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CENTEE-AMERIQUE ET ANTILLES

à présent ouverte et 10 kilomètres de voie ferrée ont été construits le long du futur canal.

La Compagnie du canal de Nicaragua a établi ainsi son budget de dépenses :

dollars

Port de Greytown 2,649,:)75

Canalisation (le la rivière 3,750,523

Première tranchée (1 dollar 50 : 3/4 de œitre

cube) 11,786,107

Chemin de fer-télégraphe 1,285,612

Trois écluses 4,014,213

Canalisation du San-I'Yancisco 5,163,318

— du San-Juan 5,692,537

Deuxième tranchée (ouest du lac^ 9,753,849

Bief de Tola 883,306

Chemin de fer 459,000

Trois écluses • . . . 3,195,116

PortdeBrito 1,750,128

Divers 1,509,019

PP En ajoutant à cette somme 20p. 100 pour l'imprévu, on arrive au chiffre de 64 millions de dollars, soit 320 millions de francs. Prix pour lequel M. Warner-Miller et M. Menocal promettent d'établir, en moins de six ans, une voie de communication maritime entre les deux Océans.

Costa-Rica. — A part la conspiration dirigée en avril par le général Soto contre le Président Rodriguez, la tranquillité a été parfaite. Le Congrès a approuvé la conclusion d'un contrat passé avec une compagnie anglaise, à laquelle on garantit un revenu minimum de 5 p. 100 pendant vingt-cinq ans, pour la construction d'une ligne aboutissant au Paciflque. Par un autre contrat, M. Gissler, sujet allemand, s'est engagé à établir cinquante familles d'agriculteurs dans l'île de Coco.

La dette extérieure (conversion de 1888) s'élève à 50 millions de francs, la dette intérieure à 35 millions. Le budget de 1890 présente aux recettes 16,423,000

francs, et aux dépenses 16,650,000 francs. Dans celle même année, la valeur des exportations atteint 34 millions et celle des importations i21 millions.

Haïti. — Au mois d'avril sept navires de guerre de la marine fédérale apparaissaient devant Port-au-Piince. L'amiral (jherardi, qui les commandait, dévoila bientôt la cause de cette démonstration assez inattendue.

Le cabinet de Washington, désireux d'établir une station navale dans la mer des Antilles, avait jeté les yeux sur le môle Saint-.Nicolas, et il faisait savoir au gouvernement haïtien qu'il prétendait soit l'acquérir, soit le prendre à bail. L'acte de cession ou de location aurait, de plus, contenu l'engagement de ne disposer, dans les mêmes formes, en faveur d'une autre puissance, d'aucun point du territoire. Le gouvernement ne pouvait entrer dans les vues de la grande République ; aussi se retrancha-t-il derrière un non possumus courtois.

L'incident en resta là, mais la démarche de l'amiral Gherardi avait provoqué une vive émotion. Les adversaires (lu président Hippolyte avaient beau jeu; il prévint les mécontents et en fit arrêter quatre-vingts. Le sort qu'il leur réservait parut si triste à leurs amis cjue ceux-ci résolurent de les délivrer. Ils tentèrent donc contre les prisons un coup de main qui échoua (28 mai). . Le général Hippolyte, s'exagérant sans doute le danger' qu'il courait, ordonna ou permit une répression sanguinaire. Ce fut un massacre dont l'horreur a provoqué une réprobation générale.

Au mois d'aoïl t, un nouveau Cabinet a été formé, avec MM, Archin aux affaires étrangères, Loucas à la guerre, Stewart aux finances, Louis à l'intérieur.

Le meurtre de M. Rigaud, fusillé par ordre du Président, a donné lieu à une réclamation de la part du gouvernement français, auquel satisfaction a été accordée.

République dominicaine. — Général Ulysse Heu-

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