H. DE S
(RËPDBLiaUE)
République Argentine en pleine est rare, le change atteint sont difTiciles, la spéculation iropéens, qui se sont ouverts évoyance au Ilot démesuré du ,enl et se resserrent, ce qui e gouvernement, aflfolé, prend res : fermeture de la Bourse, s de liquidation, paiement des c. En fait, c'est un pays formé !, exploité sans mesure par la , exposé par suite eu permailité les plus actives et les plus et étal de crise, loin d'arrêter la spéculation, ne fait que la faciliter et l'exciter; aussi voyons-nous les entreprises de chemins de fer, de mines, d'industrie, se multiplier, presque toujours, il est vrai, aux mains des étrangers, et causer d'ailleurs de nombreuses catastrophes financières.
Cette instabilité et ce trouble économique ne pouvaient Heurs se prolonger sans amener des commotions itiques. Dès le début de l'année, les élections parlemen- ■es suscitèrent quelques émeutes dans les provinces; élections eurent lieu le premier dimaoche de février,
et donnèrent l'avantage au parti dit autonomiste, c^eslà-dire à l'opposition. Le président Celman se trouvait par là gravement atteint. Aussi la dislocation du cabinet suivit de près. Le 13 avril, un meeting populaire commença la se'rie des manifestations hostiles et demanda la retraite des ministres. Le ministre des finances, M. Pacheco, tomba d'abord et fut remplacé par M. Uriburu, chargé d'amener une détente dans la situation financière, puis les autres membres du cabinet se retirèrent à leur tour. Le nouveau cabinet émit alors la prétention de réduire les dépenses en diminuant Tarmée et la marine, et d'intervenir pour arrêter la spéculation effrénée du moment.
Mais ces mesures troublaient trop d'intérêts personnels pour réussir. Dès le mois de juin, M. Uriburu tombait à son tour et était remplacé par M. J.-A. Garcia. Peu de temps après, en juillet, une conspiration militaire découverte à Buenos- Ayres amenait nombre d'arrestations; certains journalistes essayaient d'autre part de justifier l'assassinat politique, menaçant ainsi la personne du chef de l'État. Le gouvernement prit dès ce moment des mesures de défense, mais le 26 juillet, un régiment d'artillerie se mutina, entraîna d'autres corps de troupes, et une bataille s'engagea dans les rues de la •capitale. En même temps, la marine bombardait la ville pour déloger les troupes gouvernementales. Après quatre jours de lutte, les insurgés à bout de munitions (ils avaient trouvé dans les arsenaux des caisses vides) durent parlementer et se soumirent moyennant une amnistie totale.
La paix de la rue était rétablie, mais la situation n'en restait pas moins fâcheuse et tendue. Le cabinet, incapable d'agir au milieu du conflit permanent des partis, dut se retirer, et dans l'impossibilité d'en constituer un autre, le président Juarez-Gelman donna enfin sa dén: sion (7 août). Le vice-président Pellegrini prit sa pli pour jusqu'en 1892. Il composa un ministère de cor liation, panaché des diverses nuances politiques, ro