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itèrent sur divers points et la troupe dut intervenir. i> anciens minislres déclarèrent publiquement qu'ils avaient dû se retirer devant les abus de pouvoir personnel du président Balmaceda. Enfin, une rupture violente se produisit entre le président, soutenu par l'armée, et l'opposition, appuyé parla marine. Depuis lors, ce pays est en pleine révolution.
Parmi les grands faits économiques du Sud-Amérique, on doit toujours ranger la construction du chemin de fer transandin, de Valparaiso à Buenos-Ayres, commencé il y a dix-neuf ans. Au début de 1890, sur une longueur totale de 1,400 kilomètres, 1,029 étaient construits du côté argentin, et 132 du côté chilien, en tout 1,161 kilomètres. Dans le courant de l'année, on a posé les rails Jur une bonne partie du reste, mais l'ouvrage le plus difficile, le tunnel de la Cumbre, reste à faire. Celte ligne n'est malheureusement pas unilorme. Construite [>ar plusieurs compagnies, elle n'a pas partout la môme largeur de voie : l^.SO de Buenos-Ayres à Mendoza; r, 35 de Valparaiso à Santa-Rosa, et i mètre de Santa- ELosa à Mendoza. Le Chili a enfîn réglé la question des ndemnités dues aux ressortissants anglais pour dommages éprouvés pendant la guerre du Pacifique. La somme a été fixée à deux millions de francs. Le Chili "ait construire en France plusieurs croiseurs cuirassés. Li'un d'eux a élé lance' à la Seyne (Toulon) en juin, l'autres sont en armement.
COLOMBIE (Ëtats-UniB de)
i-'iuinée 1890 débuta par un incident avec les États-
o du Nord. Des négociants yankees ayant voulu
)duire en fraude des denrées d'importation dans le
de San Blas, leurs navires furent arrêtés et
^iiits à Carlbagëne. Les intéressés protestèrent et
réclamèrent auprès de leur gouvernement. On prêta un instant au cabinet de Washington l'intention d'envoyer un navire de guerre dans les eaux colombiennes. Mais Tincident n'eut pas de suite. Le gouvernement colombien prouva que les propriétaires des navires en question faisaient de la contrebande, et l'affaire suivit son cours devant la justice ordinaire.
En septembre, un incendie dû à la malveillance a dévoré 150 maisons dans la ville de Colon, et causé 7 à 8 millions de perte. Il en est résulté une vive agitation momentanée. La Colombie cherche à étendre son réseau ferré dans les deux sens : d'une mer à l'autre et du Nord au Sud. Elle désire notamment aujourd'hui construire une ligne de Sabanilla, sur la côte septentrionale, à Barrànquilla, sur la Magdalena, et de là à Bogota. Mais les capitaux font défaut, et la configuration du terrain constitue un très grave obstacle. Le commerce extérieur s'est élevé en 1889 à 11,811,997 pesos or à l'importation (1 peso or = 5 francs), et à 16,241,147 à l'exportation. Les chiffres pour 1887 et 1888 étaient respectivement de 8,714,143 francs et 10,657,521 francs à l'importation ; de 14,128,162 francs et de 17,607,368 à l'exportation. Les chiffres définitifs pour 1890 ne sont pas encore connus; mais ils accusent, paraît-il, un progrès très considérable, les affaires ayant pris une grande extension. Le mouvement des ports en 1889 a été de 1,522 navires à l'entrée et de 1,507 à la sortie, en progression de 397 navires et de 100,000 tonnes environ sur le mouvement total de 1888. Les prévisions budgétaires pour le double exercice 1891-1892 sont de 20,351,100 pesos papier (un peso papier = 2 fr. 50 environ).
La question si grave du canal de Panama est restée ouverte par le fait des travaux de la commission d'é^"des envoyée dans l'isthme sous la présidence de M. G main. Cette commission a, en 1890, examiné sur plac( situation, et a rencontré chez le gouverneur colomb une tendance marquée à se montrer plus exigeant c^
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lors de la première concession. Les autorités colombiennes prétendaient faire valoir contre la Compagnie de Lesseps des griefs graves et multiples. C'est dans ces conditions qu'un agent de la Compagnie, M. Bonaparte Wyse, a dû négocier un nouvel arrangement avec la Colombie. Sa tâche a été rendue plus difficile par l'attitude du gouvernement français, qui s'est hautement désintéressé de l'affaire (séance de la Chambre du 21 juin). Fixé sur ce point, le gouvernement colombien vit aussitôt une occasion de mettre la main, par une interprétation rigoureuse du traité de concession, sur les travaux exécutés, afin de les céder avec profit à une compagnie nouvelle. Des pourparlers laborieux s'ensuivirent à Bogota entre M. Wyse et le gouvernement. Ils se sont terminés, mieux qu'on ne pouvait l'espérer, par un arrangement qui semble raisonnable.
La condition économique de la Colombie paraît en voie d'amélioration, grâce à la tranquillité relative du pays. Mais la population se développe peu, et se porte surtout vers la recherche des métaux précieux et la culture des produits riches de spéculation C'est là une voie assez dangereuse. On a découvert récemment dans les Etals du Cauca et du Magdalena des mines de houille dont on voudrait commencer l'exploitation, et dans ce but on a fait appel aux capitaux européens, qui paraissent peu pressés de se livrer, à cause des difficultés d'accès.