‹ La vie politique à l'étrangerChapitre 50 sur 68 · EQUATEUR · texte numérisé non relu

EQUATEUR

Un grave conflit soulevé l'année précédente entre le pouvoir civil et les autorités religieuses, au sujet de l'aboon de la dîme ecclésiastique, semble en voie d'arrannent. L'archevêque de Quito a recommandé par lettre itorale la soumission à la loi, à la suite de l'approbaa donnée par le Saint-Siège. Mais d'autre part la

tranquillité intérieure serait mal assurée. La province de Manabi, désolée parle banditisme (une ville entière a été pillée, celle de Montecristi), a dû être mise en état de siège.

En 1890, rÉquateur a subventionné et garanti la construction de deux voies ferrées importantes: !• une ligne de Guayaquil à Riobamba (240 kilomètres), destinée à atteindre plus tard Quito ; 2<» une ligne de Quito à Bahia (300 kilomètres). Ces lignes sont aux mains d'une compagnie yankee. L'Equateur a aussi voulu régler sa dette extérieure (environ 50 millions à l'intérêt réduit de 1 p. 100), et il a proposé à ses créanciers une réduction du tiers environ, en payant pour le reste 5 p. 100 et un amortissement annuel. Un syndicat anglais est en pourparlers avec le gouvernement dans ce but. Le 3 mai, rÉquateur a signé à Quito avec le Pérou un traité mettant fin à une très ancienne question de limites. Il a signé aussi des traités de commerce avec le Mexique et ritalie.

Page 1