BULGARIE
l'Autriche etTAngleterre paraissent toujours favoriser les vues de laprincipauté, la Russie apersévéré dans son attitude hostile. Elle avait protesté dans les premiers jours de janvier contre l'émission de l'emprunt bulgare ; elle réclama en février et put obtenir le payement de 3,500,000 roubles, somme qui restait à verser sur les 10 millions de roubles que le Gouvernement bulgare s'était engagé à payer à la Russie pour solder les frais de l'occupation et certaines fournitures militaires.
La Russie fît encore preuve de ses mauvaises dispositions à l'égard de la principauté, à l'occasion de la note du 14-16 juin que M. Voulcovitch remit à la Porte pour réclamer la reconnaissance du prince Ferdinand et l'exécution des promesses faites aux Bulgares de Macédoine. On verra dans l'article Turquie comment la Porte donna satisfaction à M. Stambouloff sur le deuxième point. La Grèce, la Serbie, qui craignaient de voir amoindrir leur influence en Macédoine s'en inquiétèrent; et cela ne contribua pas à améliorer les relations des Serbes avec les Bulgares. Ils n'ont pu encore arriver à conclure un arrangement commercial ; et la lutte qu'ils poursuivent en Macédoine sur le terrain des nationalités faillit amener entre eux un conflit, lorsque l'agent bulgare à Belgrade, Mincsevitch, attira à Sofia quelques jeunes étudiants de vieille Serbie que la Société de Saint-Sava faisait élever à Belgrade. Pour mettre fin au conflit que l'attitude peu conciliante de M. Mincsevitch avait failli envenimer, le Gouvernement bulgare envoya à Belgrade, M. Dimitrof, et les relations entre les deux pays ne furent pas rompues.
BiBLIOGBAPHIE.
"' ' nre du bulgarisme dans la presquHle balcanique. La langue
.lationalité des Macédoniens (Istoriya Bougarisma na balkans-
polouostrovou), par Steva y Radoaavlievitch-Bdin, Belgrade,
— La crise en Bulgarie (Bulgarskiya Krisis), par D. Rysofif.
ommes-nous à la veille d'une catastrophe en Bulgarie? par
Un, 1890.
La situation du Danemark n'a pa changé au cours de l'année 1890. Le ta en tracions, il y a un ao, reste vrai; pi jamais, la gauche doit renoncer à conqu ses efforts n'ont abouti qu'à fortifier U d'un côté, le socialisme de l'autre, san décidée à s'entendre avec l'un ou Tauli saires. Elle est partagée entre des tendi on peut entrevoir le jour où une partit ira grossir les rangs du parti conserva quelques concessions faites par celui-( parlementaire. L'intérêt de la situation surtout dans les progrès du socialism incapable de se passionnerponrlaquesti de la majorité parlementaire; il comprei les revendications des socialistes, et lagf de s'allier avec ces compromettants aux subit l'impulsion et dont elle fait le , vobis. Le part! socialiste qui, dans le l pérament assez calme et ne' manife:
tience, s'est montré fort habile ; tout en prétentions théoriques, il a adopté des ques dont la clarté parle à l'intelligence pour lui, non seulement les ouvriers une nombreuse jeunesse à demi ins
plus OU moins consciente ; il travaille surtout à gagner la démocratie rurale, qui constitué encore, au témoignage de M. de Laveleye {Le socialisme contemporain, p. 248), une barrière solide contre les innovations brusques et violentes. Sur 1000 habitants, 460 vivent de l'agriculture, 222 de Tindustrie, 68 du commerce, 27 de la navigation. Bien que les conservateurs euxmêmes soient peu disciplinés, Témiettement des partis, interdisant aux Chambres tout travail fécond, facilite Tomnipotence du gouvernement, en même temps que le développement du socialisme.
Session des Chambres; élections; situation des partis. — Le Rigsdag se compose, comme on sait, du Landsthing, qui, à part douze membres nommés par le roi, est renouvelé par moitié tous les quatre ans ; et du Folkething, réélu intégralement tous les trois ans. Les élections des deux Chambres ont eu lieu cette année, et d'abord celles du Folkething, le 21 janvier. Il semblait, pendant la période électorale, que les chefs de la gauche modérée, et surtout le comte de Holstein-Ledreborg, fussent disposés à traiter avec le ministère d une capitulation honorable ; bien que les résultats des élections n'aient profité qu'aux intransigeants et aux socialistes (ceux-ci gagnèrent trois sièges), les modérés ne réussirent pas à s'entendre avec la droite, même sur les points secondaires, que le journal ministériel Dagbledet signalait comme bases d'un accord.
