‹ La vie parisienneChapitre 80 sur 92 · RONDEAU · texte numérisé non relu

RONDEAU

C'est ici l'en rlroit redouté des mères, L'endroit effroyable où les fils mineurs Font sauter l'argent gagné par leurs pères, Et rognent la dot promise à leurs sœurs.

Minuit sonne, écoutez,

Mon cher, et profilez.

A minuit sonnant commence la fête,

ftlaint coupé s'arrête,

On en voit sortir De jolis messieurs, des femmes charmantes

Qui viennent pimpantes

Pour se divertir; La fltur du panitr, des brunes, des blondes, Ef, bien entendu, des rousses aussi...

Les jolis mt'Sjieurs so.it de tous les mondes. C'est un peu mêlé ce qu'on trouve icil Tout cela s'anime et se met en joie.

Frou frou de la soie

Le long des couloirs ; C'est l'adagio de la bacchanale

Dont la voix brutale

Gronde tous les ï^oirs!

Rires éclatants, fracas du Champagne, On cartonne ici, on danse là-bas.

Et le fJano qui grince accompagne Sur des airs connus d'étranges ébats I Le bruit monte, monte, et devient tempête.

La jeunesse en fête

Chante à plein gosier; Est-ce du plaisir ou de la furie?

On parle, on crie

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