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FEUILLES

Ainsi que tous les autres organes du végétal, la feuille et son pétiole sont composés de cellules, de fibres et de vaisseaux. Le microscope fait voir comment ces fibres et ces vaisseaux émanent du rameau, se réunissent pour former le pétiole et divergent ensuite pour former le limbe.

La feuille est parcourue dans son milieu par le faisceau principal de ces fibres et de ces vaisceaux, qui forment la nervure médiane d d d. De chaque côté de ce faisceau principal, des faisceaux secondaires rayonnent et s'étendent jusque vers les bords de la feuille, dont ils forment les nervures d e; ces faisceaux secondaires donnent euxmêmes naissance à de nombreux petits vaisseaux qui parcourent la feuille en tous sens et s'anastomosent 1 entre eux. Chaque face de cet appareil vasculaire* est garnie d’une couche de cellules qui forment le parenchyme; et les deux pages , c’est-à-dire le dessus et le dessous de la feuille, sont recouvertes par l’épiderme.

Les cellules du parenchyme de la feuille sont remplies de petits granules verts auxquels elles doivent leur couleur. Ces granules, dont l’importance est grande dans la

sère. Cet élnrgissementdu pétiole se nomme gaine, et ces sortes de feuilles sont dites engainantes. Souvent aussi on trouve de chaque côté du pétiole de petits appendices, de forme très-diverses, auxquels on a donné le nom de stipules. Les feuilles sont alors dites stipulées. Chez les feuilles du rosier, fig. 14, les stipules s sont pointues comme de petites lames de couteau qui s’écartent de chaque côté du pétiole.

1 Anastomose, abouchement d’un vaisseau dans un autre. Deux vaisseaux s'anastomosent lorsqu’ils s'embouchent l’un Hans l’autre. s Vasculaire, c'est-à-dire formé de vaisseaux.

28 VÉGÉTATION

vie du végétal, sont composés d’uno substance à laquelle

on a donné le nom de chlorophylle [158Q.

Quelle que soit la position du rameau auquel elles appartiennent, quelque changement que l’on opère dans la direction d’un rameau, les feuilles du chêne et de tous les végétaux tordent et infléchissent leur pétiole de manière à tourner leur page supérieure vers le ciel et leur page inférieure vers la terre ; elles prennent cette direction dans l’obscurité aussi bien qu’à la lumière, et s’v retournent de même au besoin pour la reprendre.

Mais, en outre, les feuilles tendent à présenter leur face supérieure vers la lumière. Si dans une chambre . la lumière leur vient d’un seul côté, elles se tourneront toutes de ce côté; et si l’on retourne le vase qui contient la plante, les feuilles se retourneront bientôt vers le côté d’où leur vient la lumière.

Cette double tendance existe aussi chez les racines et les tiges.

Dans l’obscurité, comme à la lumière, les tiges tendent vers le ciel et les racines vers la terre. Et si une plante qui végète dans un verre d’eau est placée dans une chambre éclairée d’un seul côté, sa tige s’infléchit de ce côté, et ses racines s’infléchissent en sens contraire. Il y a donc analogie entre une tige ef la page supérieure d’une feuille, entre une racine et la page inférieure d'une feuille.

Mais, chose remarquable, la lumière n’agit ainsi sur les tiges et les racines que par ses rayons bleus, indigo

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