La session du Folkething fut occupée par un échange de récriminations, sans qu'elle ait été marquée par une œuvre utile ni même par une brillante discussion ; les modérés et les bergiens s'invectivèrent, et le socialisme, levant la tête, afficha dans le Social Démocrate l'intention de former un parti distinct en affirmant f 'îs ses prétentions. Le gouvernement a pris des 1 ures pour exclure des chantiers de l'État les ou- 's qui y propagent des doctrines subversives. Mal- I an ordre du jour voté par la majorité du Folkething, ^imnant la pression exercée sur la conscience des
108 LA, TIE POLITIQOE A L'ÉTBANG
travailleurs, le Cabinet a maintenu la dis croit nécesi^aire. Sur la proposition de do de la droite, le Landsthing a adopté, le 31 mars, jour ofi finissait l'année budgétaire, par 40 voix contre 13, la proposition suivante : « Attendu que, par suite de la lenteur de la discussion du budget au Folkething, le Landsthing est dans l'impossibilité de discuter le budget, il a décidé de voter le projet du gouvernement avec les modilicalions que celui-ci pourrait y introduire ultérieurement, y compris les fortiDcations maritimes, tout en repoussant toute espèce de responsabilité ». Le lendemain, les deu\ Chambres, avant de se séparer, autorisèrent, vu la nécessité, Iç gouvernement à continuer la perception des impôts.
II est incontestable que le contrôle financier des Chambres ne s'exerce plus. C'est le roi qui, en Conseil d'Ëtat, comme chaque année, a approuvé le projet ministériel de budget (18 avril), en vertu du vote de la loi " provisoire » du 1" avril : 3,500.000 couronnes devaient être consacrées aux fortifications de Copenhague pour la première année; commencées en mai, elles seront achevées dans trois ans; des sommes importantes sont destinées aux constructions navales et à la transformation de Copenhague en port franc.
Le 3 juin, chaque parti a célébré par des fêtes particulières l'anniversaire de la Constitution de 1849, qui, modifiée en 1865, est, en fait, remplacée par l'arbitraire du Cabinet depuis de longues années. « L'interprétation de la Constitution est une question secondaire, dit M. IVellemann, ministre de la justice; la question importante, c'est la lutte contre les exigences de la démocratie sociale. »
L'approche des élections au Landsthing, qui émane de catégories d'électeurs classés d'après le chiffre ''"'■. taxes qu'ils paient, fournit aux partis une nouvelle oi sion de manifester. « Puisque le Cabinet n'accepte le compromis offert par les modérés, toute discusss sur la politique intérieure est superilue », déclara d
I ton découragé, le comte de Holstein-Ledreborg, qui donna (16 juin) sa démission de membre du Folkething, et qui vit aujourd'hui dans la retraite en Suisse : son éloquence n'avait pas réussi à déguiser ses tergiversations permanentes ; sa qualité de catholique lui nuisait d'ailleurs près des électeurs et dans la Chambre même. Bien que M. Berg, qui est d'une origine plus modeste, ait conservé une grande influence sur les paysans, il n'a pu reconstituer l'ancienne gauche et son parti est menacé d'être submergé pas le socialisme. «La défaite du parlementarisme est irrémédiable, dit le Social Démocrate si les Chambres persistent dans leur indifférence, à l'égard des revendications économiques des travailleurs ». Laissant de côté les théories qu'il professe sur la nationalisation du sol, le parti socialiste, réuni en congrès à Copenhague, réclama, pour se concilier les paysans, deux mesures plus facilement réalisables : l'abolition des majorats et la sécularisation des biens de l'Église nationale. Les ministres de la guerre et de l'instruction publique, MM. le général Bahnson et Scavenius, prononcèrent le 16 juin, dans une réunion publique, d'énergiques discours en faveur des mesures de défense nationale.
Les élections eurent lieu du 2 au 15 septembre ; il s'agissait de remplacer 27 députés de la droite. La gauche gagna un siège ; les socialistes en conquirent deux. L'opposition n'est maîtresse que d'un quart des voix à la Chambre haute. Il résulte de la situation générale des partis que la gauche n'a guère d'influence que pour l'obstruction. Les Chambres ont adopté cependant une loi sur la protection des marques de fabrique (rédigée sous l'influence de la convention internationale de 1883, quoique le Danemark soit en dehors de l'Union) et un nouveau tarif douanier : les j de douane sur le sucre et le pétrole ont été dimi- ; Feutrée du riz en franchise a été autorisée; un 1 sur la fabrication de la bière a été établi. MM. Berg
I ■ "''';) ont présenté au Folkething une proposition en
LA YIE POLITIQUE A L'ETKANGEJB
il'
vue de rétablissement d'une administration publique qui assurât un secours variant de 100 à 300 couronnes atout indigent âgé de 62 ans et qui constituât des rentes viagères de 200 couronnes au plus en faveur des ouvriers, moyennant le paiement d'une prime égale à la moitié de la prime ordinairement payée au bureau d'assurance public instituée en 1871 ; les ressources de la nouvelle caisse d'Etat seraient formées par une élévation des droits sur les spiritueux. Le ministre de l'intérieur, en reconnaissant l'intérêt de cette proposition (séance du 21 décembre), et en rappelant l'initiative prise par le Danemark dans la création de caisses d'assurances contre les maladies, critiqua le principe de l'intervention de l'État et des communes, et appela l'attention de la Chambre sur les dangers d'une telle entreprise pour les finances publiques. Le projet a été néanmoins adopté en première lecture par le Folkething
La loi coloniale du 27 novembre 1883, qui régit les possessions des Indes occidentales, a été modifiée. La situation financière des îles de Saint-Thomas et Sainte- Croix est déplorable; leur revenu est tombé en neuf ans de 181,000 à U2,000 dollars sous le régime de l'autonomie financière qui doit être modifié. Le principal produit d'exportation de ces îles est le sucre. Elles ont 35,000 habitants environ.
