LE THEATRE ET LES CALICOTS
Le 12 juillet 1817, Scribe et Dupin firent jouer aux Variétés une pièce intitulée le Combat des montagnes ou la Folie Beaiijon. C'était une sorte de revue dans laquelle les auteurs raillaient assez agréablement toutes les nouveautés du jour et en particulier les montagnes russes, qui jouissaient alors d'une grande vogue : « Toute ces montagnes personnifiées, avec M. Titan leur entrepreneur, venaient se disputer le prix devant le tribunal de la Folie, juge bien compétent du procès. Il y avait aussi Jean Leblanc, meunier de Montmartre, plaidant en faveur de l'illustre colline qui surmontait sou moulin; puis un petit serrurier bossu (jui eu voulait généralement à toutes les montagnes dont il avait plein le dos. Un autre personnage encore, c'était Lantimèclie, rennenii des nièclies, des quinijuets, des révtu'bères, de tous les vieux procédés d'éclairag(! qu'il va remplacer par le gaz hydrogène, car nous trouvons dans cette revue la
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date de rintroduction du gaz, qui excitait Tétounemeut universel, et qui suivit de })rès les bateaux à vapeur (i ). »
Daus une des scènes de cette revue apparaissait un commis marchand: M. Cfl//co/ (2), qui portait des moustaches (ce qui semblait réservé aux officiers), une cravate noire, des bottes, des éperons, et un œillet rouge à la boutonnière.
Accompagné par la danseuse Hortensia, M. Calicot, comme les autres personnages de la pièce, se présentait devant la Folie :
CALICOT
Nous sommes venus si vite (c'est moi qui conduisais) que j'ai accroché le phaéton de ce gros colonel ; ça a manqué d'avoir des suites. J'ai vu le moment où ça allait compromettre... le vernis de ma voiture.