C. Pailh de Lessert
Sahara
déclarations, daté du 5 août, et 1 même mois, les gouvernements 1 même temps qu'ils réglaient leur à Zanzibar et à Madagascar, ont
d'inflnence dans les régions du 1. En ce qui concerne le Sahara, e S. H. Britannique reconnaît la , France au sud de ses possessions squ'à une ligne de Saï sur le Niger fchad. "
1 déposant la convention sur le i des Lords, la commentait en ces ,u sud des possessions françaises t ouvert à l'action de la France, loderne du Hinlerland, rien n'em-
s'y avancer aussi loin qu'elle le
désire.... Nous avons échangé des notes par lesquelles les deux puissances reconnaissent que rien de ce que nous avons fait n'aflFecte ni ne vise à affecter les droits quelconques que la Turquie peut avoir dans les pays situés au sud de Tripoli.... On pourrait croire, en regardant la carte et en mesurant les degrés, que la France a affirmé ses droits sur une grande étendue de territoire. Mais vous devez juger non seulement d'après rétendue du territoire, mais encore d'après la valeur. Le terrain en question est ce qu'un agriculteur appellerait un sol léger, très léger; en fait, c'est le désert du Sahara, et par conséquent la valeur de ce qu'acquiert la France est proportionnellement diminuée. Cet arrangement assure d'ailleurs aux deux puissances leur domination sur des pays qu'aucune d'elles n'a exploré, «t peut-être plusieurs générations passeront avant que l'influence française ou anglaise y ait pénétré. » — Le chef du cabinet britannique s'est donc efforcé de réduire la valeur des concessions faites à la France; mais comme le disait un journal anglais, il est dans les habitudes d'une certaine diplomatie de « cracher dans la soupe » qu'elle se voit forcée de servir à un rival. Il est à craindre toutefois qu'en voulant, dans l'intérêt du futur transsaharien, dégager la boucle du Niger jusqu'à Saï et obtenir Taccès du lac Tchad, les diplomates français n'aient précisément détruit les chances de succès déjà fort maigres de l'entreprise, et que, pour gagner l'accès du champ d'exploitation, ils n'aient cédé à une compagnie anglaise- le champ d'exploitation luimême, c'est-à-dire les pays Haoussas en général et le Sokoto en particulier.
De longues discussions sur le transsaharien ont eu lieu à la Société de géographie de Paris; de nombreux articles de journaux et de revues, des brochures '^n ont entretenu le public. M. Georges Rolland, ingén ir des mines, et M. le général Philebert, connus l'ui ît l'autre par de remarquables travaux sur le Sahara, d proposé la création de postes français à Temassi'"' ît