LES DRAGONS
Parlons un peu de MM. les eitrouillârds , ainsi nommés parce qu'ils portent du jaune et du rouge sur leur poitrine, et chapeau de cuivre sur la tète. Le citrouillard est. tout bon ou tout mauvais : tout bon, il est bien élevé, homme du monde, aracieux cavalier, plein d'entrain et de courage : tout mauvais, il est brûlai, vous fait bonne mine par devant, vous agonise par derrière. 11 résume en tout vingt, ans de service et pas de campagnes.
26 novembre 1864
UNE VERTU SINGULIÈRE
XOU VELLE (1}
Je fus quelque temps sans sortir do chez moi et sans voir personne Le cinquième jour, Charles vint me faire ses adieux, il retournait en l'rance avec plusieurs des personnes de la société.
— M"»» d'Arnheim en est-elle? lui dis-je.
— Non, elle veut rester tout l'automne pour un livre en train elle se trouvera bientôt seule, je parie qu'elle n'y pourra tenir. Une femme a esprit, n est-ce pas?
— Oui, oui, mais renseignez-moi donc un peu sur son passé.
— Ma foi, très cher, je, serais bien embarrassé do le faire on se raconte bien des choses, mais une dame de ma connaissance, nui s'y entend, dit qu'elle n'a jamais eu d'amant et n'en aura jamais C'est un cœur sans passion.
— Pardieu! me dis-je, quand Charles fut parti ; sans passion, y oilà oui est bientôt dit. Eh! qu'en sait-on?
Je pris mon sonnel, et à onze heures j'étais chez elle. Si elle me recevait j avais des chances pour la trouver seule. La femme de chambre me dit qu'elle n'avait pas encore sonné, je remis ma carte en ajoutant après mon nom : qui vous apportai!, le sonnet. J'étais à là porte du jardin quand on me rappela. Je remontai, je traversai le salon et j'entendis la voix de Mmo d'Arnheim qui me disait de sa chambre:
— Je suis au lit, monsieur, et je ne puis vous recevoir, mais je tenais à vous remercier de la peine que vous avez prise, j'attendais ce sonnet avec impatience et vous me faites un grand plaisir.
Nous échangeâmes encore quelques phrases à. travers la porte la conversation s'anima, et après un mot qui nous avait fait rire elle s'écria : '
— Mais vous êtes aussi un peu des nôlres, entrez si vous voulez. Des nôtres, cela voulait dire qu'elle avait coutume de recevoir ainsi
ses amis, qu'ils causaient au pied de son lit, c'était grand siècle; mais vis-à-vis de moi, celte conduite me parut une coquetterie impertinente.
Comme je me trouvai ému, je m'imaginai qu'elle avait voulu cette émotion.
— Je viens de m'éveiller, lisez-moi le sonnet, n'est-ce pas? dusséje me rendormir pour y rêver.
Elle venait do s'éveiller et son teint était frais et reposé, son souffle pur; aucune trace de cette bouffissure, de cette espèce de décomposition que marque le réveil de tant de femmes. Elle venait de s'éveiller et, tandis qu'elle me tendait le papier, je regardais sa main et je pensais à ce bras que la manche me dérobait.
J'étais triste, je sentais que cette femme m'occupait, et je m'en voulais d'une préoccupation que ni mon goût ni mon cœur ne justifiaient Pour elle, elle fut tout le temps calme et simple, toujours la même dans sa conversation variée où se mêlaient la saillie et le paradoxe. Elle me soutint que l'esprit de conversation est tout entier dans les gestes et dans les intonations.
— Vous connaissez M. de Marand, qui a une réputation de. charmant causeur?
— .le l'ai vu quelquefois.
— Eh bien vous ne sauriez croire combien son bagage est mince et le peu de choses qu'il lui faut pour défrayer un hiver II vient beaucoup chez moi, je lui ai fait raconter dix" fois une môme anecdote, et voici ce que j'avais observé. Pour qu'il fût tout à fait à son rôle et. qu'il sut trouver à propos les intonations et les gestes il lui fallait être assis au coin de ma table, les jambes croisées et tenir ce coupoir. Quand il ne l'avait pas dans les mains, il était gêné. Je m'amusais à diriger la conversation de telle sorte qu'il racontât son histoire et avant qu'il ne commençât je cachais le coupoir alors il ne faisait rire personne. Quand, au contraire, je lui laissais'le couteau c'étaient des succès incroyables. Et remarquez-le, moi-même je riais!
Pendant que M™ d'Arnheim parlait, je l'éeoutais peu et la regardais beaucoup. J'étais tout entier à la singularité de cette femme qui, à onze heures du matin, en bonnet et en camisole, parlait de son lie en arrondissant les bras, en souriant et en remuant la tète comme si elle eût été en chaire. Mais je ne voyais là rien de flatteur pour moi, (1) Voir le numéro du 19 novembre.
il me semblait qu'elle devait faire autant de frais pour sa femme, de chambre ou son chien.
