QUI TROP EMBRASSE MANQUE LE TRAIN
Nous ne suivrons pas l'auteur dans la triple in-
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vous faites 1 attelage. Si j'épousais l'un, je
de nous qui est de trop sur la
garçons tous les deux tromperais avec l'autre
(Elle monte les degrés du perron, et se met à genoux sur un prie-dieu qui domine la campagne environnante.)
le colonel. — Monsieur, il y a un planète.
le cousin arthur. — C'est vous,
le colonel. — Ne plaisantons pas le service
m'oiwf" AMHUn" ~ C'6St t0Ut Mteme,U U" duel â mon 1ue ™»s le colonel, triste. - Je ne le propose jamais : je l'accepte toujours ^ le cousin arthur. Ga fait bien dans le paysage, maisTa ne p™
le colonel, ironique. — C'est-à-dire que vous êtes un lâche.
trigue par laquelle Balthazar a manqué le train de Strasbourg. Le sublime inventeur, voyant approcher les échéances et prévoyant une fin de mois orageuse, invente un calendrier mobile et une horloge qui marche à reculons pour gagner du temps. L'employé du Conservatoire-de-Piélé ne prête pas sur les locomotives.
balthazar. — .... Ciel, ma fille!... Je m'illumine...
Frangipane ?
FRANGIPANE. — Papa?
balthazar. — Tu n'aurais pas cent mille francs à me prêter, pour me racheter des petits Chinois à un sou? Je voudrais expérimenter mes alphabets sur des Chinois.
frangipane. — Mon père, tout est placé... Et 'j'ai joué à la baisse...
balthazar. — Ali! fille ingrate! Adieu, France, patrie marâtre, je vais porter mes découvertes à la perfide Albion.
le colonel, entrant. — Comment , mademoiselle vous avez le courage de refuser cent mille francs à votre père? (Sévèrement) C'est mal... Je vois que ma parole est sans autorité, je vais aller mettre mon uniforme du Fils de famille. Rien qu'à ce souvenir, je sens battre mon cœur.
frangipane.— Au nom du ciel, n'y allez pas ! Oh ! je vous aime ! Oh oui ! j'aime la Garde! '
le colonel. — Quatre jours de consigne. On n'aime pas les observations dans les voltigeurs.
frangipane. — Ayez pitié de moi, vous êtes un noble cœur, mais votre père est un usurier.
. LE colonel.— Alors, tout est perdu, fors l'honneur. Ecoute û douce jeune fille, toi qui ne changes pas de robe à tous les entr'actes comme cette fleur éphémère do la vie parisienne qui s'appelle madame Lecoutellier, tu es la fille d'un inventeur, tu es la plus idéale de ses mécaniques. Comme, en définitive, il est défendu à un officier de se marier sans épouser une héritière, nous allons tromper papa Guérin nous empruntons do l'argent à Brenu, j'achète Penarvan et j'en fais un sanctuaire parfumé où j'élèverai l'autel de mon amour Et maintenant, je vais sauver l'honneur.
frangipane. — Oh! ne fuis pas ainsi. Ce n'est pas l'alouette'
le colonel guérin (Lafontahie).
LE PURL1C Tous notaires à l'orchestre.