Il convient de signaler, dans la famille royale, la naissance de la princesse Dagmar, fille du prince royal (23 mai) qui, de son mariage avec la fille unique du feu roi Charles XY de Suède, .a déjà quatre fils (l'aîné Christian, est né le 26 septembre 1870) et trois filles ; — et d'un troisième fils du prince Valdemar (8 novembre), marié à la princesse Marie d'Orléans.
Affaires étrangères. — Le Danemark a entretenu des relations amicales avec toutes les puissances. L\ cadre autrichienne d'évolutions a été fêtée à Copenhagi pendant plusieurs jours (août). Le 28 juin, l'empere Guillaume a visité la famille royale à Fredensborg.
prince .et la princesse royale ont passé en novembre quelques jours à Paris, où ils ont ét6 reçus par le Président de la République. Le roi de Grèce et le prince de Galles ont, comme chaque année, visité la famille royale. La négociation commerciale la plus intéressante que le gouvernement ait eu à conduire a abouti à la levée de Finterdiction de l'entrée sur le territoire allemand des porcs de provenance danoise.
Le recensement du l''^ février 1890 a donné comme chiffre total de la population du Danemark : 2,172,205 habitants (au lieu de 1,980,259 en 1880), soit 57 par kilomètre carré; 375,000 pour Copenhague et ses faubourgs, au lieu de 286,080. En 1889, on a compté 8,967 émigrants, qui, pour la plupart, se sont dirigés vers les États-Unis.
Le recensement effectué aux îles Fœroe a donné le chiffre de 12,954 habitants.
Nécrologie
Gade (Niels-Guillaume), compositeur, né en 1807. -— Le pasteur Brandt, auteur d'ouvrages sur l'histoire littéraire, né en 1817.
BIBLIOGRAPHIE
Nordische fahrten : Island und die Faroër, par le P. Baumgartner (Fribourg en Brisgau),
ée 1890aété particulière ment mouvementée en i. Une maladie grave du jeune roi, deux crises 'ielle s, l'arrivée des conservateurs au pouvoir, sèment du suffrage universel, le renouvellement les députatioDS provinciales, des manifestations is, l'inauguration du régimn douanier protecs, ont tenu tour k tour en haleine l'attention e. Pourtant, sauf dansquelques districts où ont Jes grèves, l'ordre n'a pas été troublé, et le pays ; aux divers événements qui ont agité l'opinion le entière tranquillité. Au dehors, rien d'imporst survenu.
annoncions l'année dernière (p. 8.i) que le :e avait donné sa démission le 3 janvier 1890, permettre à M, Sagasta de rétablir la discipline parti libéral en donnant un portefeuille à s-uns des membres les plus importants des dissidents. La reine accepta cette démission et le président du Conseil de former un nouveau de concentration libérale. Mais la solution de ministérielle fut retardée pendant plusieurs :s par une maladie du roi. Dans la nuit du 3 i !r, Alphonse XIII éprouva les symptômes . i juiétants. Pendant quelques jours, son état * ; ve; les médecios ne répondaient pas de sa >
Heureusement, une amélioration se manifesta vers le milieu de janvier; à la fin du mois, tout danger avait définitivement disparu.