Peu de temps après, je parvins à obtenir des renseignements très précis sur la position sociale de la dame, par un de. mes amis de collège qui est maître-clerc d'avoué à Paris. J'appris que M. d'Arnheim n'était pas un mythe, qu'il existait réellement, était banquier ou s'ocenpant do banque, et séparé judiciairement de sa femme. 11 parait qu'au moment de. cette séparation les affaires du mari allaient bien, car le tribunal avait accordé une pension alimentaire de dix mille francs à sa femme. Le capital en était déposé chez un notaire dont le nom étrange m'était resté dans la tête : il s'appelait M0 Ciboulard. A partir de ce jour, j'entrai dans les rangs de ceux que Charles appelait les fidèles do Lucie.
A mesure que la saison avançait, le nombre de ces fidèles diminuait. Il n'y eut bientôt plus que le vieux D... et moi. A mesure que l'entourage diminuait, notre intimité augmentait; nous étions devenus deux camarades do collège. Elle nageait parfaitement, nous nous donnions des passades, et quand l'un avait pu faire boire l'autre et le voyait sortir de l'eau toussant et éternuant, c'était des rires inextinguibles.
Enfin, M. L>... lui-même, bien malgré lui, car il s'amusait pour le moins autant que nous, fut forcé de retourner en France. En apprenant son départ prochain, je résolus de frapper un grand coup. Je l'accompagnai à Naples, prétextant, des affaires, et après avoir l'avoir embarqué, j'y restai huit jours, autant pour méditer à la façon dont je passerais du rôle d'ami à celui de soupirant, que pour me taire désirer. Une absence d'une semaine me semblait propre à éclairer Lucie sur ses sentiments à mon égard.
J'arrivai à six heures à Sorrente : je courus tout de suite chez M™ d'Arnheim; j'entrai rouge de plaisir et d'émotion; elle m'embrassa pour la première fois et son premier mot fut :
— Ahl que vous m'avez manqué, que vous êtes méchant d'être resté, si longtemps ! je no battais plus que d'une aile.
J'avais peine à me contenir. Nous dinàmes en tète à tète, et pondant que les gens nous servaient, ce fut une pluie de questions sur les nouvelles politiques ou autres que j'avais pu apprendre. Dès qu'on eut desservi, je fis apporter une boite où j'avais rassemblé des livres et quelques menus cadeaux, et au fond de laquelle se trouvait ma guitare.
— Quoi! une guitare aussi? me dit-elle.
— Oui, c'est un cadeau que je vous fais pour moi. Car il me. semble, que c'est assez mon rôle de racler la guitare pondant que vous tenez les dessus.
— Quel confrère jaloux! Pour quelques notes qu'il a ràclées dans ses livres, il voudrait m'ôter toute ma gloire.
— Non pas! non pas! Puissé-je toujours racler ainsi à vos côtés, et vous, d'un pied vaillant, arriver à cette gloire que vous désirez et méritez tant. Mais cette guitare n'est pas toute symbolique, c'est, une guitare qui va. Voulez-vous l'essayer ce soir? Nous allons prendre une barque, et sur ce lac bleu, à. la lueur rouge du Vésuve et à la pâle clarté de. la lune naissante, vous chanterez sur la mesure des rames et moi je râclerai.
— C'est charmant! oui, partons.
Ce fut une heure délicieuse; lorsque ses chants eurent cessé, je nie trouvai étendu à ses pieds au fond do la barque, et, regardant ce ciel, cette mer et ce cercle de montagnes superbes qui nous environnaient, j'improvisai une tirade en l'honneur de la nature, qui porta . mon exaltation à son comble. En achevant mon hymne, je pris sa main et la baisai.
— Il me semble, Edouard, que votre poésie devient un peu hyperbolique?
— Ce n'est pas de la poésie, Lucie, mais de l'amour, amour profond comme jamais homme n'en a ressenti pour une femme aussi belle; et je lui baisai de nouveau la main.
— Voyons, mon ami, ne me gâtez pas cette soirée, quittez ce ton, je vous en supplie. Je vous ci oyais plus généreux. Comment! vous aussi ! vous vous croyez forcé de me faire la cour?
26 novembre 1864,
LA YIE PARISIENNE
— Forcé! madame, mais c'est le fond de mon cœur que je vous livre, et il dépend de vous on ce moment de me rendre pour la vin heureux ou misérable.
— Ah! vous ne parlez pas sérieusement?
— Si sérieusement, madame, que, je trouve à peine la force nécessaire pour continuer cette conversation.
Quand j'eus surmonté mon émotion, je me levai et criai aux bateliers de revenir. Je fis descendre Lucie de la barque, je lui offris mon bras qu'elle accepta, et nous restâmes silencieux jusqu'à sa porte.
