URUGUAY
L'année débuta en Uruguay par une crise ministérielle d'une solution difficile. La situation était compliquée par rapproche des élections présidentielles, qui s'annonçaient comme devant être chaudement disputées par, plusieurs candidats militaires et civils. Le !•' mars, M. de Herrera y Obes fut élu sans difficultés sérieuses et prit possession du pouvoir au milieu d'un calme inattend u« En 1889, rUruguay a reçu 27,000 immigrants. Le mouvement s'est ralenti en 1890 par suite de la crise géné^ raie qui a sévi cette année. Lalongueur des voies ferrées atteint 700 kilomètres en exploitation. Le gouvernement a créé en 1890 une école supérieure d'agriculture.
VENEZUELA (États-Unis de)
L'année 1889 avait amené la chute du tout-puise Guzman BlaacO) .maitre absolu du; pouvoir depiiî**
AMERIQUE DU 8DD longoes années, etl'ons'aUendaït Avoir son parti tei tout au monde pour rétablir sa situation, lien estrési un malaise accentué, donnant naissance dès le début l'année aux bruits les plus alarmants. Cependant élections présidentielles eurent lieu sans troubles ne blés, etM. Andueza Palacio, élu, prit paisiblement [ session de sa charge..
L'ÉLat de Falcon a été divisé et forme actuellem deux États : Zulia et Falcon. Le Congrès de Garaca voté un impôt spécial sur les célibataires âgés de plus trente-cinq ans, et progressif de 1 à 2 p. 100 selon montant du revenu.
Le voisinage de la Guyane anglaise est toujours p le Yeneinela une occasion de cruels soucis. De tempf tempe, l'administration anglaise de Demerara étend juridiction, ou accorde des concessions qui empiët sur le territoire revendiqué par le gouvernement Caracas. 11 en résulte des protestations vives, mais i tiies, les Anglais vont de l'avant sans sourciller. C ainsi qu'en 1890 un membre du Parlement, M. Hi Walt, a reçu une concession considérable k l'ouest l'Amaouro, dans une région aurifère que l'on préti être en territoire vénézuélien. Ce fait excita une v émotion, et le gouvernement de Caracas ouvrit une né] ciation à Washington pour obtenir l'appui du gouv nement nord-américain en vue d'un arbitrage. En më temps il envoyait à Londres un agent spécial poursui' l'affaire à l'amiable, et dans le territoire contesté i expédition chargée d'affirmer les droits du Veoezu par des actes de prise de possession. Le gouvernem' anglais suspendit aussitôt, et envoya au gouvernemi de Caracas un ultimatum fixant ses prétentions, i ultimatum fut ensuite retiré afin d'élargir la base < ociations, mais les Anglais n'en continuèrent j ■ns leur mouvement d'annexion, sous la protect canonnières lancées sur l'Orénoque par le g< lement local. Le 1" septembre, le président ezuela adressa & tous les cabinets une nouvelle
elle protestation. En novembre, les journaux de erara réclamaient des armements dans la coloaie se défendre contre une attaque éventuelle des zuéliens.
LÉON Poissard.
OGÉANIE