‹ La vie parisienneChapitre 49 sur 50 · C.3> '^^<ï t^t "ue comme q · texte numérisé non relu

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nuiniiié Jeune-France , j'ai cru qu'après avoir constaté le nombre de ses on(;le5 et la longueur de son poil, la couleur de son cuir, ses habitudes et ses appétits, il ne serait pas d'un médiocre iniérët de voua faire savoir où il vit et où II perche , et j'ai pensé que la description de cetle chambre aurait autant d'importance aui yeui des naturalistes que celle du nid de la mésange des roseaux ou du petit perroquet vert d'Amérique.

Les sept ou huit peri^oniiages réunis dans cetle chambre singulière n'étaient guère moins singuliers : les ligures étaient en tout dignes du fond.

Leur costume n'était pas le costume français, et l'on eut été fort embarrasse de désigner précisément à quelle époque et à quelle nation il appartenait. L'un avait une barbe noire [aillée à la François 1", l'autre une pointe et les chcveui en brosse, à la Sainl-Mégrjn, un troisième une ro)alc, comme le cardinal Richelieu; les autres, trop jeunes pour posséder cet accessoire important, s'en dédommageaient par la longueur de leur chevelure. L'un avait un pourpoint de velours noir et un pantalon collant, comme un archer du moyen âge; l'autre un habit de conventionnel , avec uu feutre pointu de rafflné; celui-ci, une redingote de d.indy, d'une coupe eiagérce et une fraise à la Henri IV. Tous les autres détails de leur ajustement étaient entendus dans le même style, et l'on eAt dit qu'ils avaient pris au hasard et les yeux fermés, dans la friperie des siècles, de quoi se composer, tant bien que mal, une gardc-robc complète. Les occupations de ces dignes individus étaient tout à fait en rapport avec leur extérieur.

Le François I" chantait faux, et avec un accent normand, une romance espagnole.

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