ACTE QUATRIEME
Tant qu'on peut crier! Quand on ne peut plus, il faut bien se taire, La gaieié s'en va peiit à petit; L'un dort tout debout, l'autre dort par terre. Et voilà comment la fête finit.
Quand vient le matin, quand paraît l'aurore,
On eu trouve encore
Mais plus de gaieté, Les brillants viveurs sont mal à leur aise, El dans le grand seize
Un voudrait du thé.
Ils s' en vont enlln, la mine blafarde. Ivres de cliam pagne et de faux amour, Et le balajeur s'arrête, regarde, Et leur crie : Ohé ! les heureux du jour I
Moi aussi, je suis venu pour me divertir.
li veut prendre la taille de Mélella; celle-ci se dégage, WÉTELLA.
Qu'est-ce que c'est ?. . .
GONDREMARK.
Celte réponse, Métella? vous n'avez pas oublié que vou3 avez, une réponse à me donner...
MÉTELLA
Li r<^ponse à la lettre de M. de Frascata.
GONDREMARK.
Oui, vous savez...
WÉTELLA.
Jesa;>^ je sais... Eh bien, mon ami, celte réponse...
GONDREMARK.
C'est oui...
Non, c'esi non.
Non...
METELLA
GONDREMARK.
96 LA VIE PARItilliNNB
MÉTELLA
Non...
GONDREMARK.
Allons donc, pas possible...
MÉTELLA
Raisonnons un peu, mon ami... Ce que vous voulez de moi, c'est mon cœur...
GONDREMARK, après une certaine hésitation.
Oui.
MÉTELLA
Eh bien... pour le moment, c'est comme un fait exprès, mon cœur est pris pour le moment; je suis amoureuse, éperdument amoureuse...
GONDREMARK.
Qu'est-ce que ça fait?...
MÉTELLA
Ça fait beaucoup; si je vous écoutais maintenant, ce serait par dépit ; si je me donnais à vous, ce serait parce que ji^ suis folle; dans ces conditions-là, j'en suis sûre, vous ne voudriez pas de moi...
GONDREMARK.
Mais si!...
MÉTELLA
Vraiment?...
GONDREMARK.
Parole 1...
MÉTELLA
Ohl ces hommes...
GONDREMARK.
Nous sommes comme ça, dans le Nord... Voyons, Métella...
METELLA
J'ai dit : non.
GONDREMARK.
A la bonne heure, mais je n'aurais jamais cru qu'un étranger arrivant à Paris, avec de bonnes références... (Avec fureur.) C'est indigne, ee que vous faites là, c'est abominable!...