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CHAPITRE II

La “montagne” et les migrations

L — Historique

Philippe Arbos, dans son ouvrage sur les Alpes françaises, constate que l’émigration existe depuis la plus haute antiquité.

Il en est fait mention dans le testament d’Allon, en 739. Au xI° et au xur° siècles, les documents abondent. Au x1r° siècle, les formes d’exploitation et d’activité, sous lesquelles la vie pastorale se manifeste, ont déjà un caractère si bien déterminé et si original, qu’on peut induire, avec vraisemblance, qu’elles se perdent dans un lointain passé.

Nul doute qu’il en soit de même dans nos montagnes d’Auverge. |

Luquet, dans sa géographie botanique de l’Auvergne, dit que: « Dès les temps les plus reculés, les « hautes croupes de nos coulées basaltiques ont été

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« occupées par l’homme ‘et ses troupeaux ». D’après Marty, « c’est même au néolithique, donc longtemps & avant les premiers travaux de dessèchements des « marais de la Limagne que la vie pastorale a fait la « conquête du Massif Mont-Dorien. L'étude des cases « en pierres sèches du Chazaloux avait déjà conduit & J.-B. Brouillet à dater du néolithique l'installation « de l’homme sur les hautes régions de l'Auvergne ».

On croit généralement que les montagnes étaient, dès le début du Moyen-Age, propriété des seigneurs. Ceux-ci faisaient énergiquement respecter leurs droits.

Peu à peu les seigneurs ont cédé les montagnes à des collectivités, plus rarement à des particuliers.

Les concessions seigneuriales faisaient mention de réglementations sévères. Elles comportaient des droits importants, comme par exemple celui accordé aux montagneux d’arrêter en période de sécheresse, le cours de tous les fils d’eaux et ruisseaux traversant la montagne, alors même qu'ils serviraient à l’exploitation d’un moulin ou d’une usine. À

La Révolution, par la vente des biens nationaux, a achevé le mouvement en faisant passer les dernières montagnes aux mains d’acquéreurs particuliers.

Les propriétés collectives intéressent tous les habitants d’une même commune où, le plus souvent, d’une section de commune. Le séjour des animaux y est fixé d’une façon très étroite.

Le règlement de jouissance des Fraux et communaux des quatre villages de Bughes, La Roche, Verminis et le Tronc édicté par le Maire de Perpezat, le 1* mars 1839, stipule « que chaque chef de famille ou tenant

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Le buron de la Montagne de Coquelogne

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