Au commencement de la maladie du roi, M. Sagasta avait engagé sans succès des négociations avec plusieurs hommes politiques. Les libéraux dissidents, ne voulant plus de lui au pouvoir, cherchaient à former un cabinet de transition composé de leurs chefs. M. Sagasta informa la régente des difficultés qu'il rencontrait, et lui donna l'assurance qu'il prêterait son concours à tout ministère qui s'engagerait à faire voter le budget et le projet de loi sur le suffrage universel. Tant que la vie du roi fut en danger, la régente ne prit aucune décision. Le 16 janvier, elle confia à M. Alonso Martinez, président de la Chambre des députés, la mission de former un cabinet de conciliation. On commença à ce moment de parler de la possibilité d'une combinaison conservatrice. Mais ses plus chauds partisans n'étaient pas d'avis de la faire aboulÎT immédiatement; ils reconnaissaient que leur intérêt était de laisser voter le budget et le suffrage universel par les Gortès libérales, et de ne prendre la direction des affaires que quand ces deux grosses questions seraient réglées. D'un autre côté, ils pensaient que les désordres signalés dans certaines branches de l'administration avaient imprimé au gouvernement un caractère d'immoralité et que M. Sagasta ne devait pas rentrer au pouvoir. Il fallait donc, suivant eux, laisser la crise actuelle ouverte jusqu'au moment où les conservateurs pourraient sans inconvénients revenir aux affaires, et constituer un cabinet d'affaires. Ils firent exprimer ces idées à la régente par le maréchal Martinez Campos, et c'est sur le conseil de ce dernier que le président de la Chambre fut appelé. Mais M. Alonso Martinez é'^^'-'ia dans sa mission, faute de pouvoir concilier les I ntions des libres-échangistes et des protection- 1 ;; le général Lopez Dominguez,sur lequel il comp- 1 ayant refusé d'accepter le portefeuille de la guerre, i "^na ses pouvoirs. Dans ces circonstances, la ré-
lA VIE POLTTIQÏÏE A L'ÉTEANGEE pria de nouveau M. Sagasta de former un cabinet. âsit à constituer le 30 janvier le nouveau minisui fut ainsi composé : MM. Sagasta, présidence nseil sans portefeuille; — le marquis de la Vega rmijo, affaires étrangères; — Puigcerver, jirs- — le général Bermudez Reina, guerre; — le ;-amiral Romero y Moreno, marine; — Manuel or, finances ; — Capdepon, intérieur ; — le duc de ua, travaux publics; — Becerra, colonies. Dans combinaison, les protectionnistes et le groupe inéral Cassola étaient mis à. l'écart; le ministre
guerre était un ami du général Lopez Dominqui tendait à se rapprocher de M. Sagasta. louveau cabinet produisit dans le public une assez lise impression, on le trouva trop faiblement tué. Il eut, en effet, beaucoup de peine à se enir. En butte aux attaques des conservateurs et malveillance des dissidents, il perdit aussi en I la confiance de la reine. Un débat à la Chambre 18 fraudes et les abus scandaleux commis dans inistration de la municipalité de Madrid , et ies nominations de fonctionnaires firent très mauimpression en haut lieu. Voyant que les conserrs en profitaient pour essayer de créer un courant lion en leur faveur, et comprenant le danger qui fait leur parti, une fraction des libéraux dissidents cida à se rapprocher du président du conseil.
aux bons offices du général Lopez Dominguez, cord intervint entre le cabinet et les protection- . Le 21 juin, lors de la discussion du budget, niazo déclara à la Chambre qu'il renonçait pro,vinent à demander l'établissement de l'impôt sur te, et, sur la question des tarifs douaniers, proposa ndement suivant : « Le gouvernement est autoH'^-ï rocéder, en tenant compte du résultat que donne quête qui se poursuit en ce moment, à la revisi tarif des douanes et à. la modification des dispo ls actuellement en vigueur, de la manière t
« conviendra le mieux aux intérêts de la nation. » M. Sagasta accepta cet amendement, qui fut voté par la Chambre et qui devint l'article 38 de la loi de finances. Malheureusement, la conciliation venait trop tard pour pouvoir exercer une influence décisive sur les événements qui allaient amener un changement de politique.
Le 25 juin, le budget et la loi sur le suffrage universel étant votés, M. Romero Robledo provoqua à la Chambre un débat tendant à démontrer que les Cortès n'avaient plus Tautorité nécessaire pour continuer de siéger, et que le ministère avait achevé sa tâche. D'après les discours qui furent prononcés à cette occasion, M. Sagastajugea qu'il était de son devoir de poser la question de confiance à la reine. Le 3 juillet, il remit entre les mains de la régente la démission du ministère, après lui avoir exposé la situation, afin qu'elle pût choisir entre la continuation de la politique libérale et le rappel des conservateurs. La régente accepta provisoirement cette démission, et consulta les principaux hommes politiques : le marquis de la Habana, M. Alonso Martinez, le maréchal Jovellar, M. Canovas del Castillo, le maréchal Martinez Campos, M. Martos, le général Lopez Dominguez, M. Romero Robledo et M. Gamazo. Le maréchal Martinez Campos, qui était toujours écouté avec faveur, se prononça pour les conservateurs. Ceux-ci, de leur côté, ne négligèrent rien pour faciliter leur retour au pouvoir. D'une part, ils s'efforcèrent de rassurer l'opinion en affirmant qu'ils respecteraient et feraient exécuter les lois libérales votées pendant les dernières années : d'autre part, ils prétendirent qu'ils étaient seuls en mesure de donner des solutions satisfaisantes aux questions pendantes telles que la réforme doua- ^î^T'e, la consolidation de la dette flottante, le rétablis- 3nt de l'ordre dans l'administration, etc. ; enfin, ils acèrent de dissoudre leur parti, si on persistait à aisser de côté, ce qui aurait eu l'inconvénient de fv la dynastie de ses plus fidèles soutiens, de laisser
les libéraux maîtres absolus, et d'encourager les éléments révolutionnaires.
