THEATRE DE LA FOIRE-SAINT-LAURENT
Situé sur remplacement où se trouve actuellement la gare de l'Est, ce théâtre était une simple baraque de planches à Texlrémité d'un terrain vague. 11 pleuvait sur les acteurs et sur le public.
De 1838 à 1845 on vit jouer au Théâtre de la Foire-Saint-Laurent ceux qu'on appelait les Jeunes orfèvres, comédiens amateurs de la troupe de M. Allaux, directeur des ateliers d'orfèvrerie de la rue des Enfants-Rouges. Noblet, qui devait succéder à M. Allaux, jouait les premiers rôles. Il était doublé- par un ouvrier menuisier, Frédéric Goubert, qu'on surnommait le Bocage de la Foii e, parce qu'il ressemblait, par le visage plus que par le talent, à cet acteur.
Le Théâtre de la Foire-Saint-Laurent, qui dis- ^ parut quand on construisit la gare de l'Est, avait pour directeur i\L Emile, qui dirigea ensuite le Théâtre dWrcole, situé dans le crypte de l'église Saint-Pierre -aux-Bœuf s, là où s'élève aujourd'hui la maison de la rue d'Arcole qui porte le n" 45. Le Théâtre d'Arcole fut démoli en 1852.
Li:S TllLÀriŒS DE l83o A 1848 ICI
TIIKATRE DU PANTHÉON
Installé dans le faubourg Saint-Jarques, dans une vieille église qui avait été une dépendance du cloître Saint- Benoît, et qui devint ensuite et resta longtemps un magasin de farine. Il ouvrit le 18 mars 1832, sous la direction d'Eric Bernard, ancien acteur à FOdéon, avec une pièce en /i actes de Sauvage, Ln Panorama. On y joua également : les Petits Souliers ou la Prison de Saint- Crépin, vaudeville en un acte, par Dennory et Oranger (2 décembre 1836) — le Pompier et lEcaillère, de Paul de Kocq (/i, mars 1837) — l'Enfant de Paris ou Misère et Liberté , par Théodore Nezel et Armand Ov... [Armand Overnay] (17 février 1838; — Parauedis, mélodrame espagnol, et le Marchand de Poussahs, vaudeville en un acte qui fut le début de Marc Michel et Albéric Second,
Eric Bernard eut pour successeur Tard, Théodore iNezel, qui était le gendre de Porcher, Debray et Blanchard. Mlle Despréaux, plus tard engagée au Oymnase, Léopold Barré de 1838 à I8/1I, et Dubourjal, furent les principaux acteurs du Théâtre du Panthéon, où les places, à la portée de toutes les bourses, coûtaient de huit à quinze sous et qui disparut vers 18/i7. A cette époque, il avait fait place à des maisons de rapport qui furent dé-
molies à leur tour, en l8o/i, lorsf|u'on perça la rue des Écoles.