‹ La vie politique à l'étrangerChapitre 21 sur 68 · ASIE · texte numérisé non relu

ASIE

FGHANISTAN

aman est reatré dans sa capitale au ■, après une absence de deux ans. Il en 1888, à la suite de la rébellion lusin Ishak-Khan, aujourd'hui exilé Il a su réduire les rebelles sans e au gouvernement russe, qui avait observation à Kerki ; son pays est lie, et les quelques troubles qui se Firuzhokis et les Jamshidis ont pu être apaisés sans peine.

Sa politique vis-à-vis de la Russie s'inspire des menaementsquelui dicte la prudence; il a donné aux caraânes russes la permission de commercer non seulelent dans les villes du Turkestan afghan, mais à Hérat lême. C'est peut-être pour reconnaître cette bonne vo- >nlé qu'Ishak-Kkan a été transféré de Samarcande à aschkent, ville plus éloignée de la frontière. Les rela- .ons entre les deux pays tendent à se développer cette anée ; des négociants de Moscou ont installé unekctorerie à Takhla-Bazar, dans l'oasis du Pendjé. Eu »"", l'Afghanistan a importé pour 3,173,228 roubles de 'landises russes, et exporté en Turkestan pour ,272 roubles de marchandises afghanes ou angiomes. D'un autre côté, l'Angleterre s'efforce de res- ' 'ine alliance qu'elle considère comme nécessaire

à la sécurité de son empire indien. Depuis 1883 le gouvernement britannique fournit à Abdur-Rhaman un subside annuel de douze lakhs de roupies (2,844,000 fr.). L'émir a signé à Rawul-Pindi, en 1886, avec lord Dufferin, un traité dont les clauses sont encore secrètes : on peut croire cependant qu'il y eut d'une part promesse de protection et de l'autre promesse de déférence. Maintenant l'émir demande des subsides plus considérables et peutêtre des engagements fermes de l'Angleterre, au cas où certaines éventualités se réaliseraient. Le gouvernement britannique paraît avoir l'intention de réclamer en échange, en dehors des avantages commerciaux que les traités précédents ne lui ont pas assurés, quelques concessions d'ordre politique, telles que l'installation de résidents anglais, l'autorisation d'entretenir à Hérat une mission militaire avec une escorte, et aussi celle de pousser jusqu'à Kanduhar la voie ferrée qui s'arrête actuellement au défilé de Quetta. — On sait qu'une commission, agréée par l'émir, étudie le tracé d'une ligne de Peshawar à Caboul. P.

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