Là, aux mots : « Adieu, madame, elle s'écria d'une voix brève :
— J'exige, non pas de votre amitié, qui n'a plus pour vous comme pour moi de bons souvenirs, mais de vos habitudes de bonne compagnie, que vous acheviez le travail que vous avez bien voulu commencer pour moi. Cela pourra vous durer trois jours et vous reportera vers un passé sans nuages. Quand vous l'aurez achevé, venez me l'apporter, et si vous persistez à partir, alors je consentirai à vous dire adieu.
Sur ce, elle entra et ferma rapidement sa porte.
Le calme parfait de Mrae d'Arnheim ne m'avait laissé aucun doute sur le genre d'affection qu'elle avait pour moi, je ne conservais plus aucun espoir de m'en faire aimer. Je crus de mon devoir de faire ce qu'elle exigeait de moi, et elle m'avait bien jugé, car mille fois mon travail en me reportant au passé sons nuages, me donna envie d'accepter l'amitié qu'elle me proposait.
Huit jours après, elle me reçut le sourire sur les lèvres, et l'explication des notes que j'avais "rassemblées nous mena bientôt à des discussions d'histoire et de philosophie qui me firent oublier quelque temps ma triste situation, La mémoire me revint enfin et je lui dis brusquement :
— Eh bien ! madame, avez-votis des commissions à me donner pour la France ?
- Non, monsieur, me dit-elle, et il me sembla remarquer un certain tremblement dans sa voix, adieu et bon voyage ! et elle me tendit la main.
Cette main me parut trembler; je la serrai avec force et je me dirigeai vers la porte." Au moment ou j'allais l'ouvrir, j'entendis un petit sanglot, puis un plus fort, puis un très fort; je me retournai, et je vis Mme d'Arnheim la figure entièrement cachée par son mouchoir.
— Lucie ! m'écriai-je ; et je me précipitai vers elle pour enlever ce mouchoir et jouir de mon triomphe.
A ce moment la femme de chambre entra, Lucie avait retrouvé son sang-froid.
— C'est une lettre ? donnez.
Elle se mit à lire sans renvoyer Elisa, et. à mesure qu'elle lisait, je voyais ses traits se rembrunir, et en même temps j'avais peine à comprendre comment ces trois sanglots n'avaient pas laissé plus de larmes sur sa figure. Cette impression fut très fugitive, et m'est revenue très claire depuis, car la lecture fut courte et elle fit signe à Elisa de se retirer, et dès que nous fûmes seuls, elle s'écria d'un ton tragique tout à fait en dehors du calme qu'elle possédait d'ordinaire :
— Edouard! au nom du ciel! ne partez pas. Tout, tout plutôt que de vous voir partir.
Je n'en pouvais douter, j'étais aimé.
A partir do ce jour, je connus une Lucie entièrement différente de celle que j'avais connue jusque-là. Autant la première était pleine de sang-froid, de mesure et de goût, railleuse de tout ce qui sentait l'enthousiasme et la poésie hyperbolique, autant la seconde était prodigue de déclamations et de protestations sentimentales. Pour se défendre de moi, elle ne connaissait qu'un moyen, elle se jetait à mes pieds, et me suppliait de ne pas la flétrir, de ne pas ternir l'honneur d'une vie sans tache. Bientôt elle n'osa plus même me tenir ce langage, et me suppliait seulement avec larmes de la laisser longtemps, longtemps, s'enivrer des pures fleurs de l'amour.
J'étais si ravi de cette métamorphose dont me revenait tout l'honneur, que longtemps je m'enivrai, moi aussi, des pures fleurs de l'amour, Enfin, au bout d'un mois, je partis pour Naples, sans la prévenir, un jour qu'elle m'attendait, et, à mon arrivée, je lui écrivis la lettre suivante :
« Chère, aimée, adorée, je souffre. Je souffre de maux intolérables, » et ces maux me viennent de vous; de vous, Lucie, qui faites ser- » ment de m'aimer. Qu'une décision franche, que quelques lignes don- » nées au porteur de cette lettre me rappellent à vos pieds, ou con- « sentez, madame, à me voir fuir pour jamais celle en qui j'avais » placé toutes mes espérances et ma joie unique. »
Mon courrier revint sans lettre ; il n'avait pas vu Mme d'Arnheim, et la femme de chambre lui avait dit qu'il n'y avait pas de réponse. Je passai une journée dans le désespoir et la faiblesse. J'étais incapable d'exécuter ce départ que j'avais affirmé avec tant d'assurance. Le lendemain, à quatre heures, une lettre vint tout à coup changer ma douleur en délire de joie : « Arrivez en barque à onze heures, renvoyez la barque, escaladez la terrasse. » Deux choses cependant couvraient ma joie de nuages. Je n'avais pas vu le messager, la lettre m'avait été remise par le concierge de l'hôtel; la lettre n'était pas signée, et l'écriture en était déguisée avec un tel soin que tout autre que moi, secrétaire intime de Lucie, ne pouvait l'affirmer de sa main. Pourquoi toutes ces précautions ? Je ne savais qu'en penser, et elles me semblaient peu s'accorder avec la passion, ou s'accorder avec une trop grande habitude de la passion.
