtesse de '
LA SEMAINE
Nouvelle jupe : nuée d'hirondelles D'après un modèle de la grande Maison de Blanc.
— Dimanche MmB Plessy, MM.
Delaunay et Bressant ont joué, à ''improviste, h Bourgeois dans un salon des Tuileries, en présence de la cour, en l'honneur de LL. AA l'archiduc et l'archiduchesse Maximilien.
Le lendemain il y avait grand dîner de famille. L'Impératrice portait une robe de soie gris-perle et un collier de 5 rivières de diamants. Son diadème était également en diamants. S. A. l'archi duchesse avait une robe de satin bleu ciel, un collier en saphyr et en diamanis et une coiiïure de branches constellées de diamants et de marabouts blancs.
Le dîner a été suivi d'un concert où assistait l'élite des jolies finîmes, la comtesse de Castiglione, la comtesse de Pourtalès, etc.. etc. , tontes en toilettes assez excentriques, de vrais costumes qui indignent fort la Presse et l'entraînent à se récrier sur la facilité avec laquelle ces daines subissent la tyrannie de leurs couturières.
Ce même journal reproche aux femmes l'excès des pierreries qui, sur elles, a remplacé l'excès des cheveux. — Pou quoi cinq nu six colliers au lien d'un « Ces « dames devraient placer tous leurs a bijoux dans une vitrine qu'elles « porteraient sur leurdos... »
Prenez girde , ô journal, de leur en donner l'idée.
— Voici qu'un émoi terrible s'est répandu ces jours-ci dans P ris. La butte Moninia-tre se serait transformée en volcan...
E* tout cela, parce que des terrassiers du gaz avaient, en creusant, occasionné une fuite de six mèlres carrés, laquelle fuite s'était enflammée et avaù donné beaucoup de mal à l'éteindre.
— On lit dans la Presse :
» L'autorité vient, dit-on, de prendre une mesure renouvelée d'anciens règlements. Il serait défendu , à tous les cafés de Paris, de recevoir des femmes se présentant seules. »
— Si Dorante, de la Gazette des Etrange s, le savait!
On accuse Henri de Pêne d'être 1 auteur des Mémoires d'une Femme de chambre. Personne n'y croira, sans même que Nemo ait besoin de le faire démentir par Marié.
— M. Guizut va procha nement publier, sous le titre de Jés'is Christ, une réfutation de la Vf de Jés-»s, de lienan. Catholiques, protestants ei juifs auront donc, tour à tour, brisé des lances contre le philosophe qui nie lu divinité du Christ.
— Depuis quelqii» temps (voir M annonces de V.Opudon nationale), un jeune ouvrier, désirant s'instruire demande des gens de bonne voloné pour mettre leur bibliothèque à sa disposition.
Avis aux amateurs !
— Ou va demander ce que signifie l'imbroglio en deux actes que les Variétés viennent de jouer sous le titre de : Le ftlit 'le la rue du. Ponrcuu? Heureusement pour la direction que les acteurs ont obtenu un succès de fou rire.
— Le Théâtre Déjazet vient, de donner un acte trop long, mais assez spirituel pourtant : ta Nuit de la Mi-Carême.
— On parle beaucoup, dit V Indépendance beige, d'une prochaine venle de nombreuses gravures do premier choix, soigneusement collectionnées, par M. Thnrs.
— Tout n'est pas rose pour MM. les sénateurs, à en juger par les excentricités qu'on leur soumet en pétitions.
J'extrais au l'asard les trois suivantes d'un feuilleton (entr'autres) de 53 pétitions passées à l'ordre du jour de mardi.
« Une dame Plaine, auteur d'un poème : la Création et de divers traités sur l'électricité et la phrénologie demande le droit pour les femmes d'enseigner dans les cours publics.
On lui a répondu qu'aucune loi ne privant les femmes de ce droit précieux, libre à elle de se mettre à l'œuvre. »
« Un autre pétitionnaire — afin d'éteindre la source des dissensions qu'amènent les discussions politiques dans les journaux de toutes nuances, — demande que chaque journal ne puisse imprimer que sa partie littéraire et artistique et soit forcé d'envoyer au moniteur tous ses articles politiques, lesquels (sans distinction d'opinion) seraient édités sur une feuille spéciale que chaque journal devrait livrer à ses abonnés. — Ce que le rapporteur qualifie de journal de Babel. »
u Un troisième, ému de la disparition du gibier demande que, pendant trois ans, la chasse soint interdite avec des chiens. » — Il n'oublie qu'une chose, c'est que collets et braconniers sout plus dangereux que chiens.
— L'Ami des femmes a réussi au Gymnase; mais c'est plus une fusée d'esprit qu'une vraie pièce.
— Voici la Vie de Jésus, de Renan, refutée par les esprits ; le prophète n'a qu'à bien se tenir.
— Aux courses de dimanche, à la Marche, vingt-cinq concurrents étaient engages pour le prix d'essai ; quinze seulement ont. couru. Géorgie, à M. le baron de llérissen, est arrivée première.
Les di 11 x tourses dites d'ouverture et de gentlemen, ont élé (omme d habitude êrçaillées de culbutes et de plongeons.
— C'est M. Petipa, premier maître de ballet à l'Opéra, qui vient d'être choisi, comme piol'esseur de danse, de S. A. le Prince impérial.
—Le sultan fait sculpter, à Paris, 24.
animaux de grandeur naturelle pour orner les jardins du palais qu'il se fait construire aux eaux douces.
M. Rcùillàrd est chargé de la di rec'ion de l'ensemble. MM. Esler, Daumax, Labruyère, Isidore Bonheur... concourent à l'œuvre ; H de ces animaux seront coulés en bronze et dorés au bain galvanique; les 10 autres seront en marbre de Carrare.
Il n'existe en France qu'un élan, et cet animal broute au château de Ferrières. M. le baron de Rothschild, son propriétaire, a gracieusement octroyé à M. Esler le droit de le rsproduire. 2 taureaux seront faits par Isidore Bonheur; Daumax modèlera deux chevaux. Les autres sculpteurs s'occupent de lions et de tigres.
— Dans sa dernière causerie scient tique , Victor Meunier signale un chemin de fer aérien, à ballons captifs, qui sillonnerait Paris en tous sens sur des galeries vitrées mettant les piétons à l'abri de la pluie. Les voyageurs serait nt hissés par un moteur à la hauteur des stations élevées de ce nouveau système de locomotion.
— Encore la messe rossinienne.
On lit en marge du premier feuillet
du manuscrit :
« J'espère que cette messe me sera » comptée là-haut pour tous mes pé- » chés et m'ouvrira les portes du pan radis. — Amen.