‹ La vieChapitre 29 sur 171 · ORCHIDÉES · texte numérisé non relu

ORCHIDÉES

peu nombreuses, les bombacées, dont la fleur rappelle celle des mauves (malvacées), que l’on trouve les arbres les plus gros de la terre, entre autres le baobab. Le développement des arbres de ce groupe, tous habitants des contrées tropicales, est surtout extraordinaire en largeur; leur tronc, en forme de barrique ou d'œuf allongé, étend horizontalement des branches d'une longueur extrême.

En général, si parmi les végétaux dicotvlées on met d'une part ceux dont les proportions sont les plus grandes, et d’un autre côté ceux dont les organes reproducteurs sont les plus compliqués ou bien les plus parfaits, on verra que parmi ceux-ci il n’existe aucun végétal de la taille des premiers, et que, parmi les plus grands végétaux dicotylés, il en existe très-peu dont les organes reproducteurs puissent être rangés parmi les plus compliqués; et, l’on trouve à mi-chemin entre eux un très-grand végétal, le baobab.

Cette observation s’applique également et avec une singulière identité aux monocotvlées. Sauf le draepnier, les palmiers sont les plus grands monocotylés ; or, leurs organes reproducteurs s’éloignent fort de la perfection. Les orchidées sont de toutes les monocotvlées celles (pii ont les fleurs les plus compliquées ; or, ces plantes sont de très-petite taille, et on trouve à mi-chemin une énorme liliacée, le draconier.

Elle s’applique également aux végétaux dont l’embryon n’est pas cotylédoné. Les plus grands sont les fou-

gères arborescentes, où il n’v a pas même un rudiment de fleur ; les feuilles portent directement les spores. Et ce sont les petites équisétacces qui, dans cette classe, portent les organes reproducteurs les plus compliqués.

Enfin, c’est parmi les conifères, dont les organes reproducteurs sont si simples, que se trouvent les gigantesques pins de l’Amérique du Nord, c’cst-à-dirc les végétaux les plus élevés de la terre *.

[159t] Nous venons de parcourir une suite d'espèces où l’organisme va croissant, depuis les byssus jusqu’aux conifères. Au-dessus de celles-ci, c’est-à-dire supérieurs aux conifères, nous retrouvons les dicotylées dont nous avons étudié succinctement l’organisation particulière, telle qu’elle se montre dans le chêne. Mais, parmi la multitude d’espèces dont l’embryon est dicotjlé, trèspeu atteignent les proportions et. la durée des chênes.

Les plantes acotylées présentent à elles seules plusieurs séries d’organisations, depuis l’humble byssus jusqu’aux fougères arborescentes. Ces byssus ne durent que peu de jours ; d’autres plantes, les charas, par exemple,

1 Ces arbres croissent ilans une petite vallée du Mexique, à 1,500 mètres au-dessus du niveau de la mer. Les deux plus grands ont, l’un, 51 mètres de circonférence et 100 mètres de hauteur, le second, 30 mètres ,1e circonlércnce et 110 mètres de hauteur.

Mais un autre, mort et renversé, mesure 57 mètres de circonférence a la hase. On pense qu'il a du avoir 100 à 170 mètres d’élévation. En tombant, il s’est brisé à une hauteur de 100 mètres, et. là, son tronc a encore une circonférence de 15 mètres. Par le compte de ses entiches concentriques [158c) on a trouvé qu’il était âgé de 5,000 ans.

L'écorce de ces arbres a deux pieds d’épaisseur.

PLANTES AN N l' ELLES.

durent toute une saison ; certaines fougères, chez nous notamment, poussent chaque année de nouvelles feuilles chargées de spores qui meurent à l'automne; la tige seule reste vivante sous le sol ; et, sous les tropiques, d’autres fougères atteignent les proportions et la durée d’un grand arbre.

De même, les monocotvlécs, à elles seules, présentent plusieurs séries d'organisations où, depuis les humbles espèces aquatiques jusqu’aux superbes palmiers et au draconier d’Orotava, la distance est grande; et entre ces termes extrêmes on trouve beaucoup plus d’espèces intermédiaires, soit quant à la durée, soit quant à la taille, qu’on n’en trouve entre les byssus et les fougères en arbre.

De même enfin, les dycotylées présentent des séries analogues, mais beaucoup plus riches, non-seulement par la supériorité générale de l'organisme, mais par le nombre des formes végétales intermédiaires, depuis les plus mignonnes espèces cachées sous l'herbe jusqu’aux châtaigniers de l'Etna.

[159m] Si nous considérons la durée du végétal, nous voyons d'abord des plantes herbacées dont la végétation parcourt en très-peu de temps toutes ses phases, depuis la germination jusqu’à la fructification et la mort : tels sont le cresson alénois, le cerfeuil. O11 nomme annuelles toutes ces espèces dont la végétation ne dure qu’un an au plus.

D’antres espèces, pendant la première année, germent

H2 ■ • VÉGÉTATION

et développent les organes de leur végétation, mais ne fleurissent et ne fructifient que la seconde année : tels sont les choux, les betteraves, etc. On nomme ces espèces bisannuelles.

D’autres, tels que le beau pois rose, l’asperge, l’aconit, la pivoine, l’ancolic, poussent des rameaux herbacés qui fleurissent, fructifient et meurent dans le cours d’une saison, mais dont la tige ou ses analogues [158t] [159j] continuent à vivre sous la terre et poussent chaque été une nouvelle tige herbacée. On appelle ccs plantes vivaces.

Page 1