LE DERBY FRANÇAIS
le voile ist déchiré... . Bo s-ït'hu'ssél est vainqueur!
Voici une journée dont je parlerai sans enthousiasme, et, je pense que pl s d'un turfiste l'a déjà oubliée. — Quel long défilé de chevaux médiocres, quelle pauvie course! — Et nous avions sous les yeux l'élite de la production fran-
^Le' mieux eût élé peut-être, après l'exhibition, de rentrer tous les chevaux à l'écurie.
Mais ils partirent... et B yird prit la tête, suivi par Affiiavit. Boucicaut et Cvmme-ça. On voit bien aux allures A'AffidncU qu'il s'apprêtait à lutter de tous ses efforts contre Bou-Ruu>-et. — Entre ces champions, la vi toire resta un instant indécise, et, sans une faute du jockey 0»borue, Af/idavit
fc,,EhPbien je dé' lare que si le cheval de M. Lunel eût gagné le derby, c'était à jeter un crêpe sur l'Hippodrome et à renoncer à suivre des cour-es. — S<ns doute il court passablement, mais quell.s lignes, quel profil, quelles formes!
Enfin Mois-aoussel rend un service signalé à tous les chevaux qu'il a vaincus, — en empêchant qu'Affidavit passe à la postérité avec ce litre : Vainqueur du derby en 1864. — Peut-êlre l'eût-ou exposé au Salon, peul-ètre la photographie t'eût-elle immortalisé à 100,000 exemplaires.
H) séduit par les éloges que nous a faits de ces Cahiers de Sa'nl-Denis notre coirespondaiil anonyme, neus avons voulu, cmuiaître cet ouvrage : l'éditeur M I.e Chevalier, n,e Richelieu, «O, «mus a permis de l'examiner a loisir; nous avons reconnu que l'auteur de cet article n' avait rien exagère. Nous croyons devoir prévenir nus lunouis que l'cdileur envo e le sommaire de ces cahiers a lou e personne qui lui en fan la demande.
28 mai 1864.
Simple réflexion :
Et dans la même semaine les plus hautes questions d'hippologie s'agitaient au milieu d'une commission spécial». — Si les membres de la commission ont examiné attentivement nos chevaux de 3 ans... ils savent maintenant à quelle décision ils doivent s'arrêter.
Le prix impérial (5,000 fr. pour chevaux de 4 ans n'ayant jamais gagné de prix de première classe) a donné lieu à une course de 12,000 mèt. entre Gahnelle a'Esttées, à M. de Lagrange. et Eleur-dc-Mai, à M. Aumont. — Ce prix est couru en deux manches de 4,000 mètres. — Dans la première course, Gab'ielle (VE'tréet gagnait d'une longueur à peine; puis Fltur-ite-Mai gagnait à son tour. La troisième épreuve a définitivement assuré la victoire à la jument de M. de Lagrange.
Astrolabe, à M. le baron Daru, a parfaitement couru dans le prix des Etangs. — Elle a battu Mai, à M. le Vicomte de la Beraudière, arrivée seconde; Courlis, à M. le duc de Morny; Phœbe, à M. Teisseire; Catcarilla, à M. Lupin.
C'est M. J. .Reiset qui a gagné le Eandicp (prix de l'Empereur) avec Bannière, une pouliche que j'ai vu courir à Bade, et que je signalais déjà à l'attention des turfistes à propos du prix de la F>>rêi-Noire.
Les 2,U0O fr. du prix de l'Oise... ont été pris par Nobility. — Elle élait première, ne rabattant personne, — car elle courait seule.
J'en ai fini avec cette journée de grande déception — Et pourtant Chantilly ne vit jamais plus brillante réunion, ni plus 0e toilette, ni plus d'élégance.
Le derby était ordinairement le signal des séparations, — niais d'année en année on îecule la date des départs. — On veut que les arbres de Paris soient poudreux et souillés avant de goûter les ombrages allemands ou pyrénéens. — Une sorte d égoïsme formule à peu près cette maxime : « Dévorons tout ce que nous n'emportons pas. »
Le grand prix de Paris sera couru le h juin. Demain dimanche, steeple-chases à Vincennes.
Enfin je chercherai aux courses de Turin, — m»s confrères en chronique, pour leur donner rendez-vous sur l'Hippodrome de Bade.