LA DERNIÈRE PAGE D'UNE VIE DE GARÇON
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LE SOUPKR d'adieu. — Nous avons l'honneur de vous foire part dé la périr douloureuse tjiie nous allons faire en la personne d'Henry Mébillot, marie à la (leur de l'âge1 et noris vous prions d'assister a son convoi, service et enteriemeiu, .,ui auront lieu ce soir, chc! Cora Dein, rue d'Auihale, 13, à minuit précis.. . . Priez pour Elle!...
LA SUII1EE DES FIAIS CAILLES. — Ma future n'a pas p
pas précisément ti ni le montant de Cora ; mais cinq i u six bals eoslumés et quelques comédies de soc été, lui anrint bien vite donné ce qui lui manque.
LE LENDEMAIN DE l,A NOCE, — Ma foi
mes bons amis de Paris, je vous quitte sans regret.'... Fouette cocher! Route du bonheur!
Costumes de allasses! A ces seuls mois, tout un passé de chasses et de chasseurs n'apparait-il pas à vos yeux? Depuis le féroce seigneur du moyen-âge, chasseur de ballade, large d'épaules, le chef empanaché, l'épieu en main, le coreelet de buffle sur l'échiné, plein de rage, s'attaquant au sanglier comme il s'attaquerait à l'homme, jusqu'au correct et mince sportman d'aujourd'hui suivant derrière son lorgnon les phases d'une chasse qui est à peine pour lui un apéritif, que de types divers, que de fantaisies, que d'habits galonnés de toutes les couleurs et de toutes les formes !
Voici le chasseur du temps de Louis XIV, aux grandes battes à chaudron, où l'on entrait tout debout et déjà chaussé ; monument qu'un homme avait peine à remuer seul et qui nécessitait auprès du Roi un gentilhomme de la plus haule
naissance, spécialement chargé Ue tirer les bottes de Sa Majesté. La vaste rhingrave est déjà galonnée sur toutes les coulures, découvrant aux poignets et sur le ventre une chemise enrubannéedu meilleur effet. Des plumes au chapeau, des f anges d'or au largo baudrier et aux gantelets, des rubans à l'épaule, une cravatte de mousseline flottante, ramenée avec une feinte négligence dans la première boutonnière de la vesle; une perruque absalonesque, avec une perle nouée à chaque face, voilà, ce nous semble, une toiletle bien encombrée do superfluités gênantes pour foncer à travers les fourrés et les taillis. Le grand Roi pouvait seul se pcr-metlre de ehas?er ainsi, à la condition d'être précédé d'un ministre zélé qui faisait en une nuit percer une avenue pour permettre à l'auguste perruque d'y circuler sans rester aux branches.
Sous Louis XIV.
Sous Louis XV.
Sous Ea Restauration .
Sous Louis XVI .
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Les bottes à chaudron et le faucon.
Le chasseur Louis XV est déjà moins surchargé; la perruque estcourle, dégagée; 1 habit galonné est un uniforme et non plus un costume de héros de ballet; le chaudron de la botte s est rétréci : on peut marcher avec, au besoin déjeûner comme dans le frais tableau de Vanloo. Les femmes se mettent de la partie, un petit tricorne tout tarabiscoté sur l'oreille, un habit d'amazone mollement entrouvert sur la poitrine; un ruban noir au cou comme un Croate d'alors ou une merveilleuse d'aujourd'hui. Tout est riant clans les costumes de cette charmante époque; les habits Louis XIV ont les teintes tranquilles, les tons profonds des classiques ajustements peints par Lebrun; sous Louis XV, voyez le tableau de Van Loo : tout est pimpant à l'esprit et gai à l'œil. Les guêtres des valets sont de toile blanche, joyeusement rayées de bleu et de rose, tout comme les jupes de ces dames, coquettement cassées, sont couvertes d'arabesques de fleurs; la mule elle-même, toute pomponnée, toute enrubannée, semble avoir voulu se mettre a l'unisson et s'habiller comme tout le monde; cette coquetterie gagne jusqu'aux plats de porcelaine aux tons bleus-rêveurs, jusqu'aux jambons aux tons roses attendrissants. Tout cela si joli, si coquet, si loin du sang versé, qu'on ne peut croire qu'ils s'oient réellement tués, ces aimables cerfs des chasses sur porcelaines du doux Martin.
Sous Louis XVI, peu de changement; l'amazone se fait peut-être plus majestueuse, coiffée de panaches et de vertus a la Marie-Antoinette; le chasseur, plus simple, relève les pans de sa rhingrave et en fait l'habit moderne. L'Angleterre nous prête, avec ses idées, ses bottes de jockey, bourgeoises et pratiques, telles qu'on les porte encore aujourd'hui.
Sous l'Empire, peu de chasses; on sait que les grands dignitaires, accompagnant le souverain à la chasse, faisaient creuser des trous pour s'y jeter lu moment où le grand homme se livrait au tir le plus fantaisiste qu'on puisse imaginer.
Sous la Restauration, retour aux préjugés et aux bottes monarchiques, et pourtant 1 habit vert est maintenu. Il reste un amusant document de cette époque : la Chasse Royale de Carie Vernet au Louvre. Le majestueux tricorne en bataille, et le haut chapeau des Rendez-vous Bourgeois, font merveille sur la tête de ces longs chasseurs efflanqués, montés sur des rosses anglaises. En dépit de sa position officielle, il y a toujours eu un vieux levain libéral chez le père du peintre de la Barrière Clichy ; je n'en veux pôur preuve, au coin de ce tableau, que le beau gendarme des chasses, si bien encasqué, quelque vieux soldat d'Egypte ou de Marengo, faisant repoussoir à cette maigre cour.
De ce dernier costume à celui d'aujourd'hui, il ne s'en faut que de la différence du grand tricorne au petit lampion. Rien de changé, du reste,
Valets des chiens sous Louis XV.
L'habit Louis xvi.
Les anciennes selles.
La Jacquette Louis XVI