‹ La vie politique de M. Royer-CollardChapitre 18 sur 27 · BUDGET DR L'UNIVERSITÉ · texte numérisé non relu

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société ; qu'elles entrent natuiellement dans le commerce comme les besoins privés, qu'elles appartiennent à l'industrie comme la fabrication des étoffes; ou bien peutêtre qu'elles forment l'apanage indépendant de quelque puissance particulière qui aurait le privilège de donner des lois à la puissance publique.

« Je n'ai pas encore remarqué qu'on ait avancé rien de semblable ; il est plus facile d'attaquer l'Université que d'ébranler la maxime dont elle est l'application et en quelque sorte l'instrument, et qui forme le véritable titre de la nouvelle existence qu'elle a reçue du Roi. C'est en effet par un acte de la puissance royale que l'Université existe aujourd'hui ; c'est l'autorité du Roi qu'elle exerce; c'est pour lui, en son nom, et sous ses ordres, qu'elle dirige l'instruction dans tout le royaume , donne des maîtres à la jeunesse, et règle l'enseignement et la discipline de toutes les écoles, et môme de ces maisons particulières qu'on cessera peut-être de célébrer, quand on saura qu'elles sont renfermées dans son enceinte et qu'elles vivent sous son influence et sous ses lois. L'Université a donc le monopole de l'éducation, à peu près comme les tribunaux ont le monopole de la justice, ou l'armée celui de la force publique.

« Sans doute. Messieurs, et l'instruction, mère des doctrines sociales, et le gouvernement de l'instruction doivent recevoir de la loi leur organisation, leurs règles et leurs formes définitives. Si ce principe était mis en oubli, je le produirais ; s'il était attaqué, je le défendrais de toutes mes forces. Mais qu 'est-il besoin de le réclamer avec amertume, quand la nécessité d'une loi est reconnue aussi bien que son urgence; quand le Roi a daigné dé clarer en plusieurs occasions que son gouvernement la préparait? Sa sagesse l'avertira sans doute qu'elle ne peut être encore longtemps différée. Nulle part elle

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n'est plus vivement sollicitée, plus impatiemment attendue que dans les écoles, à qui elle doit rendre une vie nouvelle. Nous devons donc espérer que les Chambres seront saisies de cette importante matière à la session prochaine. De quoi s'agit-ii aujourd'hui? Uniquement de savoir si jusque-là, si provisoirement, Finstruction publique doit rester à TÉtat, sous la garde du Roi. Cette question n'est point immense, comme l'a dit un honorable membre (M. de Villèle) ; le simple bon sens la décide.

(( Le même membre qui l'a jugée immense, par une contradiction singulière, n'a cependant pas hésité à la trancher fort brusquement, en exprimant le vœu que dès à présent TUniversité s'éclipse. Je ne pense pas, je l'avoue, et j'ai la confiance que la Chambre ne pensera pas non plus qu'une éclipse subite et totale soit désirable, et qu'en pareille matière le provisoire soit dû aux ténèbres. Le péril n'est pas de conserver l'ordre établi jusqu'à ce qu'il soit soumis à l'examen de la puissance législative; le péril serait de mettre indiscrètement en problème l'autorité qui est chargée de maintenir cet ordre, et qui a besoin de quelque considération, de quelque force , et peut-être de quelque encouragement pour le défendre avec succès contre tant de passions et d'ambitions qui l'attaquent. Et par où l'Université a-t-elle mérité qu'à cette tribune même on invoquât l'anarchie contre elle? Qui pourrait accuser ses principes et les doctrines qu'elle professe î La religion est-elle sans honneur dans des écoles qui ont recueilli et qui se glorifient de présenter à l'État et aux familles six à sept cents ecclésiastiques, précieux débris de l'ancien clergé, des anciennes universités et des congrégations enseignantes? Les sciences et les lettres vont-elles périr dans les mains de tant d'hommes célèbres, dont les noms connus de l'Ëu-

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topè ontfiludtré l'Université dès son origine? Contre nne institution qui donne à la société de si hautes garanties, la calomnie est absurbe; Tinsulte serait ridiculOé

c( Vous ne jugerez donc pas, Messieurs, que la destination assignée à la taxe universitaire, qui est d'acquitter les dépenses de Tadministration générale de Tinstruction, soit une raison de la supprimer. Je crois avoir écarté cette première objection.

