‹ La vie politique à l'étrangerChapitre 54 sur 68 · AUSTRALASIE · texte numérisé non relu

AUSTRALASIE

Le 6 février, la conférence dont la réunion avait été décidée la fin de 1889, s'est assemblée à Melbourne et a examiné la question de 1 a Fédération australasienne. Le 13 février, elle a voté les résolutions suivantes :

i^ Les membres de la Conférence prendront les mesures nécessaires pour engager les législatures de leurs colonies respec> tives à nommer, dans le courant de Tannée, des délégués à une Convention nationale australienne investie du pouvoir d'examiner un projet de Constitution fédérale et de rédiger un rapport sur ce sujet ;

20 Cette Convention se composera de sept délégués au plus par colonie autonome et de quatre délégués au plus par colonie administrée par la Couronne.

Elle a voté en même temps, à l'unanimité, une adresse où elle exprimait rattachement des colonies à la reine, mais sans faire aucune mention du gouvernement impérial ni du ministère des colonies»Dans le courant de l'année, les législatures de toutes les colonies d'Australie ont nommé les délégués qui les représenteront à la Convention; le Parlement de la Nouvelle-Zélande, après avoir refusé d'en nommer, est revenu sur sa preihière ." ision. La Convention se réunira le 2 mars à Sydney. )es grèves extrêmement graves ont éclaté dans la onde moitié de l'année à Melbourne, à Sydney, à îsbane et sur un grand nombre d'autres points. Ce •ent les tondeurs de moutons qui commencèrent de

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LA VIE POLITIQUE A i'ÉTBANGEK

cesser le travail afin de forcer les propriétaires à n'employer que des ouvriers enrôlés dans les traders unions. Au mois de juin, les matelots et les ouvriers des docks de Sydney réclamèrent et obtinrent la journée de huit heures avec un salaire de 1 shelling par heure. Mais ils prétendirent obliger les armateurs à n'employer cfue des unionnistes, et à ne pas congédier d'unionnistes. Les propriétaires qui résistèrent furent mis en interdit. Les boycotteurs réussirent à entraîner avec eux les ouvriers des autres métiers appartenant aux traders unions^ et le commerce ainsi que l'industrie fut paralysés. Pendant plusieurs nuits, Melbourne, faute de gaz, resta plongée dans une complète obscurité ; l'extraction fut arrêtée dans les mines. A la fin d'août, la situation était très tendue. Les travaux urgents et indispensables étaient exécutés par des ouvriers protégés par la police. Au commencement de septembre, à Melbourne et à Sydney, les patrons de tous les métiers réunis en conférence se constituèrent en association de défense; ils résolurent de résister aux exigences des ouvriers et de soutenir jusqu'au bout les armateurs. Ils eurent le dernier mot. A la fin d'octobre, découragés et à bout de ressources, les ouvriers unionnistes demandèrent à reprendre le travail aux conditions en vigueur avant la grève ; les patrons acceptèrent et le cours normal des choses se rétablit peu à peu.

On trouve dans les statistiques officielles publiées en 1890, les renseignements suivants sur les chemins de fer :

Frais Revena

Milles Frais d'exploitation net

construits, d'établissement. annuels. annuel.

Victoria

Nouvelle-Galles du Sud

Nouvelle-Zélande .

Australie du Sud.

Queensland (chiffres de 1888) . .

Liv. st.

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