‹ La vie politique à l'étrangerChapitre 6 sur 70 · X. riiÉFACE · texte numérisé non relu

X. riiÉFACE

inverse, leurs relations économiques, les questions sociales, rendues plus in Mantes par les excès du protectionnisme, continuaient à préoccuper les •gouvernements et à remuer les peuples. Ici encore, 1-891 aura peut-être marqué une date. Au-dessus du bruit des écoles en lutte et des intérêts en conflit, s'est élevée, de la vieille Rome, une voix désintéressée, la seule impartiale peut-être sous les cieux, qui a prêché au monde la paix sociale et lui en a rappelé les conditions premières. Ce n'est point que, dans son encyclique De statu opificiim, le pontife octogénaire ait révélé aux hommes des vérités nouvelles. Tel n'était point son office ; il s'est contenté de leur remémorer les règles oubliées de la fraternité évangélique, leur assurant qu'elle seule peut satisfaire les aspirations des démocraties modernes. Et ce faisant, le pape s'est plu à montrer que l'Eglise n'a rien qui répugne aux transformations sociales ou aux mutations politiques, — pourvu que restent intacts le Décalogue et l'Evangile. C'est en cela surtout que le langage de Léon XIII a été nouveau, et c'est pour cela que celte encyclique latine du pape humaniste marque ime évolution dans l'histoire de l'Eglise. Trente ans à peine après le Si/llabus, le successeur de Pie IX a prouvé que le Saint-Siège entendait les conditions d'existence des sociétés contemporaines. L'Eglise a déclaré, par la bouche du ponlife infaillible, qu'il ne lui convenait pas d'être regardée

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