‹ La vie parisienne sous la restaurationChapitre 16 sur 41 · THÉÂTRE COMTE · texte numérisé non relu

THÉÂTRE COMTE

Le Théâtre Comte avait d'abord fonctionné dans une cave de l'hôtel des Fermes, rue du Buuloi.

Le 2 juin 1817, il donna sa première représentation dans la salle du Mont-Thabor, où les frères Franconi avaient instalhî leur Civque-Olympique. Dans l;i salle du iMont-TIialxtr, Coi.nte était autorisé a jouer des pièces à tableaux, à condition (|u"uM liih-au d(! gaze sépai-erait les acteurs du piiMic et que les entr'actes seraient occupés par (h's toiii-s (h' [)hysi(jU(;. An boul d'uu lUdis, il f.illut abandouurr l'cnl rcprisi;.

\1) CiiAAUjNS DAndK, Jlialoire criliijUf cl lillt-raivc des lliéùire.t lie Paris ; année 1822... p. GTl.

Comte transporta ensuite son théâtre au passage des Panoramas — où il obtint l'autorisation de former une troupe d'enfants (1), mais à condition de ne pas en faire paraître plus de trois sur la scène — et enfin au passage Choiseul, dans la salle qui sera celle des B(juires.

C'est dans la salle du passage des Panoraniiis qu'il avait commencé à ;d)andonner un peu l'escamotage et la ventrilo({ui»', pour devenir un vi-ai directeur de théâtre. Il n'eut pas à le regretter.

Le critique dramatique de la Foudre, dans le numéro du 10 di'ccmbre 18'22, consacrait à ce théâtre enfantin un article très élogieux, si élogieux qu'il n'est peut-être qu'un communiqué :

« Le spectacle de M. Comte, passage des Panoramas, est toujours très suivi. Un foyer décoré avec élégance, les prestiges du magicien, et des pièces morales jouées par de jeunes enfants font de ce théâtre le rendez-vous de la bonne société. Benjamin tient toujours les gobelets de l'habile escamoteur; mais pour ne pas ressembler à l'autre, il ne remplit qu'un rôle muet. La salle est une vraie bonbonnière. La graudeurdu théâtre est en rapport avec la taille des comédiens... »

Comte était nu directeur extrêmement habihi et qui connaissait tous les trucs de son métier.

(1) Hyacinthe y débuta en 1820 à sept ans.

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PETITi: CHRONIQUE DES THEATRES DE PARIS 111

Il oxcelloit (liins les boiiiincnts cl savait c.\ti;nr(' d'une réclame bien faite son inaxiinuin de pidil.

Il avait inventé, pour remplir son théâtre, les billets de famille, les médailles, les loges réservées aux lauréats des pensions et des collèges.

Les billets de famille ou billets roses donnaient droit à quatre places en demi-tarif, mais avec obligation de prendre au contrôle une médaille qui coulait deux sous et sur laquelle était l'adresse de Comte.

Pendant les vacances, des billets étaient réservés aux lauréats. Ces billets étaient gratuits, mais les personnes qui accompagnaient les lauréats payaient leur place, et c'était là-dessus que la direction se rattr,i[)ait.

Sur ses billets et ses al'liches. Comte inscrivait ces vers, dans lesquels il louait son théâtre :

Par les mœurs, le bon goût, modestement il brille Kt sans danger la mère y conduira sa fille.

En réalité, chez les jeunes actrices de théâtre Comte, l'amour n'attendait pas le nombre des .années. Il courut sur ce point des bruits assez fâcheux, et l'autorité, à (|iii rien n'échappe, dut enjoindre au directeur d»; m\ ])lus engager que des artistes majeurs et par conséquent autorisés à se mal coinhure. Il rn prnliln pc>ur iibandunner les pièces enfantines et pour jnurr des pièces

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à cosliimi'S et à trucs, dos féeries, et des opérascomiques. •

Le tliéàtro Comte dispiu-ut eu 1855.

TIIÉATP.P- DES ACROBATES

Il lut fondé, en 1816, par .Mme Saqui, dans raiicicnne salle des Délassements-Comiques, sur le boulevard du Temple.

CI HOUE Fr.ANCOM OU OLYMPIQUE

Il était situé sur le boulevard du Teiiqde. Dans la soirée du 15 au 16 mars 18'26, il prit l'eu. Ou jouait f Incendie de Salins, [^incendie de Salins fut suivi de celui du cirque, qui n'avait pas été prévu dans le prog'r.imme.

Le ministre de Plntérieur accorda aux frères Franconi un nouveau ])rivilège de dix ans, avec l'autorisation de construire une nouvelle salle sur le boulevard du Temple, entre riiùtel Foulon et I ' a n c i e n A m b i gu .

Les frères Franconi, après vingt années de direction, cédèrent, en 1827, leur privilège à Adolphe Franconi, lils aine du plus jeune des deux frères, à Ferdinand Laloue et à Vilain de Saint-llilaire.

Le 31 mars J827, la nouvelle salle, bâtie par Adam et Dreux et (jui !'e])r(''senlait 1 int(''rieur

pi:tite ciinoNioTE nrs théâtres de paims 143

(ruiie iiiunoiist! tciito souIhuuo ]);ir douze lancos en fci' forgé, lut inaugurée avec une pii'-eo en trois actes de Carmoucho, Dupeiity et Bra/ier, le Palais, la (hiinçjucllt' ef le dhainp de ha la il le.

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