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aux vaccins des méfaits imaginaires : telle vache vaccinée à eu des mammites ! telle autre a avorté ! telle autre a eu de la diarrhée ! telle autre s’est tracturé la jambe !
Nous avons dit que les cadavres étaient détruits. Il n'en est pas toujours ainsi. Îl arrive, et peut-être plus souvent qu'on ne le pense, que le cadavre, soumis à un simulacre de saignée, soit débité et livré à la consommation. Les quartiers de viande sont promenés de village en village, de porte en porte, et chacun fait son emplette.
Des ménagères donnent quelquefois cette viande aux chiens ou la détruisent, et c’est alors une forme d'assurance mutuelle contre la mortalité du bétail, mais bien souvent la viande est consommée par toute la maisonnée et, il faut bien le dire, sans produire de ” désordres appréciables. |
Il n’en va pas de même pour celui qui prépare et débite l’animal. Tout le monde se souvient ici de Îa tragédie de la région de Saint-Donat (au printemps 1928) où deux hommes, pères de famille, trouvèrent la mort. Tous les consommateurs ressentirent alors des troubles divers pour le plus grand bien du pharmacien qui vendit des quantités industrielles de « dépuratifs ».
Les deux charbons existent quelquefois simultanement dans la même montagne, mais en général sont séparés. É.] ie
Le charbon symptomatique sévit un peu partout, surtout dans les régions de Laqueuille, Murat, Le
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Quaire, Perpezat, Orcival; Vernines. La fièvre charbonneuse est cantonnée dans les régions de Besse et Latour-d’Auvergne.
De toutes les maladies qui atteignent les animaux des montagnes, c’est sans contredit la fièvre aphteuse qui est la plus grave et la plus fréquente ; c’est une des raisons pour lesquelles la fièvre aphteuse semble exister dans notre pays à l’état endémique.
Au cours de l’estivage es propriétaires vont voir leurs animaux. Ils les palpent, les manient pour se rendre compte de leur état. Si la maladie existe dans l’exploitation, le germe peut être transporté, et le troupeau entier se contamine.
Inversement, si la maladie existe dans la montagne, le propriétaire infecte de la même manière son exploitation.
Des animaux, au cours de l’estivage, peuvent être conduits dans des foires. Là, ils peuvent se trouver en contact avec des malades. Invendus, ils peuvent être reconduits dans la montagne, et infecter le troupeau.
Enfin, si la maladie se déclare au terme de Ia saisun, les premières neiges chassent les animaux qui apportent la maladie dans les diverses exploitations.
D'ordinaire la fièvre aphteuse est relativement bénigne. On enregistre bien quelques pertes mais peu fréquentes, surtout si l’on considère le nombre des sujets atteints.
Toutefois les lésions des pieds sont bien gênantes. Dans la montagne, les animaux sont toujours en mouvement, ils doivent se déplacer pour trouver leur sub-
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sistance, et ceci aggrave la situation. On voit des arthrites du pied, du boulet, qui immobilisent complètement les patients. Les animaux maigrissent et conservent parfois des lésions définitives. D’autre part, des graviers peuvent se loger entre la corne nouvelle et celle qui tombe, déterminant de très longues claudications.
En disparaissant, la maladie peut laisser des abcès froids plus ou moins importants, en des points les plus divers.
La présence du taureau dans la montagne détermine au premier chef la propagation de l’avortement épizootique.
Une seule vache atteinte et la maladie s’étend rapidement sur tout le troupeau. Aussi, les génisses ou les vaches, qui descendent des montagnes, avortent fréquemment et transmettent la maladie à leurs voisines d’écurie.
L’avortement sévit alors avec son cortège habituel, la non-délivrance, les arthrites, la stérilité.
Nous savons que le taureau n’est pas le seul responsable, et que la maladie se propage par d’autres voies, mais nous estimons que la suppression radicale du taureau dans la montagne déterminerait une régression de cette infection. On pourrait également généraliser les examens du sang, et écarter toute bête réagissante. Mais les prises de sang qui doivent se répéter sont dispendieuses, et les résultats des examens n’ont pas toujours la précision nécessaire.
On voit, et toujours dans les mêmes montagnes, une maladie grave appelée « fleur de sang », qui est une
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entérite hémorragique. Elle est caractérisée par la présence de sang dans les matières fécales. La quantité de sang varie beaucoup. Ce sont quelquefois de simples caillots coiffant les matières fécales, d’autres fois, c’est une véritable hémorragie intestinale et le sang s’écoule en abondance.
La gravité de la maladie n’est, en aucune façon, fonction de la quantité de sang évacuée. Le malade peut fort bien mourir en quelques heures avec seulement de petits caillots et, d’autre part, nous avons vu des animaux guérir, et assez rapidement, après une hémorragie importante. |
La maladie s'accompagne ou non de diarrhée, mais, si la diarrhée existe, elle se poursuit longtemps aprés la guérison, et quelquefois même ne disparaît jamais.
La maladie fait son apparition au début de l’estivage, et sévit avec une plus grande intensité Îles années pluvieuses. Elle est beaucoup plus grave chez les mâles que chez les femelles, et n’atteint en général que les animaux jeunes jusqu’à deux ans. |
Cinq à dix jours après le début de l’affection apparaissent parfois des crises nerveuses simulant l’épileosie, mais sans évacuation. Cette complication entraîne habituellement la mort.
Pour Moussu, il s’agit là soit d’une psorospermose, soit d’une coccidiose intestinale. Certains verraient Jà une forme de piroplasmose.
On signale, par places, dans nos montagnes, des accidents oculaires d’allure manifestement contagieuse et cela, en dehors des filaires dont la présence est rarement constatée.
La cornée devient laiteuse, hémorragique, avec parfois des sphacèles. Les lésions régressent en général, et disparaissent en laissant des taches plus ou moins importantes. Mais il se peut que la lésion soit définitive, l’animal devient alors borgne ou même aveugle.