Le 5 juillet, M. Sagasta se rendit au Palais pour prendre connaissance de la décision de la régente. Celle-ci lui demanda son avis sur les deux solutions qu'on lui avait surlout recommandées : formation d'un ministère libéral présidé parle président de la Chambre des députés ou un autre personnage du parti libéral, et constitution d'un cabinet conservateur présidé par M. Canovas. M. Sagasta répondit que la première solution ne lui paraissait pas convenable, parce qu'elle n'était pas définitive, et qu'il fallait opter entre la politique libérale et la politique conservatrice. La régente prit alors la résolution de confier à M. Canovas le soin de former le nouveau ministère qui fut constitué comme suit : MM. A. Canovas del Castillo, présidence du conseil sans portefeuille; — le duc de Tétuan, affaires étrangères; — Villaverde, justice ; — le général M. Azcarraga, guerre; — le vice-amiral Beranger, marine ; — Cos-Gayon, finances; — F. Silvela, intérieur; — Santosde Isasa, travaux publics; — A. Fabié, colonies. Le duc de Tétuan et le vice -amiral Beranger étaient des libéraux dissidents. Aucun ultra-conservateur n'obtenait de portefeuille.
Les conservateurs étant aux Cortès en minorité, le ministère ne pouvait songer à gouverner avec elles ; il ne pouvait d'un autre kîôté les dissoudre de suite ; car il aurait fallu réunir les nouvelles Chambres dans les trois mois suivants, et ce court délai était insuffisant pour établir les règlements d'application de la nouvelle loi électorale, aussi bien que pour préparer les candidatures officielles. On recourut donc à la suspension des séances (7 juillet). A la dernière séance, les républicains présentèrent une proposition tendant à faire déclarer que le Parlement avait vu avec peine l'origi les incidents et la solution de la crise minii rielle, et que ses prérogatives avaient été vioF mais avant qu'elle put être discutée, le décret de i
pension fut lu par M. Canovas, et le débat fut évité. Le 7 juillet, le ministre de Tintérieur exposa, dans une circulaire aux gouverneurs de province, le programme du nouveau cabinet qui peut se résumer ainsi : maintien et application loyale des lois politiques et des réformes judiciaires des cinq dernières années, protection des produits nationaux et revision du tarif des douanes ; amélioration du régime financier, économique et administratif; àFextérieur, pas d'immixtion dans les affaires de TEurope et conservation de Tamitié de toutes les ^
puissances. Le ministre de Tintérieur donna de plus des <
ordres pour que les réunions qui pourraient se tenir pour combattre le ministère fussent autorisées. Le nouveau gouvernement se présenta comme un gouvernement de conciliation et non de réaction. Il ne se heurta, d'ailleurs, à aucune difficulté grave; il donna un certain nombre de hauts emplois à des libéraux récemment ralliés à la politique de M. Canovas et ne chercha nullement à écraser le parti tombé; de son côté, M. Sagasta ne provoqua point d'agitation contre lui et observa une attitude très correcte à l'égard de la régente.
Le seul embarras sérieux contre lequel le ministère eut à lutter fut un conflit avec la Junte centrale du cens. Cette junte, comprenant quinze membres (les anciens présidents et vice-présidents de la Chambre des députés en faisaient partie de droit, par rang d'ancienneté), et instituée parla nouvelle loi électorale, avait la mission de surveiller et de diriger la formation et la révision des listes électorales, de trancher les contestations y relatives, d'exercer une juridiction disciplinaire sur toutes les personnes prenant part aux opérations électorales et de se mettre en relations à ces divers points de vue avec les fonctionnaires de toutes les provinces, se réunit pour la première fois le 6 août. Créée s que M. Sagasta était encore au pouvoir, elle était posée en majorité de libéraux et de républicains ; ^e tarda pas à avoir des démêlés avec le ministre
118 LA VIE POUTIQUB A L'ÉTKASaEB
de l'iotérieur. M. Silvela voulut tout d'abon dérer comme une commission simplement cor il fut forcé de reconnaître qu'elle avait le dro dre des décisiODS exécutoires. Il chercha en point donner de suite à quelques-unes de ses i il fut encore obligé de céder, mais il le fit forme qui blessa si fort la junte que celle-ci, ! position de M. Sagasta, vota une proposition ce que la question fût posée devant les Cortè bre). M. Canovas répondit à la communicat fut faite à ce sujet qu'il saisirait les Cortès ( dès qu'elles se réuniraient (22 novembre). Cet ne satisfit point la junte qui voulait la c( immédiate des Chambres; le 23 décembre, e vêla sa demande avec plus d'énergie. Le 27, vas répUqua que la reine seule avait le droit quer les Cortès. Afin de mettre un terme à ce dissolution de la Chambre des députés et d< élective du Sénat fut prononcée le 30 décei étectionspourlaChambrefurentfixéesaul"fé' «elles pour le Sénat, au 13 février. Le nouvi ment devait se réunir le 2 mars.
A la fin de 1890, le cabinet Canovas parai ss bonne position ; le pays était tranquille, les divisés de même que les républicains, sembh pables de nouer une coalition redoutable. Aus supposer, la situation générale aussi bien que lions électorales, que les électeurs enverront : une majorité conservatrice.
Parlement, — Les Chambres, qui s'étaient s 21 décembre 1889, se réunirent de nouveau vier 1890; mais, en raison de la crise ministérielle et de la maladie du roi, elles ne reprirent en réalité leurs travaux que le 22 janvier. Elles ont eu à s'occuper notamment des questions suivantes.
