SCÈNE PREMIÈRE
Garçons de café, puis ALFRED.
CHŒUR DES GARÇOxNS.
Bk'n bichonnés et bien rasés.
Bien jjommadt's et bion frisés,
Pimpants,
Fringants,
Proprets,
Coquets
Et discrets.
Quand vient minuit, l'heure joyeuse.
L'heure amoureuse.
Nous servons dans les cabinets.
între Alfred ; babit noir, cravate blaache, serviult.i à la niaia. ALFRED.
La maison coiiiple sur vous, messieurs ; nous avons ce soir, ici, une grande fêle, un bal masqué olIVri, à toutes ces dames ei à tous ces messieurs par un Brésilien fiaîchoment débarqué^ ce sera charmant et le souper sera formidable! Appelé par la
confiance du patron à l'honneur de vous commander, je ne crois pas inutile de vous donner quelques conseils.
Avant toute chose il faut être Mystérieux et réservés; N'ayez jamais l'air de connaître Ces messieurs quand vous les servez.
Si parfois au bras d'une actrice Un liom'ne grave ici se glisse,
Fermez les yeux !
Ne gênons pas les amoureux^
Fermez les yeux.
TOUS
Fermons les yeux, Ne gênons pas les amoureux, Fermons les yeux.
ALFRED
Quelquefois la porte résiste.
Soyez prudents en pareil cas.
Le garçon maladroit insiste.
Mais le malin n'insiste pas.
Sans frapper, partez au plus vite Et quani vous reviendrez ensuite,
Fermez les yeux.
Ne gênons pas les amoureux,
Fermez les yeux.
TOUS
Fermons les yeux, Ne gênons par les amoureux, Fermons les yeux.
ALFRED
(Parlé.) Allez, messieurs; et chacun à son poste.
II dépose sa serrielte sar ua meabla. Sorteat les garçons de café