« Mais la nécessité de maintenir cette administration étant prouvée, la taxe dont il s'agit est-elle un moyen juste et convenable de pourvoir aux dépenses? Vous pourriez •ans nul doute les laisser à la charge du trésor; vous pourriez aussi metti^e à sa charge toute rinstruction, en la tendant partout entièrement gratuite. Vous le poùrlîez; mais le devez-vous? C'est la question politique renfermée dans cette question financière qui est venta- Mement immense; et il n'est peut-être pas de la prudence de la Chambre de l'agiter accidentellement, à l'occasion du budget. La rétribution universitaire est établie depuis nombre d'années; elle vient au secours du trésor indigent, et elle n'est pas moins légitime que les rétributions particulières et locales, que personne tie songe à attaquer. En effet, si l'instruction publique appartient à l'État; si l'État doit la diriger et la gouverner dans l'intérêt de la société, les dépenses auxquelles ce gouvernement et cette direction donnent lieu sont de même nature que les autres dépenses de l'instruction, et il n'est pas plus injuste qu'elles soient supportées par ceux à qui l'action du gouvernement sur ritistruction ne profite pas moins que l'instruction ellemême. La rétribution universitaire rentre donc dans le système des autres rétributions qui se perçoivent au profit des établissements particuliers; elle est justifiée par les mêmes principes et par ia même nécessité. Vous

avez vu d'aillours combien elle est restreinte et modérée dans son application. Si vous consultiez TUniversité, je ne doute pas qu'elle ne préférât, pour son repos, une assignation certaine et liquide sur le trésor à une perception difficile , fatigante , d'un produit variable , et qui excite contre elle tant de clameurs intéressées. Voyez, Messieurs, si la préférence de l'Université est un motif de décision pour vous.

« Un autre membre (M. Cornet d'Incourt) a dit: que l'Université restreigne ses dépenses, et elle n'aura pas besoin de la rétribution. Je répondrai à cet honorable membre que l'Université n'a pas attendu que l'économie et la modestie lui fussent conseillées, pour les mettre rigoureusement en pratique. Dès le mois d'octobre 18t5, les dépenses de l'administration supérieure ont été réduites des deux tiers et au delà ; il n'est resté dans cette administration, et par conséquent dans l'Université, aucun traitement qui excède 12,000 francs. Les traitements des administrations inférieures sont si: modiques et si évidemment insuffisants, surtout dans les grandes villes, qu'il ' a été impossible de les abaisser. L'instruction publique a ce noble privilège, que ne le cédant en importance et en dignité à aucun des services publics, elle est cependant, sans nulle comparaison, le plus faiblement rétribuée. L'appauvrir davantage, ce serait la détruire.

(( Je dois, avant de finir, faire connaître à la Chambre le rapport du produit de la rétribution universitaire avec les 1,500,000 francs demandés par M. le ministre de l'intérieur pour l'instruction publique.

H Ce produit avait été évalué à un million en 1815, lorsque la munificence royale voulut affranchir les études de cet impôt, et le mettre à la charge de la liste civile. Personne n'ignore que Sa Majesté a fait depuis un plus grand sacrifice; elle a été contrainte de renoncer à

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cette disposition généreuse. La rétribution est donc rentrée dans le budget de TUniversité pour cette somme d'un million; mais le produit ne s'en est élevé, dans Tannée 1816, qu'à 800,000 francs, et il n'y a aucun motif d'espérer qu'il soit plus considérable en 1817.

