TOUS LES TROIS
Continuez.
LE BARON
Monsieur m'a fait croire que j'étais invité dans le grand monde, et m'a envoyé chez vous, vous savez bien?
ROBINET
Eh ! eh! cela devient une affaire personnelle... Dites tout de suite que vous vous y êtes ennuyé chez moi.
LE HARON.
Je ne peux pas dire ça... d'abord parce que ce ne serait pas poli... et puis parce que ça ne serait pas vrai.
GARDEFEU.
Vous ne vous êtes pas ennuyé?
LE BAROM
Oh! noa!
ROBINET
Vous vous êtes amusé p&ul-être ?
Et ferme !
TOUS
De quoi vous plaignez-vouS; alors ?
LE BRÉSILIEN
Écoulez-moi bien, de quoi vous plaignez-vous puisque vous vous êtes amusé ?
LE BARON
C'est vrai, au fait, puisque je me suis amusé, de quoi est-ce... Je n'avais pas considéré la question à ce point de vue.
BOBINET. éclatant.
Non vraiment, messieurs, c'est trop fort... Gomment, mon ami vous trouve à la gare... il se dit : voilà un malheureux étranger qui \aélre berné, volé, pillé... il vous emmi'ne chez lui, il vous loge, il vous héberge... il vous fait faire ma connaissance !... et vous vous plaignez II...
TOUS LES TROIS, furieux.
El vous vous plaignez IM
BOBINET.
Est-ce que mon vin de Champagne n'était pas bon?
LE BARON
Si fiit, très-bon !
BOBINET.
Et madame l'amirale... hé?
Oh ! iLadame l'amirale!... très-bonne aussi, madame l'amirale.
GARDEFEU.
Eh bien, alors?
LE BARON
C'est vrai... en examinant bien la chose... je ne vois pas du tout de quoi je pourrais me plaindre.
BOBINET.
Tout est arrangé, alors ?
LE BRÉSILIEN
Il n'y a plus qu'à leur donner des petits couteaux.
GARDEFEU.
Puisqu'on vous dit qu'on n'en veut plus.
BOBINET.
11 est insupportable à la Gnl