‹ La vie politique à l'étrangerChapitre 38 sur 70 · CENTRE-AMEKIQUE ET ANTILLES · texte numérisé non relu

CENTRE-AMEKIQUE ET ANTILLES

reaux, président. La dette publique extérieure s'élevait en 1890, avec les intérêts non payés, à 34 millions, et la dette intérieure à l.j millions. Elles ont été liquidées à 19 millions en 1890. Une caisse de régie fonctionne depuis 1888; elle perçoit les revenus des douanes (8,500,000 francs en 1890) jusqu'à concurrence des sommes exigées par le service des intérêts, et remet l'excédent au gouvernement. Depuis le l^''juin 1890, il y a sur les droits d'importation un relèvement de 9 p. 100, nécessité par la garantie des obligations du Central-Dominicain.

Un traité de commerce a été conclu (juillet) avec les États-Unis, qui accordent la franchise aux sucres et eafés.

Cuba. — L'agitation chronique due à la crise économique et financière que traverse l'île depuis plusieurs années a été encore augmentée au mois de janvier à l'occasion des élections législatives. La Junte directrice du parti autonomiste décida de s'abstenir afin de protester contre le régime électoral en vigueur; malgré l'introduction du suffrage universel en Espagne, les Antilles sont encore soumises à la loi de 1878, qui exige un cens d'au moins 23 piastres, car le projet de loi qui modifiait ce système n'eut pas le temps d'être voté avant la crise qui amena les conservateurs au pouvoir. D'autre part, l'Union constitutionnelle, qui représente le véritable parti espagnol, ne put être reconstituée malgré les efforts de son président, le comte de Galarza, qui donna sa démission. Ces divers incidents provoquèrent de très ardentes polémiques.

Le nombre des troupes stationnées dans l'île a été porté de 3,000 à. 6,500 hommes. Malgré la capture de quelques bandits, le brigandage sévit toujours. Manuel Garcia, qu'on appelle le roi des campagnes, continue ses exploits en dépit de tout.

Un traité de commerce a été conclu le l®"" août avec les États-Unis. Il est divisé en deux parties : l'une, transitoire, applicable à partir du l" janvier 1892 pour les

céréales et les farines, et à partir du l**" septembre 1891 pour les autres produits; l'autre, définitive, applicable à partir du l*"" juillet 1892, date à laquelle expirent certains traités de commerce espagnols qui contiennent la clause de la nation la plus favorisée. L'Espagne admet en franchise à Cuba trente-neuf articles des États-Unis, notamment les viandes salées, fumées et conservées, les fruits, le pétrole brut, les machines, le charbon minéral, le coton, les articles en fer; elle abaisse les droits de son tarif général sur un grand nombre d'autres articles. Les États-Unis accordent en échant^e toutes les franchises de droits que le président est autorisé à concéder en vertu du bill Mac Kinley. Le tabac des Antilles est laissé en dehors de la convention. On dit qu'une clause secrète interdit au gouvernement espagnol d'accorder à d'autres nations dans les Antilles les mêmes avantages qu'aux États-Unis.

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