THÉATRE-BOBINO OU DU LUXEMBOURG
C'était le théâtre favori des écoles. Il y avait au commencement du règne de Louis-Philippe deux Sociétés d'étudiants, les Badouillards et les Dévorants (1). Les Badouillards exigèrent une loge pour leurs chefs, à la tête desquels était un étudiant en médecine surnommé Jésus-Christ. On construisit cette loge au centre de la galerie, visà-vis la scène, et on l'appela la Loge Impériale. Elle disparut en 1835. En 1837 ou 1838, disparut également une corde qui partait du fond de la scène et pendait dans l'orchestre. Elle était placée là pour rappeler à la direction que son privilège la condamnait à la danse de corde et qu'elle ne pouvait jouer des pièces que par tolérance. Ces pièces étaient des vaudevilles, des féeries, des drames. Un ancien hercule forain, Montdidior, y tenait les premiers rôles. Il entra plus tard à l'Ambigu et y créa le personnage de Monteclair, dans la Closerie des Genêts.
Bobino eut successivement pour directeurs : Mole, Hippolyte Baudoin, de Villeneuve, Autels Noue en reparlerons plus loin.
LES THÉÂTRES DE l83o A l8/|8 163
nor Joly, de Bully, Nestor Roqueplan, Hostein, et en 1846, Colleuille, ancien acteur, qui le 30 mars, fit la réouverture du théâtre avec un prologue de Jouliaud, la Nymphe du onzième arrondissement.
Les fournisseurs ordinaires étaient Saint- Aignan, Cholet, Paul de Kocq, Edouard Pluuvier, Paul Lascaux, et Antoine Watripon.
Le Théâtre-Bobino fut démoli en 1868. Sa dernière pièce fut la Vogue parisienne^ d'Oswald et Lemonnier (jouée pour la première fois le 19 décembre 1867) (1).