Les finances ont continué d'être un des plus grave sujets de préoccupation. Les comptes de l'exercice 188f 1889 ont assuré un déficit de 122,300,000 francs, d
pour une bonne partie aux moins-values de l'impôt de consommation sur les alcools. Le projet de budget pour 1890-1891 n'était équilibré que sur le papier. Il fallut le remanier profondément. La principale difficulté vint de ce que les ministres de la guerre et de la marine, loin de consentira des réductions sur leurs budgets, réclamaient plutôt des augmentations de crédits. Finalement le budget de 1890-1891 fut arrêté à 805,551,387 fr. pour les recettes et à 811,413,416 francs pour les dépenses ; le déficit prévu était donc de près de 6 millions, et le chiffre des dépenses était supérieur de plus de 8 millions à celui de Texercice précédent. Un impôt de 12,50 0/0 fut établi sur les bénéfices des compagnies d'assurances sur la vie, nationales et étrangères; l'État prit à sa charge les dépenses relatives à renseignement secondaire et aux écoles normales, en retour de la cession des biens appartenant aux établissements correspondants, et du versement au Trésor de la part contributive des provinces; le gouvernement fut autorisé à prendre, dans l'intérêt de l'État, un certain nombre de mesures fiscales, et notamment à modifier le tarif des douanes. Afin de parer aux dépenses courantes, le ministre des finances avait demandé, au mois d'août, l'autorisation pour la Banque d'Espagne de porter le chiffre d'émission de ses billets de 750 mi liions à un milliard; mais cette proposition ne fut pas acceptée. La situation du Trésor continuant d'être embarrassée, et la Banque d'Espagne n'étant plus en état de lui faire des avances, M. Eguilior, qui croyait inopportun de consolider à ce moment la dette flottante, fit le 30 juin, avec l'approbation de ses collègues, une émission de bons du Trésor pour 100 millions, en obligations 5 0/0 de 5,000 piécettes remboursables le 30 juin 1891 .
^ '^ contingent de l'armée pour 1890-1891 a été fixé à jO hommes. M. Gamazo a demandé une réduction effectif dans un^ but financier, mais son opinion n'a prévalu contre celle du ministre de la guerre. Le gé- \ Azcarraga a fait nommer une commission char-
gée d'étudier un projet de loi sur le recrutement basé sur le principe du service personnel, le remplacement ne devant être conservé que pour lestroupes d'outre-mer. L'artillerie de campagne a été renforcée ; le nombre des lieutenants a été réduit dans les régiments de ligne et les bataillons de chasseurs; l'armement des forts des Pyrénées a été poussé avec activité.
En ce qui concerne la marine, on a lancé le 7 août en présence de la reine, avec un plein succès, le grand croiseur Marie-Thérèse, construit à Bilbao. On a continué dans les arsenaux du Ferrol, de Carthagène, de la Corogne et de Bilbao la construction de nouveaux bâtiments.
La loi sur le suffrage universel a été promulguée le 26 juin. Elle ne concerne point le Sénat dont la partie élective doit continuer d'être nommée conformément auxrèglesspécialesjusqu'ici en vigueur. Voici les dispositions principales de cette loi importante : Est électeur, tout Espagnol majeur de vingt-cinq ans, jouissant de ses droits civils, et ayant deux ans de résidence dans une commune ; ne sont pas électeurs, les soldats et les sous-officiers en activité de service ; ne peut prendre part au vote que l'électeur inscrit sur des registres spéciaux dont la formation, la revision, la conservation et la surveillance sont confiées à une junte centrale et à des juntes provinciales et municipales. Les députés sont élus directement, au scrutin secret, à. la majorité relative des suffrages exprimés; dans les circonscriptions où le nombre des députés à élire est de deux à quatre, de quatre à huit, et au-dessus de huit, l'électeur ne peut voter que pour un nombre de candidats inférieur respectivement de un, de deux ou de trois, au nombre total des sièges. Les académies littéraires, les sociétés économiques des amis du pays, les Chambres de commerce. de l'industrie et de l'agriculture peuvent constituer d collèges spéciaux à raison de 5,000 membres pour un d puté ; elles peuvent se réunir & d'autres de même ord pour atteindre le nombre de 3,000; pour être électe
faut s'èlre fait rayer des es électioDs doivent avoir qui doit toujours être un
la nouvelle loi a été faite pour te renoavellemeDt □claies. On a. constaté une ïrps électoral. Le nombre i moitié des électeurs inremarqué l'abstention des idre aucun intérêt au suclicains. On peut dire toun libérale s'est manifesté Livernementne s'attendait a néanmoins obtenu une ons considérées en masse, à. Madrid, où aucun des élu, et dans plusieurs lotrès sensible.
'aux publics, la Chamlu-e Jt de loi relatif à la cons- 1 de fer, à voie de 1 mètre soute avant d'avoir pu le ois de juillet les travaux a, qui aura 240 kilomètres , Guadix et la vallée de tsur Grenade. On a cone Malparlida à Astorga et aise.
