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CHALEUR ANIMALE

ment. Même, un animal dont la température était de 40° ayant été introduit dans une boite contenant de l’air saturé à 38°, lorsqu’il en fut retiré, après quarante minutes, sa température était montée à 42", 4 (quarantedeux degrés et quatre dixièmes de degré). Quoique la température ambiante fût inférieure à la sienne, la température de l’animal s’était élevée, parce que, tandis qu’il continuait à produire de la chaleur par la respiration, l’évaporation de la sueur ne sc faisant point n'avait pu lui procurer le refroidissement nécessaire au maintien de l’équilibre. (Béclard.)

D’ailleurs, à l’aide des vêtements, du feu, de la nourriture et de l’exercice, l'hômme résiste beaucoup mieux au froid qu’à la chaleur. Des navigateurs qui ont séjourné près des pôles ont vu le thermomètre descendre à — 48° — 49° et même — 56° au-dessous de 0°. 11 y avait donc alors quatre-vingts à quatre-vingt-dix degrés de différence entre la température de leur corps et celle du milieu où ils vivaient.

[164/] Nous n'étudierons pas ici les facultés les plus importantes qui dépendent du système nerveux 1 : elles seront l’objet d’une analyse qui servira d'introduction au livre des Commencements de l'humanité.

Il n’entre pas davantage dans notre plan d’étudier maintenant en détail les fonctions de relation ; mais il est indispensable de les reconnaître.

1 La volonté, l'instinct, l'intelligence.

». «ta*

212 ANIMALITÉ

On appelle fonctions de relation celles qui mettent l’animâl en rapport, en relation, avec le monde extérieur.

Tous les physiologistes, tous les naturalistes, les confondent, à tort assurément, avec les fondions de la vie animale , c’est-à-dire avec les fonctions qui, selon eux, sont particulières à l’animal et le distinguent du végétal.

Le fait fondamental de la vie animale, c’est la contractilité, c’est-à-dire la propriété que possèdent certains organes de se contracter sous certaines influences.

Comment s'opère cette contraction dans l’intérieur des tissus? C'est encore obscur. Mais chacun peut voir que sous l’influence de la volonté les muscles se gonflent, se grossissent, se raccourcissent, ou se dégonflent et s’allongent, et font jouer les membres de l’animal à peu près comme les ficelles, que l’on tend ou que l’on détend, élèvent et abaissent les diverses parties d’une marionnette.

C’est de la contractilité que dépend la faculté de changer de lieu volontairement, qui est un caractère si nettement distinctif de l’animalité. La locomotion est bien une fonction de relation en même temps qu’un phénomène de la vie animale; mais d’autres phénomènes de* contractilité ne sont point des phénomènes de relation. C’est pourquoi il ne nous paraît pas juste de considérer les deux expressions : fondions de la vie animale, fonctions de relation, comme équivalentes.

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