On commence à employer ce mot dans le sens moderne
3. Crochet attaché à la ceinture des femmes pour suspendre les clefs.
i. Chandeliers à deux branches.
Jouannières, blanchisseur au Fresne, a une aiguière, deux flambeaux, 10 couverts. 6 autres armoriés, une cuiller potagère, une écuelle, une tasse, 3 gobelets, 2 salières, des mouchettes, un bénitier d'argent 1743 : Ducliemin du Tertre, négociant, un pot à l'eau, une aiguière, 2 flambeaux, 3 salières, une gondole, 16 couverts, ce qui, avec une tabatière, un cachet, un sitllet et des boucles, vaut 1 .448 livres (1755) ; Marguerite Renusson, veuve du riche négociant Etienne Périer de la Girardière, possède en 1757 cette nombreuse argenterie : 33 cuillers et 33 fourchettes, 2 cuillers à potage, 2 cuillers a ragoût, 2 grandes fourchettes, S compotiers, une écuelle, une aiguière, 4 gondoles, 5 gobelets, une salière, .3 poivrières, 2 cuillers à olives, 12 cuillers à café, 6 flambeaux à 2 bobèches, mouchette et porte-mouchette , un bénitier, une paire de boucles, valant ensemble 3.609 livres tournois à raison de 46 livres 18 sols le marc. En 1771, à la mort de Louise Rousseau, veuve de Joseph Matagrin. négociant, on inscrit à l'inventaire un huilier d'argent estimé 168 livres tournois, une cafetière, une écuelle, un gobelet, 2 coquetiers, 2 cuillers a sucre, 12 cuillers, 12 fourchettes. 12 cuillers a café, une cuiller potagère, 4 cuillers à ragoût, 2 chandeliers, le tout d'argent, et \ flambeaux d'argent hache.
A côté de ces notables, d'autres lavallois de moindre rang et de moindre fortune possèdent quelques pièces d'argenterie. Un maître fourbisseur d'épées a six gobelets, deux tasses, une tabatière d'argent (1747 ; un tondeur d'étoffes, deux gobelets et une gondole 1757 ; un chirurgien dentiste, sept couverts, une cuiller potagère, une écuelle, une tasse à deux anses, une gondole, deux chandeliers, une tabatière, et, ce qui est tout professionnel. « trois petits instruments pour les dents a I 776 .
Ainsi, telle qu'elle est relevée par les inventaires, l'argenterie lavalloise se compose tout d'abord et continue à se fournir d'un nombre plus ou moins grand de ces
pièces qui faisaient jadis l'ornement des tables, depuis le gobelet d'argent, conservé religieusement par le petit patron qui le tient de son père, jusqu'aux huiliers, sucriers, flambeaux d'argent de la bourgeoisie arrivée. 3* I a i s à part quelques bassins et plats creux, on ne trouve pas de vaisselle chez le commun des bourgeois de Laval ; il faut pénétrer chez les opulents Cazet pour y compter jusqu'à deux douzaines d'assiettes d'argent l ; un dicton populaire, il est vrai, les égalait à la famille royale 2. Cette argenterie qui se conservait dans les familles, ou restait encore à Laval où elle passait aux enchères des ventes publiques, pouvait être pour une bonne partie fabriquée par les orfèvres lavallois. Ceux-ci, que la façon du chef-d'œuvre et l'examen de leurs pairs avaient élevés au rang de maîtres, possédaient réellement le savoir et l'expérience de leur profession, et de vieux comptes, si l'on en rencontrait, porteraient sans doute la mention de plus d'une œuvre sortie de leurs mains3. D'autres fois on s'adressait aux orfèvres parisiens par l'intermédiaire des lavallois que leurs affaires appelaient à Paris : la maison
1. En 1664, Jeanne Cazet, femme de Lefebvre du Rosay, receveur des tailles, laisse en mourant pour 2.450 livres tournois d'argenterie, comprenant : 24 assiettes, 2 porte-assiettes, 4 mazarines, 2 petits chandeliers à patte carrée, etc. : même nombre d'assiettes chez Marguerite Cazet, morte en 1705, veuve de Jean de Reclesne, sieur de Martillac. avec 18 couverts, \ (lambeaux, un bénitier, etc. : 18 assiettes chez Marie Cazet, veuve de Jean Delaporte, sieur du Manoir, avec 2 saucières, un bougeoir, 2 mouchettes, etc.. argenterie estimée 2.745 livres tournois par l'orfèvre Jean Langlois.