Mais le nuage fut bientôt dissipé ; ce rendez-vous tant et si longtemps désiré, "je l'avais. A onze heures, j'abordais Sorrente, et ma barque renvoyée, à onze heures dix minutes, j'attendais dans le jardin. Aucune lumière dans la maison.
La première heure d'attente, quoique pleine d'impatience, me fut douce; la seconde fut inquiète, mais patiente encore; la troisième fut employée à essayer, avec le moins de bruit possible, de forcer les portes et les fenêtres ; la quatrième à projeter, sans pouvoir m'y résoudre, de faire tapage. Enfin, pendant la cinquième heure, comme les premières lueurs' du matin avaient rendu les objets visibles, je sortis du jardin et me promenai sur la route, en attendant qu'il fut temps de réveiller mon hôtesse. J'étais accablé de fatigue et résigné. Je dormis, et, vers onze, heures, dans la toilette la plus fraîche, je me fis annoncer chez Mmc d'Arnheim, pour avoir enfin le mot de cette désagréable énigme.
Au moment où j'entrai, Lucie poussa une exclamation joyeuse :
— Mon pressentiment ne m'avait pas trompé, la résolution annoncée par votre lettre n'était pas sérieuse. En ne répondant pas à vos folies, j'ai pris le meilleur moyen de ne, pas vous perdre. Ah! puisque l'amitié est la plus forte, gardons-la donc; dispensez-moi de feindre désormais à mes yeux et aux vôtres des sentiments pour lesquels je ne suis pas faite. Mon ami, mon camarade, votre main.
Après un moment d'étonnement, voisin de l'ébètement, je fus pris d'une sourde colère, et lui dis vivement :
— Je viens savoir, madame, quelle, circonstance imprévue vous a empêchée de venir au rendez-vous de cette nuit,
— Quel rendez-vous?
— Celui que me donnait cette lettre, et je lui tendais le papier ouvert.
— Moi ! je vous ai écrit, donné un rendez-vous ? Ce disant, elle saisit la lettre et la regarda d'un œil fixe et étonné.
— Oui, on a imité ici mon écriture, mais assez mal pour que vous ne puissiez vous y tromper. Quel faussaire impudent a pu
Malgré l'invraisemblance, je commençais à la croire, quand elle froissa vivement la lettre et la tint dans son poing fermé, en jetant un regard vers la bougie rose allumée pour ses cigarettes. Toute son attitude était si complètement perfide, que je lui dis d'une voix vibrante de colère :
Madame, rendez-moi cette lettre; puisqu'elle n'est pas de vous,
c'est à moi qu'il appartient de vous venger de l'impitoyable ennemi qui l'a écrite.
— Non, non, je vais la brûler, et qu'il n'en soit plus question.
— Lucie, je veux cette lettre.
Ma voix avait été très forte, la femme de chambre entra.
— Madame a appelé ?
— Oui, dit Lucie, reconduisez monsieur.
Que pouvais-je faire? L'accabler d'injures? Quel ridicule et quelle humiliation ! Lui reprendre la lettre par la violence ? Cette lettre qu'un instinct aveugle me faisait désirer, une fois en ma possession, aurai-je admis un seul instant la pensée de m'en servir ? Après un violent et douloureux effort sur moi-même, j'obéis à son injonction. Elisa me reconduisit et ferma pour jamais la porte derrière moi.
EMILE L
(La fin au procliain numéro).
26 novembre .1864.
Les deux Toilettes des CURIEUSES au Gymnase
POCK.
(Dorvàl.)
Mme I.ANWEREINS.
; (Mlle BlaneSe Pierson.)
1 lî VICOMTE.
(M. Berton.)
l.A COMTESSE.
(Mlle Delapone.)
«5.' Unelois dM ^è^^UZfATmXa-enBeat ^^ler du costume .e plu,
D'abord oioi. dit la princesse le sais i'umorma^ pour une de ces créative.
la romance du sapeur, mais jè ne ?ars ^ fume Vf à^n^mS ë m i^n'V,11101' dlt '? °,onltesse Patapouf . je connais après la cage, voilà nos pri .cesses deP,e, fu r ùire 1^7Bti^q%tfZ^£^& E°1°tta Vlennn0?{ be«I^»« un acte, ce qm, additionné au charme de M»? Dd^SfrlSK! dTMUq.&tttl SS total S^c&M
FRANCISE, (Céline Chaumont.)