LE JOUR DU TERME
( La scène se passe rue du Temple. ) AU PP.EMIEn ETAGE, M. ET Mm« DUMONT.
Propriétaires rue Saint-Denis et rue Labruyère; ils n'hatiient aucun de ces deux immeubles, pour se venger sur un aulre propriétaire des ennuis que leur infligent leurs propres locataires.
Le la avril, M. Dumont se lève de bonne heure, fait sa barbe et ses quittances, déjeune à la hâle et sort en disant à sa femme :
— Ma bonne amie, voici l'argent du terme. N'oublie pas de dire au concierge qu'il ait à empêcher towl bruil dans la maison ; que le poë^e est démonté; que la porte d'entrée ne ferme plus; qu'il y a une crevasse au plafond de ma chambre; enfin que je veux des papiers neufs et les peintures refaites partout, pendant notre absence cet été, sinon, je donne congé.
— Tu vas loi-même rue Saint-Denis ? Tu as grand tort. Dans les maisons d'ouvriers il faut envoyer le portier recevoir les loyers. Le propriétaire n'obtient jamais que des demandes de diminutions. Ces gens là voudraient être logés pour rien! *
— J'ai l'habitude de faire mes affaires seul. D'ailleurs, depuis que nous sommes retirés du commerce, je ne suis heureux que quatre fois par an, aux époques du teime.
— Au moins, ne vas pas rue Labruyère; je m'en charge, moi.
— Pourquoi, s'il vous plaît ? Vous voulez aller chez des.. . ce serait inconvenant.
— A mon âge! Moi, je te dis que tu n'as jamais ton compte quand tu reviens de chez ces dames, et que les artistes tes payent en grimaces et en objets d'arl... qui se cassent.