‹ La Vie parisienneChapitre 561 sur 662 · ENGAGEMENT DE L'ACTION · texte numérisé non relu

ENGAGEMENT DE L'ACTION

le docteur. — Mesdames et messieurs, souvenons-nous que whist veut dire silence.

la baronne. — Vile, nous ne sommes pas ici pour nous

amuser.

le curé. — Un peu de modération, ici j'ai charge d'àmes. LE GÉNÉRAL. — A vous à donner, Curé. Ced'jnt arma toga\

— Mon bon docteur, il y a déjà trois personnes atteintes de la maladie du whist, je vous ai réservé cette place de quatrième; on réclame vos soins.

— Je veux vous prouver tout mon dév ouement, chère mademoiselle, j'essaierai

— Enchanté, chère baronne, d'être voire partner.

— Et n'oubliez pas, général, d'enchaîner comme jadis la victoire à nos drapeaux.

On dirait que le doc leur a quelques atouts.

Et une longue couleur.

vt Vf*

Avec un partner qui a quelques cartes.

Avec une flgui comme cela autal dire votro jeu.

— Et la treizième qui est un sept, un joli petit slilem !

— Comment, général, je vous fais une invite à cœur, et vous donnez du pique!

— Mon cher général, vous baissez; car nous a| été battus, et par qui? car le docteur, qui n'a jaffl

su jouer, et le curé qui est une mazetto.

5 novembre 1864.

habit noir pendant trois mois chez les parents d'une jeune personne qui m'éplucherait comme une noix, de porter des papiers à une mairie, d'être affiché derrière un grillage et tambouriné dans tous les journaux, de répondre à toutes les observations de mes amis et connaissances, d'acheter une corbeille, des tas de meubles...

la marquise. — Oui, en effet, c'est effrayant.

le comte. — Je sens bien que je traîne au hasard une existence désolée, sans foyer, sans but, sans affection...

la marquise. — Oh! comte, je vous en prie, répétez-moi donc encore cette belle phrase-là ?

lu comte. — ... Une existence désolée, sans foyer, sans but, sans affection.

la marquise. — C'est très-bien, ce que vous dites-là. le comte. — Et puis, franchement, dussé-je mourir célibataire, je ne m'exposerai plus à faire ce qui s'appelle une déclaration. la marquise. — Vous en avez donc fait beaucoup ? le comte. — C'est-à-dire. , oui, madame, j'en ai fait beaucoup.

la marquise. — A la bonne heure, vous êtes franc... Mais ne pourriez-vous pas trouver une femme qui vous éviterait une bonne partie des préliminaires?

le comte. — Eh! madame, quelle femme consentirait à unir sa destinée à la mienne, et m'aiderait à accomplir ce dernier acte d'aberration ?

la marquise. — Moi, si vous voulez.

le comte. — Ah ! madame, ayez pitié de moi, et ne vous moquez pas ainsi du plus sincère de tous vos amis. la marquise.—' Je parle très-sérieusement.

le comte. — Au nom du eiel, madame, qui vous a fait deviner mon amour ?...

la marquise. — Que voulez-vous, cher comte, la pluie..."

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