été profondément modi- ^raire fondée en 1881, et e, les protectionnistes ont sultats de l'enquête de la ouanière ayant été favoles conservateurs, qui dans l'opposition, profie la faculté que conférait de la loi de linances (V.
132 LA VIE POLITIQOE A L'ETBANGEE
gupra, p. 119) pour abroger l'art, 5 de la loi uôuânïèrè' de 1869, en yertu duquel les droits de douane devaient être abaissés en 1892, et pour relever les taxes sur l'importalion des chevaux, mulets, ânes, bêtes à corne et à laine, des viandes, du riz, des céréales, farines, etc. (décret du "i décembre). En outre, le ministère a résolu de procéder à la rédaction d'un nouveau tarif applicable à partir du 1" janvier 1892, et basé sur la première colonne du tarif de 1877 qui fixa ses droits très élevés dont plusieurs seront encore augmentés.
La législation sociale n'a point été modifiée. Seulement, la commission des réformes sociales instituée auprès du ministère de l'intérieur s'est réorganisée après les manifestations ouvrières du mois de mai, sous la présidence de M. Moret. Elle a eu notamment à examiner les pétitions des ouvriers de Madrid et de plusieurs autres grandes villes. Elle a préparé un projet de loi tendant à l'établissement de jurys mixtes pour le règlement des différends entre les patrons et les ouvriers. Elle étudie un autre projet sur les mesures de précaution et d'hygiène à prendre dans les industries insalubres et sur le repos du dimanche. Elle a adressé le 23 novembre, aux associations ouvrières, une circulaire avec un questionnaire sur tous les renseignements relatifs à, lajournée de huit heures.
L'attention du Parlement et des cercles politiques a été particulièrement attirée au mois de mars par l'incident Daban. Le général sénateur Daban ayant envoyé une lettre-circulaire aux officiers généraux pour les consulter sur divers projets du gouvernement qui lui paraissaient inspirés, disait-il, par des sentiments hostiles aux militaires, et celte lettre ayant été publiée, le ministre de la guerre considéra que le général Daban avait commis une grave infraction aux lois militaires ; il lui infligea deux mois d'arrêt et demanda au Sén l'autorisation nécessaire pour faire appliquer ce! peine. Un débat des plus animés s'engagea â. ce suje il ne fut pas prononcé moins de, Spixante-neuf discour
La plupart des sénateurs militaires prirent la parole pour blâmer la mesure du général Bermudez Reina ou la forme dans laquelle il l'avait prise. La discussion dégénéra en débat politique ; M. Sagasta fut attaqué avec une extrême violence, entre autres par le maréchal Martinez-Campos. Le 12 avril cependant, le Sénat autorisa le ministre de la guerre à faire exécuter la peine disciplinaire infligée au général Daban. A la Chambre des députés, le général Cassola reprit la question; il fut appuyé par M. Canovas, à Tétonnement des personnesqui se souvenaient avoir vu le leader conservateur chercher, pendant le premier ministère de la restauration, à affaiblir l'influence de l'armée dans la politique intérieure. Ce second débat ne comportait du reste aucune sanction. Quant à l'opinion publique, elle blâma en général la conduite du général Daban, et approuva l'énergie du gouvernement; elle trouva que l'ingérence des militaires dans la politique, quoique diminuée depuis la restauration, est encore beaucoup trop grande.
Houvement ouvrier. — L'agitation ouvrière s'est fait vivement sentir en 1890. Comme dans le reste de l'Europe, des manifestations ont eu lieu le 1" mai dans lesprincipaux centres industriels. Dès la fin d'avril, le gouvernement avait pris des mesures de précaution.. Comme la question sociale n'est pas encore précisément posée en Espagne, que la grande industrie n'y est pa& développée, qu'aucune solidarité n'existe entre les ouvriers, sauf dans quelques régions minières et dans les centres manufacturiers de Catalogne, que les socialistes proprement dits sont peu nombreux et mal organisés, et que les partisans des manifestations ne s'entendaient pas sur les détails, le 1*' mai se passa assez tranquillement. Dans l'esprit des directeurs du mouvet, du reste, il s'agissait simplement d'attirer l'attendes pouvoirs publics sur les résolutions votées au ^rès de Paris de juillet 1889, et de remettre aux rites des pétitions exposant les revendications
ouvrières: journée de huit heures, suppr chandage, réglementation du travail des enfants dans les manufactures, etc. Le 2 les troubles, provoqués par des anarchistes, éclatèrent à Barcelone; à Bilbao, les ouvriers qui voulaient travailler et ceux qui voulaient manifester en vinrent aux mains; la troupe dut intervenir. Sur plusieurs points, les patrons se montrèrent disposés à faire des concessions aux ouvriers. Le dimanche 4 mai, ce fut le tour des ouvriers qui n'avaient point voulu choisir le 1"' mai pour manifester.
