‹ La vie parisienne sous la restaurationChapitre 13 sur 41 · VARIÉTÉS · texte numérisé non relu

VARIÉTÉS

Le 12 avril 1827, représentation de retraite de Potier. Après la pièce, il chante ce couplet de circonstance, adressé au })ublic :

De vous plaire j'eus le bonheur

Dans ma carrière dramati(|ue ;

Mais l'àge arrête mon ardeur... Recevez les adieux de votre vieux comique.

De vos bontés il va se séparer ; Mais, eu soui^cant qu'il faut ([u'il se; rclii'e, Pendant (piin/.e ans celui qui vuu^^ fit rire Ce soir, liélas ! se seul près de pleurer.

Ouoi(pie l'àge arrêtât son ardeur. Potier, quelques mois plus tard, cnli'ait aux Nouveaulés.

La salle construite par Celerior en 1769 lut fut incendiée dans la nuit du 13 au l 'i jiiillit i8t?7, aussitôt après la répétition, qui a\;iit suivi le spectacle, d'un mélodrame, la Tribal ière, dans lequel il y avait un feu d'artidce qu'on voulait essayer. En moins d'une heure, la scène et la salle furent complètement brûlées.

L'autqrité exigea l'isolement du théâtre. Les directeurs auraient voulu la rebâtir au même endroit, mais il aurait fallu pour cela acheter quelques pieds de terrain à la Gaîté, qui s'empressa d'en demander un prix exorbitant. L'administration de l'Ambigu se décida alors à acheter, au coin de la rue de Bondy et du boulevard Saiul-Miirtiu. l'ancien hôtel Murinais et sur son emplacement fut bâti, par Hittorll" et Lecointre, le nouveau théâtre. Il coûta près de 1 .700.000 francs.

La nouvelle salle fut inaugurée le 7 juin 18'28 avec la Muse du boulevard, prologue mêlé de couplets, par Li'opold, Jules, Dulong et Saint- Amand, et la Dame voilée, pièce de lancien répertoire. La duchesse de ISerry assistait à la représentation.

L'And)igu avait ahu-s pour directeurs Mme \ ve Audinot et Sennepart.

130 Î.A vu: l'AiUSIlCNNË

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