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san n’aime point mettre les autres au courant de ses affaires ; aussi réclame-t-il une absolue discrétion. Or, la loi rend la déclaration obligatoire !
On peut dire que, grâce aux différents vaccins, le charbon symptomatique et la fièvre charbonneuse ont pratiquement disparu de la région.
De nos jours on enregistre encore des pertes, mais celles-ci sont de plus en plus rares et ce sont toujours des cas isolés.
Le propriétaire ou le syndic de la montagne sinistrée réclament immédiatement la vaccination des animaux qui restent et tout est terminé. Les cadavres, lorsque cela est possible, sont en général enlevés par l’équarrisseur. ou sont enfouis entre deux couches, soit de chaux vive, soit de fumier. La fosse est condamnée par des fils de fer ou par des plantations d’arbustes.
Avant la découverte des vaccins, il n’en était pas de même, et les vieilles gens se souviennent encore des hécatombes d'animaux que ces maladies déterminaient autrefois.
L’imagination populaire est encore frappée de ces anciennes histoires colportées, et le plus souvent d’ailleurs considérablement grossies.
On parle beaucoup, à la veillée, de ces charbons & blancs » ou « noirs »h.., et chaque fois que, dans Pexploitation, une maladie suraiguë détermine la mort rapide d’un animal, il y a toujours une « branche » ou une « pointe » de charbon! Malgré les conférences, les articles de journaux, les idées de nos paysans sur la bactériologie ne sont pas très nettes. On en voit une preuve également dans la manie qu’ils ont d’attribuer