QUI EST LA
C'est un monsieur qui vient pour l'entretien de madame.
LE GRAND PAS DE LA Bl.ATBIX
Elude eoraparèe par mm. Ernest L... et Saint-Mare de G. au profit des Polonais.
FALLAIT PAS QUI s'ï AILLENT Une famille qui s'est trompée de jour.
PRECAUTIONS A l'ULMiRK Le jour où M. i.efévre P.. doit parler sur la Ho lande au IXe siècle.
IE VEBRE D EAU SUCBÉE DE L OIUTI'XB Dire qu'il ne pourrait pas dire tout ce qtrM dît, sans-çà!
LEÇONS AU ronvoiTt « ... Oiii, messieurs! (vr&voi ).•« H fuit » beau aujourd'hui ! (bmvo\) mais... (Bravo !) » il pourrait nleuvoir demain ! (ilravol bravol)»
Au coup de sonnette les garçorn d'écurie arrivaient, laissant le ° chevaux derrière eux... c'était le signal des réclamations! — Comment, monsieur, disait une petite blonde, vous me donnez encore Cœur de chêne ? Si vous saviez comme il est dur au trot ! — Il y avait six ans que ma tante Frédégonde montait régulièrement Mastodonte et qu'elle s'indignait, aussi régulièrement, d'être réduite à se servir d'un animal si peu gracieux. « Il est laid, répliquait l'écuyer, mais c'est de tous nos chevaux celui qui a les reins les plus solides. » Ma tante comprenait et se résignait.
Je me rappelle une grande jeune fille, mince, élégante, avec des cheveux d'un blond doré étrangement beau, qui n'a jamais voulu consentir à monter de chevaux alezans.... 11 paraît que cette robe luttait avec le ton de sa chevelure et en neutralisait les effets.... Une autre refusait obstinément tous les chevaux noirs qu'on lui présentait, si bons et si agréables à monter qu'ils pussent être. . « C'était trop triste, disait-elle, de penser qu'un cheval qui vous avait porté, pouvait finir ses jours attelé à un corbillard ! » Une troisième embrassait toujours sa mère avant de se mettre en selle ; elle appelait cela <c prendre ses précautions»... Tous ces petits préparatifs dépensaient encore une diz ine de minutes.... chacune prenait fa place et la leçon commençait : on partait au pas tournant régulièrement autour du manège. L'écuyer tantôt à la tète de la file^ tantôt à la queue, avait un conseil à donner, une obsenation à faire à chacune
de ses élèves C'est au manège que bien des prétendus devraient
aller étudier incognito le caractère de leurs fiancées... Que de révélations ! Us sauraient alors combien ces deux mots, « Oui, monsieur» peuvent changer de sens d'après l'intonation : on peut traduire de cent façons ; depuis, « Vous avez raison, cher maître, ce que vous dites est juste et je tacherai de le faire » jusqu'à, « Vous feriez aussi bien de vous taire, et vous devriez savoir que je ne suis pas disposée à recevoir les avis d'un inférieur.... vous répondrez si l'on vous interroge. » En général quand le « Oui, monsieur, » est articulé d'une façon trop sèche, c'est le cheval de l'éiuyer qui en souffre, la botte se rapproche des flancs, ou la cravache s'abat sur les côlés.... Quelquefois, à la leçon suivante l'élève trop arrogante se trouve en possession d'un cheva' qui trotte comme un dromadaire et dont chaque réaction produit sur l'amazone l'effet d'un coup de raquette sur une balle... C'est bien fait à coup sûr?
Au manège, l'amazone placée en tète de la colonne, a l'importance d une sous-maîtresse dans un pensionnat... Il faut qu'elle donne l'exemple...^ et la bonne exécution des différentes manœuvres repose sur elle... C'était toujours la même jeune fille qui remplissait les fonctions de chef de file (les amazones intrépides sont chose rare dans les écoles d'équitation)... Elle éta t toujours en belle humeur et la première en selle; elle mettait tant d'animation à cet exercice que souvent elle se trouvait avoir rejoint la queue de la colonne, section spécialement réservée aux amazones par raison, femmes mûres ou vieilles filles qui veulent, ou maigrir ou engraisser... On m'a assuré que son besoin de mouvement l'a perdue; il paraît qu'elle aurait fait plusieurs chutes.
, Quand quelque accident se produit rendant une leçon d'hommes, c'est à peine si l'on jette un coup d'œil au cavalier désarçonné. Dans une leçon de dames, pour la moindre vétille, tout le manège est en émoi : les mères de famille assises aux tribunes ou près des poteaux se lèvent toutes ensemble et poussent des lamentations à la manière des chœurs antiques. Les chevaux s'arrêtent, on s'empresse, on pbrle on commente l'accident, et si la victime n'est pas blessée, on s'apitoye sur ce qui aurait pu arriver.
Au reste , ces catastrophes sont rares : ce sont des événements qui défrayent pendant plusieurs années les conversations du vestiaire.
Ciufty.