‹ La vie politique à l'étrangerChapitre 43 sur 70 · COLOMBIE · texte numérisé non relu

COLOMBIE

Les élections présidentielles ont eu lieu le 6 décembre ; le président Nunez, qui s'était relire à Carthagène pendant la période électorale, laissant le pouvoir au vice-président, M. Holguin, a été réélu. M. Antonio Caro a été élu vice-président.

Le contrat passé avec M. B. Wyse, au sujet du canal interocéanique, a été approuvé en décembre 1890. La compagnie doit reprendre les travaux dans un délai de vingt-six mois, et payer au gouvernement, pour les terrains expropriés, 10 millions de francs, en cinq annuités, plus 5 millions en actions privilégiées.

Le budget est biennal ; pour les années 1889 et 1890, les dépenses ont été de 123,009, 105 francs, et les recettes de 97,703,500 francs. Pour 1891 et 1892, les dépenses sont évaluées à 115 millions, et les recettes à 100 millions. La dette intérieure s'élève à 62,140,275 francs, la dette extérieure à 72,851,590 francs, dont 20 millions pour les intérêts échus. La situation est donc loin d'être

brillante ; depuis deux ans, on s'occupe de la liquider. En novembre 1889, les bondholders ont présenté les propositions suivantes : les intérêts arriérés seraient réduits de 50 p. 100 et la dette extérieure ramenée à 60 millions et demi, portant un intérêt de 3 p. 100 pendant les dix premières années, de 4p. 100 dans la suite, et garanti»^ par 20 p. 100 du revenu des douanes. En novembre 18î>0 le Congrès colombien a formulé des contre-propositions qui se résument ainsi : dette réduite à 00 millions, avec un intérêt de 1 1/2 p. 100 les six premières années, de 2 p. 100 les trois suivantes, et de 3 p. 100 dans la suite; la garantie affectée à la dette ne serait qu(; de 7 p. 100 du revenu des douanes. Le !."> janvier 1891, les obligataires ont repoussé ces contre-propositions.

Voici, exprimée en millions de francs, la part des grandes puissances dans le commerce colombien en 1890 (1) : Grande-Bretagne : 24.8 et 12;— France: 13.3 et 3.9; — Allemagne : 8.1 et 6.1; — États-Unis : 6.09 et 11.3.

Les ports de Bocas del Toro et de San Blas ont été ouverts au commerce. Un contrat à été passé avec M. do Polignac pour la construction d'une ligne, de Panama à Santiago de Veraguas et Ciiiriqui (050 kilomètres) ; un autre avec M. Bonnet pour la navigation à vapeur sur la Magdalena et le San Juan. Le Congrès a approuvé la construction des lignes suivantes : Bucaramanga n Puerto-Welches, Cucuta-Magdalena, La Doroda-Manzanos,Ocana-Magdalena. Le réseau ferré, actuellement exploité, a une longueur de 99 milles.

(1) Le premier chiffre représente les importations, le second les e.xportations.

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