« Le ministre ayant demandé 1,500,000 francs dans l'hypothèse de la suppression de la rétribution ; si vous la maintenez en la comptant pour 800,000 francs, les 16,000,000 de francs se réduiront à 700,000, dont 200,000 destinés à couvrir le déficit causé par la diminution du produit, et les 500,000 autres à secourir les collèges royaux.

« Puisque le préopinant m'en a donné l'exemple, je vais ramener à cette discussion, où il ne s'agit encore qne de la rétribution universitaire, la situation financière et morale des collèges royaux.

« J'éprouve, Messieurs, un véritable embarras à vous parler de ces collèges; tant le vrai, à leur égard, est peu vraisemblable. Ils sont au nombre de trente-six : quand on voudra sérieusement fonder l'instruction publique, on reconnaîtra, je n'en doute pas, la nécessité d'augmenter ce nombre. Ils appartiennent à TËtat; leurs finances sont entièrement distinctes de celles de l'Université. Moins heureux qu'elle, ils ont reçu pour toute dotation nne hypothèse; s'ils avaient cent cinquante pensionnaires à un prix déterminé, les bénéfices du pensionnat couvriraient honorablement les dépenses, et formeraient des traitements fixes en faveur des administrateurs et des professeurs.

n Mais des collèges, on l'a trop oublié, ne sont pas seulement des pensionnats; ce sont, avant tout, des écoles; les écoles de toutes les familles et même des autres pensionnats, qui n'ont d'enseignement que celui qu'ils y reçoivent. Si donc on a pu imposer aux collèges de l'État I. i9

la loi de se sufEre comme pensionnats, ils avaient droit, sous leur litre et leur caractère d'écoles publiques, à une dotation fixe et indépendante. Des collèges sans revenus sont une iilvention de ces derniers temps. Les anciens collèges reposaient sur la propriété^ non sur des recettes incertaines^ variables, atermoyées; misérable condition, contraire^ j'ose le dire, à la dignité des fonc-« tionnaires à qui FÉtat confie Tinstruction publique. Ces collèges avaient aussi des pensionnats; mais ils n'en auraient point eu qu'ils auraient encore été florissants. Les bomfâet de là religion et de la patrie n'étaient point condamnés à vivre de profits.

ce La première cause de là misère des collèges royaux, celle qui a amuné toutes les autres, c'e^t. Messieurs^ qu'ils sont sanë revenus : pour leur en tenii" lieu^ le chef du dernier gouvernement avait voulu immobiliser^ en quelque sorte^ les pensionnats; il avait promis de maintenir constamment dans chaque collège le nombre de centcinquante pensionnaires, en partie aux frais de l'Étati et en paitie aux frais des villes. Mais les engagements contractés n'ont pas été fidèlement remplis; les malheurs ptlblics dut an^Si diminué le nombre des pensionnaires libres datis les années 1814 et 1815^ et créé une foule de non-valeurs qu'il a fallu supporter^ D'un autre côté» le gouvernement et les villes se sont facilement endettés envets ces créanciers peu redoutables^ L'admis mstration des collèges foyaux^ obligée d'assurer avant tout la lubsistanoe des élèves, est dond tombée peur d^ grés dans une détresse dont il vous serait pénible,- Mea* sieurs^ de connaître l'étendue et les extrômitéë»

n Cependant ces collèges n'existent pas pour diettre la dévouement à ce genre d'èpteuvei II est temps dé révo« quer l'ecipèce d'exhérèdation qui pèle sur dès établisse* nmûU dignes d'un meilleur tort, et sur les hommes estî*

