‹ La vie politique à l'étrangerChapitre 16 sur 68 · LUXEMBOURG · texte numérisé non relu

LUXEMBOURG

de Nassau lui succédait comme souverain du Luxembourg. Après les funérailles de Guillaume III à Delft, le 0 décembre, il faisait son entrée à Luxembourg le 8 décembre, et le 9, il prêtait devant la représentation du pays le serment constitutionnel, promettant « d'ob-* server la Constitution et les lois, de maintenir Tindépendance nationale, l'intégrité du territoire, ainsi que la liberté publique et individuelle, comme aussi les droits de tous et de chacun de ses sujets. » Le discours prononcé à cette occasion par le grand-duc où il disait : « Les rois meurent, les dynasties passent, les peuplesrestent », a produit la plus favorable impression sur ce petit peuple, jaloux par-dessus tout de son indépendance. Nous voulons rester ce que nous sommes, tel est le cri unanime. Toutes les puissances ont reçu notification de l'avènement au trône du nouveau souverain. Jusqu'ici deux puissances seulement ont envoyé à Luxembourg des ministres résidents : M. Raindre représente la France, le comte de Walwitz l'Allemagne.

Le budget pour 1890 a été fixé à 8,581,200 francs pour recettes et 7,445,200 francs pour les dépenses. La liste civile est de 200,000 francs ; les dépenses militaires (123 gendarmes, 200 volontaires) sont de 397,900 francs ; 700,0(30 francs sont affectés à l'instruction publique et 955,500 francs aux travaux publics.

Le 10 juin, la moitié de la Chambre des députés a été renouvelée; les élections n'ont apporté aucun changement appréciable à la situation des partis. Le ministère libéral Eyschen est appuyé par la presque unanimité de la Chambre. Le 14 février, M. Servais, président de la Chambre, a interpellé le ministère au sujet d'une théorie exposée par M. Eyschen dans son récent ouvrage sur le droit public du Luxembourg, et d'après laquelle la toute- F""ance publique résiderait dans lapersonnedu grandà M. Eyschen a répondu que la Constitution de 1868 E qu'une modification de celle de 1856; que notam- I t l'article 32, relatif à la puissance souveraine, n'est (] hangement de rédaction de l'article 32 de la

istitution de 1856; que la déclaration de principe [tenue dans ce dernier, et disant que la toute-puissance clique réside dans la personne du souverain, a été ranchée uniquement pour donner satisfaction à l'opin publique. H a cité un rapport au roi signé par Servais lui-même, du temps où il était ministre, et is lequel M. Servais déclare que la rédaction de Tarie 32 ne modifie pas le sens de la Constitution

Nécrologie.

I juin. ELnmanuelSfrnaM, ancien miuisire d'État, président de ^liaïubre des députés, bourgmestre de Luxembourg. — Henri an de Xivry, ancien préaident du conseil provincial.

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