Pendant les mois suivants, des grèves eurent lieu dans divers endroits; elles n'eurent un caractère grave qu'à Bilbao et en Catalogne. A Bilbao, l'état de siège dut être proclamé (lo mai); les réclamations des ouvriers ayant paru en partie justifiées, le gouverneur de la province leur fit obtenir satisfaction sur quelques points, et le travail reprit le 22 mai. En Catalogne, au contraire, les patrons ne voulurent rien céder et préférèrent fermer leurs établissements. A Manrésa, les fabricants ayant voulu ramener au tarif du mois d'avril les salaires augmentés ultérieurement etcongédierun certain nombre d'ouvriers, une grève presque générale éclata et gagna le Llobrégat (13 juillet) ; elle ne prit fin que le 29 juillet; les ouvriers congédiés furent repris par les patrons. Des troubles, qui nécessitèrent l'intervention des troupes, eurent encore lieu à Barcelone dans les derniers jours de juillet et la première quinzaine d'août. Le 21 août, le gouverneur de Catalogne réunit à Barcelone les fabricants du haut Llobrégat et leur exprimale désir, en présence du rétablissement de l'ordre, de les voir accéder dans la mesure du possible aux demandes des ouvriers. Les manifestations du printemps et de l'été ont grandement nui à la production nationale; elles ont eu de plus l'inconvénient ■ permettre aux socialistes de se compter et de voir qu'ils pourraient faire à l'avenir avec une meilleu organisation.
Affaires religieuses. — Les évêques ont continué de montrer des tendances à intervenir dans la politique intérieure. Ils ont tenu à Saragosse, du 5 au 9 octobre, le second Congrès catholique sous la présidence du cardinal Bénavi^és. Comme Tannée dernière, le Congrès a traité principalement du rétablissement du pouvoir temporel du pape ; plusieurs orateurs ont soutenu avec tant de fougue la thèse de Tinternationalisation de la question romaine que le gouvernement italien a dû encore témoigner son mécontentement au cabinet de Madrid, sans que, d'ailleurs, Tincident ait eu de suites. La question sociale a été également abordée ; Tévêque de Barcelone a proposé la création de cercles catholiques d'ouvriers, de sociétés de patronage et de syndicats ; le Congrès a nommé une commission permanente chargée d'étudier ces questions. Il a voté, avant de se séparer, Tenvoi d'un message d'adhésion à la reine régente. Ses séances ont été quelquefois troublées par des scènes provoquées par les integristas, carlistes dissidents auxquels se sont joints les ultramontains ; le groupe de 1' « Union catholique », le plus nombreux, a observé une conduite plus réservée ; il est actuellement affilié aux conservateurs, quoiqu'il vise à la formation d'un parti catholique indépendant.
Politique extérieure. — L'Espagne a continué d'entrenir des relatiops amicales avec toutes les puissances. Le conflit anglo-portugais a déterminé un courant d'opinion peu favorable à l'Angleterre, et les partisans de l'ïïnion ibérique en ont profité pour donner à leur propagande une nouvelle activité. Au mois d'avril, une délégation des universités portugaises a été reçue avec enthousiasme par les étudiants espagnols qui ont arrêté avec elle les bases d'une fédération scolaire ibériane. Au mois de septembre, quand une crise ministé- 3 éclata à Lisbonne, de nombreuses manifestations iques eurent lieu à Madrid et dans plusieurs autres en faveur du Portugal.
*onflit avec le Maroc s'est produit à la suite d'une
LA VIE POLITIQUE A L'ÉTKANGER :les de brigandage commis sur la frontière hisrocaine, et de l'agression d'undétachemeot de espagnoles par les Maures du Rifî près de 20 juillet). Le cabinet de Madrid demanda et itisfaction (V. infra Maroc) (I).
Hdcrologie.
r Julian Gayarré. — Fernando Catderon y Collantes Distre dans plusieurs csbinols et ancien président dn fupréme. — Le baryton George Ronconi, — Le comte
l'un des liommes les plus èminentadu parti conserTaété directeur du journal El Tiempo, mhiistrc des travaux
préaident de la Chambre des députés. -^ Le comte de TO, ancien président du Sénat. — Le duo de Monlpen- : général Salamanea, gouverneur général de Cuba. — )yano,ancienmiDistreduromentoet ancien cbef du parti - Tomas-Maria Mosgueta, ancien vice -pré si de ut du
fut deux (ois ministre de Ultramar, en 1871 et 1872, et lu fomente en 1874. — Le général Caesola, ancien mi' la guerre. — Le vice-amiral Juan-Bautista Anlequtra, e la marine en 1876 et 1884. — Le peintre Casto Plasen- 'ador Aibacete, ancien minietrede Utlratnar etgouverneur [ue d'Espagne, le principal négociateur du traité de comnco-espagnol. — Tomas-Rodriguez Rubi, ancien ministre Iramatique distingué. — Le vice-amiral Paria, ancien le la marine.
Bibliographie.
gênerai de Espana, publiée par les membres de l'Aca- Lstuire BOUS la direction de M. Canovas del Castillo. — 1 Modema, revue mensuelle publiant des articles dus !urs écrivains contemporains. — Éléments de droit civil par E. Lebr (Paris].
H. DE Séprés.
s colonies espagnoles, v. xnfra, Afrique occident '