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mables qnî ne se lassent point d'y remplir, à travers toute sorte de contradictions et de dégoûts, les fonctions les plus laborieuses et les plus utiles. La Chambre vient de téfuoigner qu'elle est loin de croire, comme le préopinâtit l'a dit, que t opinion publique les réprouve», Les collèges ^ojaul, calomniés dans un intérêt beaucoup itioltls respectable que le voile dont il se couvre, peuvent soutettif les regards les plus sévères, et le parallèle le plus étendu tivec les meilleurs établissements d'instruction qtle la France ait vu fleurir dans son sein* Le préopinant demande d'où vient donc que leurs pensionnats sont itioins nombreux que quelques autres. Je pourrais en donner cette raison que le prix de la pension y est plus élevé ; mais une raison bien plus puissante, le dirai-je. Messieurs, ^'est la supériorité même dôs pensionnats i*oyauï; c'est la sévérité de leur discipline qui ne se relâche jamais, sévérité salutaire, principe des qualités viriles; c'est, en un mot, l'austérité de leur régime qui a écarté la foule et l'a renvoyée aux maisons particulières mieux accommodées â l'esprit du siècle. Des règles in* flexibles offensent la mollesse do nos mœurs, effrayent 1* tendresse aveugle des parents. On prétend retenir ses enfants^ en même temps qu'on les fait passer sous des maîtres : on veut imposer à ceux-ci toutes ses faiblesses ; et la funeste complaisance qu'on exige d'eux, ott se flatté de l'obtenir plus aisément de ceux qui ont quelques in^ térêts â soigner, que d'hommes pour qui le devoir est tdutj et que leur caractère public élève au-dessus de ce genre d'influence. Cette cause de discrédit est trop honorable pour être désçivouée ; mais elle doit être surmontée, ainsi que tous les embarras passagers contre lesquels nous luttons.

« La somme demandée par M. lé Ministre de Tinté*rieur doit rendre une partie des traitements fixes indé-

pendante du nombre variable des pensionnaires. Elle est loin de suffire pour acquitter la dette de l'État et assurer la prospérité des collèges royaux ; mais ce commencement de justice avertira les administrateurs et les professeurs qu'ils ne sont pas oubliés. Rassurés par ce souvenir du Roi et des Chambres^ ils attendront avec patience, avec confiance, les jours plus heureux où il vous sera permis de replacer les grands établissements de l'instruction sur des bases plus larges et plus solides, et d'élever l'instruction elle-même au rang qu'elle doit occuper dans l'État.

« Je vote pour l'article proposé par la commission. »

La session fut terminée le 26 mars 1817. Le ministère avait eu constamment la majorité. Le parti libéral et modéré, à qui il la devait, avait vécu en bonne intelligence avec lui. Les projets de lois les plus importants avaient été concertés d*avance avec les hommes les plus distingués et les plus influents des deux Chambres. Mais quelle que fût la confiance qu'ils accordassent sincèrement aux ministres et surtout à M. Decazes, ils conservaient un caractère d'indépendance, et Ton pouvait prévoir qu'il se présenterait telle question où ils ne feraient pas le sacrifice d'une opinion absolue, et telle occasion où ils seraient peu complaisants pour les moyens termes et les transactions que conseille parfois Tesprit de gouvernement. M. Royer était plus qu'un autre dans cette disposition. Il ne voulait ni être ni paraître dans des rapports de soumission avec les ministres.

Comme président de la commission de Tinstruction

publique, il avait à présider chaque année la séance où sont distribués les prix aux élèves des collèges de Paris. Le discours qu'il devait prbnoncer était fort attendu. On savait d'avance que, dans un langage grave et accentué, il exprimerait ses pensées et ses o^jinions morales et politiques.

« Messieurs,

(c Les malheurs publics s'éloignent, elles études se raniment et réparent leurs pertes. Les travaux que cette solennité couronne offrent à la Commission royale de rinstruction publique un juste motif de louer Tapplication des Élèves, d'honorer le zèle et la persévérance des Maîtres.

