AVERTISSEMENT
On trouvera dans le cinquième chapitre de cet ouvrage Tidée qui a servi de point de départ à nos recherches. Les diverses notions comprises sous la catégorie un peu vague de la personnalité — le moi, le caractère, l'individualité — y sont rattachées au mécanisme de la perception intérieure, de la même manière que l'analyse idéaliste rattache les prétendues réalités du monde sensible, la matière, la grandeur et le mouvement, au mécanisme de la perception extérieure. Nous avons donc été conduit, dans ce chapitre, à traiter des mirages de la perception intérieure et à étudier, à ce propos, certains phénomènes de réfraction mentale donl notre conscience est le lieu. La plupart des dédoublements du moi et des maladies de la personnalité nous ont paru se réduire à des jeux d'optique, dont nous avons expliqué la production, et qui se déroulaient dans l'ordre, extérieur encore, de la représentation. En poursuivant ces analyses, nous avons montré que les formes de la conscience, si on les ><>umet à la critique, paraissent en grande partie résulter des mêmes artifices et portent la trace des mêmes constructions. A partir de là, un travail de redressement et d'épuration s'imposait qui nous permit de reconstituer le type inaltéré de la vie personnelle et de mesurer, dans toute son étendue, la région psychologique où elle se déploie. Pour y réussir, nous n'avons eu qu'à effectuer un partage entre la vie personnelle, soumise à la loi du devenir, assimilée à une pensée initiale qui se dégage lentement et dont il est permis de suivre les traces, et, d'un autre côté, les fonctions