‹ La vieChapitre 8 sur 171 · RACINES · texte numérisé non relu

RACINES

gtions qui donnent naissance aux rameaux se truuveut à l’aisselle des feuilles. La régularité avec laquelle celles-ci sont disposées, détermine donc la disposition régulière des rameaux; tandis que les racines 11e portent point de feuilles, et leurs ramifications ne sont [point régulières comme celles de la tige aérienne. 2 ° Les rameaux croissent, comme les tiges, à la fois en longueur et en largeur, de sorte que la distance entre deux entre-nœuds d’une pousse augmente pendant tonte la croissance de cette pousse; tandis que la distance entre deux ramifications d’une racine n'augmente point avec le temps. Chaque tronçon de racine croit donc en grosseur, mais non en longueur. La cause de cette différence est facile à saisir. Pour les tiges aériennes aucun obstacle 11e s’oppose à la croissance des tronçons en longueur; tandis que la masse des terres placées au-devant de chaque bifurcation des racines oppose un obstacle insurmontable à l’allongement des tronçons.

Les ramifications des racines, surtout vers leurs extrémités, sont garnies de fibrilles, sorte de fils blanchâtres auxquels on a donné le nom de chevelu. 11 se flétrit sur jes vieilles racines et se reproduit sur les extrémités des racines les plus jeunes.

L’organisation des racines est assez différente de celle des rameaux. O11 n’y trouve, en général, point de moelle; elles offrent, comme le tronc et les rameaux, des cercles concentriques de fibres et de vaisseaux, une* écorce, un épiderme; mais l’ensemble des tissus est plus serré, plus

, VEGETATION, compacte, plus gorgé de sucs ; leurs ramifications sont tantôt plus tortueuses, tantôt plus allongées que celles des branches, et ces ramifications souterraines ne paraissent pas suivre la même loi que les ramifications aériennes. Les fonctions des racines, la terre qui les presse, les obstacles qui s’opposent souvent à leur développement rectiligne 1 , ou les circonstances particulières qui les favorisent, expliquent ces différences.

Néanmoins, ces différences, entre les parties aériennes et les parties souterraines de notre chêne, n’empêchent point qu'au total l’arbre aérien et l’arbre souterrain n’offrent une assez grande ressemblance; et si d’un côté de la tige aérienne les rameaux sont plus développés que de l’autre côté, d’ordinaire le développement des racines offre la même inégalité semblablement disposée. Cette remarquable relation entre les deux parties du végétal, se manifeste clairement lorsqu’une branche principale est brisée ou coupée ; alors les racines correspondantes souffrent et même périssent; et lorsque, par la taille, on modifie la forme de l'arbre aérien, peu à peu l’arbre souterrain prend une forme semblable.

[158 f] Les feuilles du chêne (fig. 5) présentent deux parties distinctes : le limbe , c’est-à-dire la partie longue, large, plate et festonnée, et le pétiole b , que l’on nomme vulgairement la queue *.

' C'est-à-dire en droite ligne. De recte, mot latin qui signifie droit.

i Chez beaucoup de végétaux, tels que le rosier (tig. 14), ce pétiole est élargi à sa base de manière à entourer plus ou moins le rameau où il s’in-

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