« En même temps que les études fleurissent, les saines doctrines, ramenées dans Tinstruction qu'elles vivifient, pénètrent insensiblement dans les cœurs; la discipline reprend son empire; robéissance, qui en est Tàme, devient une habitude qui sera elle-même le principe de l'ordre. Précieuse alliance de l'éducation et de rinstruction^ hors de laquelle celle-ci ne serait qu'un instrument de ruine I Les mœurs naissent de l'éducation; l'éducation seule les crée et les perpétue, parce que seule elle enseigne véritablement le devoir en le réduisant en pratique. Sur cet enseignement sublime reposent et Tautorité de la religion, et la stabilité des gouvernements, et la paix des États.

« Les lois qui président à l'éducation sont invariables

comme le but qu'elle se propose ; mais pour atteindre ce

'but avec crtitude, la prudence l'avertit de consulter les

temps, d'obéir au progrès des choses, de participer aux

lumières dont s'enrichit la société. Doit-elle répondre

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tout à coup à un état nouveau du monde ? Pour d'autres lois, d'autres mœurs, d'autres d^ingers, elle se hht^ de fortiperles esprits et les hxn^s- Ce qui conyeu^it ^nparftvçiiit jie suffit plus ; l'imitation opiniâtre du passé tromperait l'espérance de diriger l'avenir : l'avenir est tout entier dans le présent.

« En confiant cette génération, l'espoir de son règ^Q, à la fidélité du Corps enseignant, Sa Majesté a imposé à celui-ci le devoir de préparer au moios l'accord si nécessaire de l'éducation et de l'instruction avec les besoins de notre âge et les destinées nouvelles de la France. Le Corps enseignant connaît Timportanee ^e cette tâche; il la poursuit à travers les difficultés et les contradictions inséparables des circonstances pénibles ai^xquelles il est soumis. L'adversité lui a donné ses leçons; il les a mises à profit. Des privations douloureuses lui ont été imposées par le malheurs des temps; il les a supportées avec dignité. Éprouvé, mais non découragé par une longue attapte, il aspire aujourd'hui à l'adoption solennelle qqi semble lui être promise. Plus éclairée, elle sera plus honorable et plus efficace. Non, il n'est plus permis de le craindre; la France secourue par son Roi, ne verra point l'instruction publique se rétrécir ou s'abaisser; la capacité ne sera point méprisée, le dévouement méconao» les services payés de l'oubli.

a Jeunes Français, la stabilité du Corps enseignant» d'où dépend le succès de ses efforts, sera un nouveau bienfait du prince envers vous ; vous en recueillerez les premiers fruits; vous acquitterez les premiers le tribut de la reconnaissance publique . Maintenant la grande scène du passé se découvre ^ vos yeux ; les siècles et les événements s'écoulent devant vous, et les peuples désar busés vous racontent leur histoire; toute l'expérience da genre humain se rassemble, se presse dans le cercle de

VOS études. Plus vous la méditerez, cette expérience, plus vous apprendrez à chérir le pays où vous vivez, les institutions à Tombre desquelles vous croissez, le gouvernement du Souverain que la bonté du Ciel a ramené au milieu de vous. Quelle autorité plus douce, plus éclairée, plus bienfaisante ? quelles institutions plus grandes, plus généreuses? quelle patrie plus honorable? Âimez*)a donc, cette noble patrie, dont le» revers attestent encore la gloire ; aimez ces institutions qui voua appellent tous à la servir; aimejs le Prince magnanime qui vous les a données, à vous surtout, dont la vie commence avec elles, et qui les posséderez sans souvenirs. Aimez cette race auguste qui a protégé vos pères durant tant de siècles ; qui les a tirés de la barbarie, et les a rendus à la vie civile et aux libertés qu'ils avaient perdues, Qu'elle règne à jamais, non comme la ville éternelle, pour ravager au loin la terre; mais pour élever la nation qu'elle gouverne au comble de la prospérité, 4e la gloire^ et du bonheur. )}

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