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CHALEUR ANIMALE

pour les oiseaux. Cetle chaleur interne ne varie presque point, malgré les oscillations de la température ambiante. Par un temps froid, l’animal mange et respire davantage; la transpiration diminue, et la production de chaleur, par suite de la combustion intérieure, s’accroît de manière à s’opposer au refroidissement. Par un temps chaud, la transpiration augmente ; l’évaporation des liquides à la surface de la peau se fait en partie aux dépens de la chaleur de l'animal et tend à la diminuer à mesure que la chaleur de l’atmosphère s’élève. Il en résulte une permanence' remarquable dans la chaleur interne de ces êtres, — excepté en cas de maladie, où cette chaleur interne peut s’élever de 4° à 6° en plus.

On est arrivé, par des expériences variées, à reconnaître que la chaleur produite par les animaux à sang chaud correspond, sensiblement, à celle que développerait la combustion des quantités de carbone et d’hydrogène qui se combinent dans leur sang avec l’oxygène de l’air.

Il n’est pas étonnant que cette élévation de température intérieure ne se rencontre point habituellement chez les végétaux, puisque les phénomènes de Combinaison chimique, par suile de la respiration, ont chez eux non pas seulement un tout autre caractère, mais une intensité incomparablement moins grande.

La résistance des organismes animaux à l’influence des températures ambiantes est très-limitée. Placés dans des étuves chauffées de 60° à 90°, leur température interne s’élève peu à peu de 4° à 5° au-dessus de l’état

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normal. Si l’on prolonge trop l’expérience, leur température s’accroît encore, et la mort survient quanti l’accroissement est de 5° à 7°.

La température des animaux placés dans un mélange réfrigérant 1 s’abaisse très-vite, et, quand ils ont perdu 1 4° à \ 5° de chaleur, ils meurent.

Dans une atmosphère gazeuse tres-refroidie. ils ré-, sislent beaucoup plus longtemps, parce que les gaz ayant un faible pouvoir conducteur [58], la déperdition de chaleur interne y est moins rapide ; mais la mort arrive toujours dès qu’ils ont perdu eriviron le tiers de leur température normale.

La résistance des animaux à l’élévation de la température est subordonnée à l’état de sécheresse de l’air. On a vu l’homme, dans des étuves dont l’air était sec, résister sept minutes à des températures de 95° et même de 109°. On a vu une jeune fille rester exposée pendant dix minutes à une température de 140°. Mais, lorsque l’air d’une étuve est saturé de vapeur d’eau, c’est-à-dire extrêmement humide, l’homme peut à peine y supporter quelques instants des températures très-inférieures à celles que nous venons de dire, et sa température propre monte rapidement jusqu’à ses limites extrêmes, parce que, dans l’air saturé de vapeur, l’évaporation de la sueur ne peut plus se faire et procurer de refroidisse-

* On appelle ainsi certains mélanges (par exemple, de glace et de sel marin [SGffj) au moyen desquels on produit des froids intenses. La théorie de ces mélanges passe pour très-simple aux yeux de tons les professeurs de physique élémentaire. Voyez donc leurs traités.

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